<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732</id><updated>2011-10-23T21:35:13.370Z</updated><category term='élève'/><category term='Casablanca'/><category term='partage'/><category term='idéal'/><category term='Nom'/><category term='discours'/><category term='Visa'/><category term='université'/><category term='fonction publique'/><category term='culture'/><category term='religion'/><category term='Formation Etudes Etudiants Argent'/><category term='modèle'/><category term='France'/><category term='Doctorat français'/><category term='Consulat'/><category term='Professeur'/><category term='nouvelle; fiction'/><category term='Les Echos quotidien'/><title type='text'>Mgharfaoui</title><subtitle type='html'>Khalil Mgharfaoui
خليل امغرفاوي</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>29</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-8080759003983283417</id><published>2011-10-04T19:13:00.000Z</published><updated>2011-10-04T21:49:00.578Z</updated><title type='text'>Egoïsme !</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-qlMEPup4xy8/Totay84LHRI/AAAAAAAADc8/2BHbQopN7Ws/s1600/egoisme.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="148" src="http://4.bp.blogspot.com/-qlMEPup4xy8/Totay84LHRI/AAAAAAAADc8/2BHbQopN7Ws/s320/egoisme.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Je lisais le journal en  prenant le café dans un endroit agréable. L'article parlait de l'avenir incertain de la planète. Je jetai un coup d'œil dehors. De l'autre côté de la vitre, des fleurs aux couleurs éclatantes se moquaient bien de l'ardeur du soleil et baignaient dans les éclaboussures de gouttelettes d'eau généreusement dispensées par un arroseur rotatif. A l'intérieur de la salle, un climatiseur répandait discrètement une douce fraîcheur. Tout en dégustant mon café, j'étais en train de découvrir, avec une sorte de sérénité inadmissible, que le monde allait mal. L'article promettait l'apocalypse avant la fin de ce siècle. Ce funeste présage m'amusait un peu car quand j'ai fait mes calculs, en m'accordant la plus généreuse des espérances de vie,  j'ai trouvé que la catastrophe se produirait quand je ne serais plus là. Au fond de moi je jubilais comme un gosse qui a échappé à une punition bien mérité.Je me suis alors rappelé l'histoire de ce vieux qui plantait des palmiers. Un jeune homme, intrigué par tant d'exaltation du vieil homme, lui demanda s'il était conscient, vu son âge avancé, qu'il ne goûterait probablement pas aux fruits de ses arbres. Le vieil homme répondit qu'il a durant sa longue vie mangé beaucoup de dattes parce que ses parents et ses grands parents avaient planté des palmiers. Il voulait faire la même chose pour ses enfants. Qu'avons-nous préparer pour nos enfants?Aujourd'hui on parle avec beaucoup de décontraction de la dette publique. Elle représente 329,2 milliards de DH, soit presque 49% du PIB (2008). C'est vrai que c'est surtout une dette interne. Mais on oublie vite que la dette publique pose un problème moral avant qu'il ne soit économique ou comptable. Notre génération est en train de vivre au dépend de celles qui vont venir. Elles se passeront des dattes!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Publié dans Les Echos quotidien le 2 février 2010)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-8080759003983283417?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/8080759003983283417/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=8080759003983283417' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/8080759003983283417'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/8080759003983283417'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2011/10/egoisme.html' title='Egoïsme !'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-qlMEPup4xy8/Totay84LHRI/AAAAAAAADc8/2BHbQopN7Ws/s72-c/egoisme.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-2210178594808104246</id><published>2011-09-14T20:21:00.002Z</published><updated>2011-09-14T20:22:42.004Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='culture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='religion'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='partage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les Echos quotidien'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nom'/><title type='text'>La bataille des noms</title><content type='html'>Octroyer un nom c'est donner vie à la chose nommée. C'est tellement vrai que la langue a jugé utile d'user d'euphémismes pour atténuer des réalités brutales. &lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-bDLpYFn4_Ok/TnELvZfaD9I/AAAAAAAADZQ/m9ssudfC_FU/s1600/666%2BAllah.JPG" imageanchor="1" style="clear:left; float:left;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="200" width="200" src="http://3.bp.blogspot.com/-bDLpYFn4_Ok/TnELvZfaD9I/AAAAAAAADZQ/m9ssudfC_FU/s320/666%2BAllah.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;On parlera ainsi de « personnes âgées » pour ne pas faire violence aux « vieux » ou de « pays en voie de développement » pour flatter des pays « sous développés ». Dans le monde des affaires, le succès d'une marque est souvent associé à son nom. Les plus malintentionnés des concurrents ne manquent d'ailleurs pas de chaparder le nom quand ils veulent le succès de la marque à moindre frais. Tout le monde se rappelle de la dispute entre Wana et Meditel quand le premier a eu l'ingénieuse idée de nommer un de ses produits « Wanajahiz ». L'affaire s'était conclue à l'amiable. Une autre bataille est toujours devant les tribunaux pour désigner le père légitime de la marque Luigi. L'actualité des dernières semaines nous a rappelé qu'il n'y a pas que le monde des affaires qui s'offusque quand on dérobe un nom. Ainsi les jeux de la solidarité islamique, prévus en avril 2010 en Iran, ont été annulés en raison d'un désaccord sur le véritable nom du golfe qui séparent l'Iran et l'Arabie. Alors que du côté iranien on l'appelle « Golfe persique », il est estampillé « Golfe arabique » sur toutes les cartes arabes.  L'Arabie Saoudite a refusé que les médailles, que ses athlètes risquent de remporter, portent la mention « Golfe Persique ». Bel exemple de solidarité! Pas loin de là, un autre différent linguistique oppose les musulmans et les catholiques de la Malaisie. Bien que Dieu possède une multitude de noms, les musulmans de la Malaisie refusent d'en partager un, certainement le plus important, avec leurs concitoyens chrétiens. A première vue, les musulmans auraient toutes les raisons de se réjouir de voir le nom d'Allah cité jusqu'au sein des églises. Mais il faut croire que quand on aime on ne partage pas!&lt;i&gt;[Chronique publiée dans les échos quotidien le 26 janvier 2010]&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-2210178594808104246?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/2210178594808104246/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=2210178594808104246' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/2210178594808104246'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/2210178594808104246'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2011/09/la-bataille-des-noms.html' title='La bataille des noms'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-bDLpYFn4_Ok/TnELvZfaD9I/AAAAAAAADZQ/m9ssudfC_FU/s72-c/666%2BAllah.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-2380729199401359277</id><published>2011-09-07T21:45:00.000Z</published><updated>2011-09-09T16:36:16.643Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='modèle'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='élève'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='discours'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='idéal'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Professeur'/><title type='text'>L'élève comme modèle.</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-5DJFxWYuZ9w/Tmflxgg0wgI/AAAAAAAADZA/Rrp2GwxwtnE/s1600/prof_colere.png" imageanchor="1" style="clear:left; float:left;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="182" width="172" src="http://4.bp.blogspot.com/-5DJFxWYuZ9w/Tmflxgg0wgI/AAAAAAAADZA/Rrp2GwxwtnE/s320/prof_colere.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;J'ai longtemps cherché une place en retrait sur la terrasse du café avant de m'asseoir. Trouver une place adéquate dans un café relève pour moi d'une mission presque scientifique. Je commence toujours par étudier le lieu pour trouver la place la moins intéressante. C'est souvent une table dans un espace étriqué qui n'offre aucun intérêt du point de vue du champ visuel. Là, je serais tranquille. Mais il faut encore que je fasse attention à l'orientation du vent, car tout ce manège s'explique par l'horreur que me procure la fumée de la cigarette. J'ai parfois l'impression d'être le dernier non fumeur de Casablanca. J'ai donc sacrifié encore une fois mon confort pour dénicher ce lieu précieux où ni les fumeurs ni la fumée de leurs cigarettes ne viendront troubler ma paisible lecture. Mon bonheur n'a duré que quelques minutes, le temps qu'un jeune homme mal réveillé vienne se jeter littéralement dans une chaise à ma droite manquant de peu de renverser la table. C'était probablement son état de semi sommeil qui expliquait le peu d'intérêt qu'il accordait au choix de sa place. J'ai bien entendu abandonner ma lecture pour chercher à quelques indices s'il s'agissait d'un fumeur ou pas. Pas de paquet de cigarettes en vue. Bon signe. J'ai replongé dans ma lecture sans le quitter réellement des yeux. Le voilà en train de tâter ses poches. J'ai suspendu ma lecture et ma respiration le temps qu'il sorte de sa poche son portable. Il le posa sur la table et je revins rasséréné à ma lecture. Le garçon est venu prendre la commande. Le jeune homme demanda un café noir "très serré". Très mauvaise nouvelle. Mes craintes furent tout de suite confirmées. Au garçon qui s'en allait, le jeune lança « ramène deux cigarettes avec toi». Maudite soit la vente au détail des cigarettes. Peu importe, je ne pouvais plus changer de place. Tout à l'heure il prendra son café accompagné de bouffées de cigarette pour extirper son esprit de l'apathie où l'avait plongé une trop longue nuit de sommeil. Il me faudra alors respirer au rythme de ses expirations. Quand il inspira profondément pour attirer la fumée dans ses poumons, les miens en profiteront pour faire  le plein d'air frais. Dès qu'il expirera et que le vent entraînera infailliblement sa fumée de mon côté,  je cesserai de respirer. Ma fortune ne durera que le temps que peut durer mon apnée. Pas très longtemps en réalité ou pas assez pour ne pas inhaler quand même une bonne bouffée de cette satanée fumée déjà consommée par mon voisin. J'étais dans cette souffrance lorsqu'un monsieur d'un âge respectable vint s'attabler à ma gauche. Me voilà cerné. Le monsieur avait l'air bien plus réveillé que le jeune. J'étais étonné de voir le garçon de café passer à côte de ce nouveau client sans s'enquérir de ce qu'il voulait consommer. C'était certainement un habitué du café et le garçon savait ce qu'il prenait. Plusieurs minutes passèrent. Notre jeune finit sa première cigarette et prit le temps de respirer un peu d'air propre avant d'en allumer une autre. Mon voisin de gauche n'avait toujours ni café, ni cigarette ni même une lecture quelconque. On dirait qu'il attendait quelqu'un. Quelques minutes après justement un monsieur de la même génération portant un costume usé le rejoignit. J'étais étonné par leur discussion laconique. A peine échangeaient-ils quelques phrases. Celles qui réussirent à parvenir à mes oreilles me firent comprendre qu'il s'agissait de deux professeurs. Ils déploraient la dégradation du niveau des études comme le font tous les professeurs nostalgiques. Les élèves n'avaient plus rien à voir avec ceux qu'ils avaient connus dans leur jeunesse. Leur discours me fit sourire, car j'avais un professeur qui déjà à notre époque trouvait que les études d'avant étaient meilleures. J'allais leur faire part de mon point de vue lorsqu'un jeune s'approcha d'eux en les saluant avec beaucoup de déférence. L'un des deux professeurs l'invita à s'asseoir, ce qu'il fit en gardant une distance respectable. Le professeur lui demanda de s'approcher plus. Ce qu'il fit un peu gêné. "Vous me connaissez?" demanda alors le professeur à son "invité". J'étais étonné par cette question. Le jeune s'empressa de répondre avec une petite voix,  "Oui, Monsieur, vous étiez mon prof au collège" avant d'ajouter "J'en garde un bon souvenir". Visiblement ravi par cette réponse, le professeur commença un long discours où j'ai cru déceler beaucoup de reproches. Le jeune garçon, semble-t-il, s'était bagarré le matin même avec le gardien du collège. Ce dernier refusait de le laisser entrer dans l'établissement. Très vite la dispute se transforma en empoignade accompagnée de l'habituelle flopée d'injures. Le discours du professeur était sentencieux. Il reprochait au jeune son emportement et ses propos peu courtois vis-à-vis d'un adulte. Ce discours avait le charme des leçons de morale d'antan. Celles qui vous rappellent que quelque que soit votre bonne volonté, votre comportement pourrait toujours être meilleur. Il faut être tolérant, respectueux, généreux. disait le prof comme s'il brossait le portrait d'un saint homme. Ces comportements représentaient le modèle auquel on doit tous aspirer sans jamais espérer l'atteindre. Je me suis rappelé les discours de mes professeurs quand j'étais au collège. Nous les idéalisions parce que nous pensions que leurs comportements se conformaient nécessairement à leur discours. Ils étaient des dieux de vertus, l'incarnation des modèles qu'on devait essayer de réaliser tout au long de notre vie. Je me suis dit que nos jeunes aujourd'hui doivent manquer affreusement de ces discours sentencieux, absolus et peut-être même irréels. Ils n'ont plus que de vieux professeurs qui parlent comme eux, qui ont peur de ne pas ressembler à leurs élèves, qui reproduisent ridiculement les discours jeunes parce qu'ils ont peur qu'on les prennent pour ce qu'ils sont réellement : des vieux qui singent des jeunes. Ils ont sacrifié la profondeur et la richesse à une réalité qui n'est plus la leur. C'est le professeur qui s'inspire aujourd'hui de l'élève et non l'inverse. J'avais presque oublié notre fumeur de droite. Je me suis dirigé vers le professeur et je l'ai salué chaleureusement comme si son discours m'était adressé. «  Merci Oustade ». Avant qu'il ne puisse transformer son étonnement en question j'étais déjà loin.  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-2380729199401359277?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/2380729199401359277/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=2380729199401359277' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/2380729199401359277'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/2380729199401359277'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2011/09/leleve-comme-modele.html' title='L&apos;élève comme modèle.'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-5DJFxWYuZ9w/Tmflxgg0wgI/AAAAAAAADZA/Rrp2GwxwtnE/s72-c/prof_colere.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-6470833341637324814</id><published>2011-06-05T22:26:00.001+01:00</published><updated>2011-06-05T22:28:10.580+01:00</updated><title type='text'>Leçon de Com'</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-HPZZlKzL4yk/Tev01dYeuJI/AAAAAAAADV4/7o2GzpEv3EU/s1600/com.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-HPZZlKzL4yk/Tev01dYeuJI/AAAAAAAADV4/7o2GzpEv3EU/s320/com.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614850559705004178" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que signifie être efficace en communication ?  La réponse à cette question peut se révéler aux antipodes des considérations théoriques.  Lors d’un séminaire, j’ai demandé aux participants de prendre la parole devant  une assemblée fictive (et pour corser l’exercice,  cette assemblée n’était constituée que de « directeurs »). Les candidats devaient, à tour de rôle, rendre compte d’un cas problématique de communication en  milieu professionnel.  Plusieurs interventions m’ont permis, généreusement, d’évoquer quelques problèmes connus de prise de parole en public.  Mon rôle était accompli. Puis vint le tour de la personne la plus effacée du groupe. L'homme avait la cinquantaine largement entamée, chétif, barbe blanche,  portant une casquette de rappeur comme pour marquer une sorte "d'atypisme" fièrement revendiqué. Il donnait l’impression d'être égaré. Comme s'il s'était trompé de groupe mais préférait rester dans l’erreur que de demander son chemin.  Il se mit debout  et je voyais déjà aux regards échangés entre ses collègues que cette présentation n’allait pas être banale. Les mains jointes devant lui, le regard accroché au loin comme s’il cherchait la meilleure façon de commencer son discours, il resta silencieux un petit moment. Cette attente, qui n’a durée que quelques secondes, nous semblait une éternité et  amena une attention accrue de la part de l’assistance. Puis le monsieur parla. Les premiers mots proférés avaient sur nous l’effet d’une brise friche qui vous fouette le visage un jour d'été. Ses mots nous ramenèrent à une réalité toujours là mais oubliée. Le monsieur avait parlé en arabe. Cela peut paraître excessif, mais après quelques jours de formation en français nous avions acquis la certitude que le champ du « savoir » ne pouvait être « légitimement » que francophone. En fait, personne ne s'était jamais posé la question. Et pourquoi ne parlerions-nous pas en arabe ? Peut-être parce qu’on le maîtrise moins bien (admirez cet euphémisme).  Non seulement la personne que nous avions devant nous avait résolu le problème, peut-être par manque de maîtrise du français, mais elle avait choisi la variante dialectale de l’arabe et l’avait, en plus,  agrémentée d’une manière particulière de narrer. Car il s’agissait bien d’une narration. Tel un conteur sur une place publique, le monsieur commença par le rituel « il était une fois une société tranquille. Elle pensait être à l’abri des problèmes. Mais voilà qu’un jour, telle une bête monstrueuse sortie de nulle part,  une plainte est déposée contre cette société. Qui pensez-vous, messieurs, qui l’a déposée ? Eh bien c’est un ancien employé qui a été chassé par le patron de la société. Et que pensez-vous que les dirigeants aient fait ? Eh bien rien. Ils dormaient, rigolaient...C’est alors que la police, puis les journalistes arrivèrent…. » Et l’histoire continuait pendant une vingtaine de minutes sans qu’on ait entendu le moindre toussotement, le moindre éclaircissement de la gorge. Personnes ne s’était penché pour chuchoter quelques remarques dans l’oreille de son voisin. Le silence parfait.  Comme par respect pour cette expression simple, venue presque d’un autre monde. J’ai décelé sur quelques visages des sourires que j’ai assimilés sans peine à des sourires d’enfants charmés et non d’adultes narquois. Sans prétention aucune, avec des mots simples, spontanés, dans une langue si proche qu’on avait oublié un moment que ce monsieur avait violé quelques règles tacites sur le mode et le code des communications dites professionnelles. Il nous avait rappelé à l’efficacité des choses authentiques.  Charmé, j’ai renoncé à lui faire un discours sentencieux et didactique sur la langue du « discours ». J’aurais été ridicule si je l’avais fait. J’avais peut-être failli à ma mission mais je n’étais plus qu’un enfant qui se délectait d’une banale histoire racontée avec beaucoup d’art.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[m] magazine n°1 juillet 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-6470833341637324814?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/6470833341637324814/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=6470833341637324814' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/6470833341637324814'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/6470833341637324814'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2011/06/lecon-de-com.html' title='Leçon de Com&apos;'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-HPZZlKzL4yk/Tev01dYeuJI/AAAAAAAADV4/7o2GzpEv3EU/s72-c/com.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-8167811064367802765</id><published>2011-05-29T14:15:00.004+01:00</published><updated>2011-05-29T14:25:39.586+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='fonction publique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='université'/><title type='text'>Le prof et le promoteur</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-cCuiY4l5VpA/TeJIbcC8I4I/AAAAAAAADVU/_6Go2sLcrn4/s1600/prof.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 191px; height: 263px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-cCuiY4l5VpA/TeJIbcC8I4I/AAAAAAAADVU/_6Go2sLcrn4/s320/prof.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5612127721879249794" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j'ai rejoint pour la première fois mon poste d'enseignant à l'université de Marrakech, je n'avais pour richesse que la joie d'être dans un métier pour lequel j'avais beaucoup d'admiration. Cette richesse symbolique compensait un peu mon indigence réelle. N'ayant pas encore touché mon salaire, je me contentais du bonheur d'être à la même place que mes chers et remarquables professeurs. L'administration de la faculté avait d'ailleurs tenu à prolonger mon bonheur ascétique. Elle avait oublié d'envoyer mon dossier à l'administration centrale de sorte que j'ai travaillé une année entière sans jamais être payé. On ne peut pas trouver meilleur exemple pour illustrer l'abnégation professionnelle. Bien entendu, j'ai pensé, devant la lenteur de l'administration, renoncer au bonheur d'être professeur pour rejoindre un métier plus prosaïque mais avec un salaire à la fin du mois. Des collègues au fait des mystères de l'administration publique m'ont déconseillé de faire preuve de tant de susceptibilité. Ils m'ont fait comprendre que cette injustice était le tribut à payer pour être dans une fonction « merveilleuse ». Être professeur universitaire est réellement merveilleux, mais je ne saurais jamais dans quel sens mes collègues l'entendaient. &lt;br /&gt;Une personne de mon entourage, qui n'avait jamais réussi son bac, me posa un jour une question délicate. Voyant que malgré mon diplôme et mon « prestigieux » travail je ne disposais toujours pas de voiture, elle s'enquit de mon salaire. Quand je lui ai donné le montant, un sourire radieux illumina son visage comme si elle venait d'obtenir enfin son bac. Elle avait trouvé dans les affaires immobilières de son père une consolation généreuse à son échec scolaire et savait maintenant qu'elle n'avait pas raté sa vie en arrêtant ses études.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-8167811064367802765?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/8167811064367802765/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=8167811064367802765' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/8167811064367802765'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/8167811064367802765'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2011/05/le-prof-et-le-promoteur.html' title='Le prof et le promoteur'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-cCuiY4l5VpA/TeJIbcC8I4I/AAAAAAAADVU/_6Go2sLcrn4/s72-c/prof.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-7407426926491298236</id><published>2011-05-23T21:23:00.002+01:00</published><updated>2011-05-23T21:30:17.170+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Formation Etudes Etudiants Argent'/><title type='text'>Formation humaine</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-vN_FfVYLt_w/TdrDIfLDCtI/AAAAAAAADVM/hybXIJBVeLI/s1600/1526805776.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-vN_FfVYLt_w/TdrDIfLDCtI/AAAAAAAADVM/hybXIJBVeLI/s320/1526805776.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5610010836417579730" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour de jeunes étudiants qui rêvent du monde de l'entreprise ou de la finance, les matières d'ouverture sont par définition des moments de récréation. C'est pendant les cours de langues ou de culture générale qu'ils vont essayer de terminer les devoirs des matières « vraiment » importantes. A quoi bon s'initier à la sociologie ou à l'art quand on veut devenir manager ou comptable? Je me plais à répéter aux étudiants que cela sert à garder notre humanité! Quand je leur explique que nous sommes des êtres sociaux et qu'on doit tenir compte des valeurs humaines, ils me regardent avec compassion. Je me projette parfois dans le futur pour voir ces étudiants dans la vie professionnelle. Je découvre alors le cadre administratif qui me vendra un service en principe gratuit, ou le comptable qui me montera comment frauder le fisc ou la CNSS. Je vois aussi ce monsieur dans sa grosse cylindrée jeter par la fenêtre son paquet de cigarettes avant de brûler le feu rouge. A sa manière il est efficace. Il a débarrassé sa voiture des saletés et il n'a pas perdu son temps à attendre le feu vert. &lt;br /&gt;Dans une réunion entre amis, un jeune médecin nous expliqua que tous ses patients passaient obligatoirement une radio facturée 250 dh. « Est-ce nécessaire? » lui ai-je demandé. Il m'affirma,  amusé par tant de naïveté: « Bien sûr que non! ». Son air décontracté me choqua plus que tout autre chose. Il n'éprouvait manifestement aucune gêne à avouer qu'il volait ses patients. Quand j'ai essayé de comprendre les motifs de son action, il me regarda avec étonnement. « Je dois bien amortir ma machine, non? » me dit-il un peu agacé. Ce médecin efficace avait bien assimilé son cours de gestion. Les cours sur la mission humaine de la médecine étaient probablement ses moments de détente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publier dans Les Echos quotidien du 9 février 2010&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-7407426926491298236?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/7407426926491298236/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=7407426926491298236' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/7407426926491298236'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/7407426926491298236'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2011/05/formation-humaine.html' title='Formation humaine'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-vN_FfVYLt_w/TdrDIfLDCtI/AAAAAAAADVM/hybXIJBVeLI/s72-c/1526805776.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-9175978966075211597</id><published>2011-05-15T20:29:00.005+01:00</published><updated>2011-05-20T09:20:08.687+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Consulat'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='France'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Visa'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Casablanca'/><title type='text'>Le juste prix</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-x_HAF5pCrU0/TdAqrqegZdI/AAAAAAAADVE/xQMdAG2Hxc0/s1600/DRAPEAU%2BFRANcAIS%2B1.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 212px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-x_HAF5pCrU0/TdAqrqegZdI/AAAAAAAADVE/xQMdAG2Hxc0/s320/DRAPEAU%2BFRANcAIS%2B1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607028465701250514" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le calvaire du rendez-vous pour un visa!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Bienvenue au service de réservation du consulat de France à Casablanca. Veuillez patienter. Votre appel sera pris en charge rapidement... ». Un silence de quelques secondes, puis une voix vous traduit le message en arabe. Puis encore la version française... suivi de l'arabe.... Les minutes s'égrainent et au bout de six minutes d'attente, je me décide à raccrocher. Je n'avais pas perdu 6 ridicules minutes de mon temps mais également 60 précieux dirhams qui sont tombés dans la caisse d'un Centre d'appels. En y réfléchissant un peu, un remord s'est saisi de moi. Peut-être avais-je fait preuve d'impatience. J'avais peut-être raccroché trop vite. Qui sait ? Peut-être que le Centre d'appels avait mis la barre de sa rentabilité au delà des six minutes. Peut-être que la morale leur impose de ne pas dépasser ce seuil indécent. J'attends par précaution 5 mn et je recompose le 4949. Sept minutes plus tard on me répond. Sept minutes, c'est long dans la vie d'un citoyen qui doit absolument prendre un visa pour se rendre à une manifestation scientifique dans le pays de Descartes. L'opératrice me remercie d'avoir patienté. J'ai comme l'impression que c'est le même remerciement que m'adresserait un marchand quand il sait qu'il a fait une bonne affaire avec moi. A moins que ce ne soit comptabilisé aussi dans  les précieuses secondes à soutirer aux clients que nous sommes. Elle ne semblait d'ailleurs pas trop pressée. Elle commence par me demander si c'était bien pour le visa que j'appelais. C'était bien entendu l'unique service inscrit à ce numéro, mais ne sait-on jamais ? Peut-être que quelques citoyens distraits s'amuseraient à perturber la machine en appelant à 10 dh /mn pour passer le temps. La voilà maintenant assurée que je suis le bon client. Sept minutes sont déjà passées. Elle me demande une autre information primordiale. Est-ce que j'habite bien Casablanca ? Oui. Je comprends sa question, puisque le 4949 ne peut être appelé que d'un portable. Ils ont eut certainement pitié des entreprises qui allaient forcément payer la note si les gens pouvaient appeler d'un fixe. J'aurais aimé qu'ils aient la même bienveillance pour tout le monde. L'opératrice me fournit alors l'information qui m'intéresse au premier chef. Plus de rendez-vous pour le mois de mai. Je me demande comment ils ont réussi à épuiser le stock des rendez-vous étant donné que j'appelle  depuis  quatre jours et à chaque fois on me répond que le système n'est pas encore opérationnel. Il est heureux que le 4949 à 10 dh/mn, lui,  ne tombe jamais en panne ! J'ai ravalé ma colère et je me suis montré le plus docile possible devant cette nouvelle machine infernale. C'est ok pour juin. Une fois que l'opératrice s'était assurée que j'appelais pour le visa, que j'habitais Casablanca et qu'en plus j'étais disposé à prendre le rendez-vous pour un mois plus tard, elle me dit de rappeler dans 3 heures parce que le système est bloqué. Quand je lui ai demandé des assurances que dans trois heures le système serait opérationnel, elle a trouvé ma demande saugrenue. Personne ne peut assurer cela. Pourquoi alors ne pas être honnête et débrancher le téléphone pour que les citoyens comprennent « gratuitement » que le système ne marche pas au lieu de payer cette information 150 dhs ? Avant qu'elle ne me réponde, j'avais compris l'absurdité de ma question. Le sens même de cette absurdité vient justement des 150 dh par appel. Personne n'est assez stupide pour se priver d'une telle manne. La dame me dit, quand j'ai commencé à crier mes arguments, qu'elle se chargerait de transmettre mes doléances aux responsables. Je me suis calmé parce que j'avais compris qu'aucun responsable n'est suffisamment « moral » pour comprendre un argument aussi anti-commercial. Le consulat avait communiqué sur le nouveau système et l'avait présenté comme une solution au piratage que subissait la réservation par internet. Il parait qu'il y avait une mafia qui exploitait le filon. Au moins aujourd'hui nous pouvons mettre un nom sur cette nouvelle mafia. … Je vais aller tenter encore ma chance … peut-être que la chance me sourira... peu importe le prix !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-9175978966075211597?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/9175978966075211597/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=9175978966075211597' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/9175978966075211597'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/9175978966075211597'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2011/05/le-juste-prix.html' title='Le juste prix'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-x_HAF5pCrU0/TdAqrqegZdI/AAAAAAAADVE/xQMdAG2Hxc0/s72-c/DRAPEAU%2BFRANcAIS%2B1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-1535199843253729350</id><published>2010-11-27T08:46:00.003Z</published><updated>2010-11-27T08:52:09.210Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les Echos quotidien'/><title type='text'>Oublier pour vivre</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/TPDFy3uqm-I/AAAAAAAADUA/-UYPCm7NGHg/s1600/oublier.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 251px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/TPDFy3uqm-I/AAAAAAAADUA/-UYPCm7NGHg/s320/oublier.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5544148619036892130" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les américains, qui adorent jouer avec les symboles, ont installé à « Time Square » à New York une machine à broyer les mauvais souvenirs. Les New-yorkais étaient invités à y jeter leurs mauvaises expériences de 2009. Cette catharsis est souvent l'occasion d'étudier les frustrations collectives ou individuelles des gens pour l'année achevée. La fournée 2009 ne fut pas particulièrement passionnante. Ce ne sont certainement pas les problèmes qui ont manqué, mais l'arrivée de Barak Obama a dû jouer le rôle de soupape d'évacuation des frustrations cumulées durant l'ère Bush. Cette année, les américains ont jeté aux orties de banales lettres d'amour, des factures non réglées, des photos de personnes haïes... Rien à voir avec 2008, qui était un excellent cru politique pour les mauvais souvenirs. Il faut dire que l'administration Bush a bien travaillé dans ce sens. Il était normal qu'elle fasse les frais de la vindicte populaire.&lt;br /&gt;S'il nous était donné de disposer d'une machine similaire, qu'aurions-nous aimé oublier en 2010? Difficile de lister tous nos malheurs de 2009. Non qu'ils soient particulièrement nombreux, mais parce que nous disposons d'une formidable capacité à oublier... ou à pardonner. Certains diront que nous ne sommes tout simplement pas rancuniers. Nous oublions les promesses non tenues de nos politiques, les services publiques non rendus, les augmentations des tarifs non justifiées. Nous oublions l'état de nos routes après chaque précipitation et pardonnons les erreurs de diagnostics de nos médecins. Nous comprenons les aberrations de nos juges et les écarts de notre administration. C'est loin d'être une tare. Les psychologues affirment que l'oubli des souvenirs au fil du temps est une manière d'économiser notre mémoire pour d'autres activités. C'est aussi bon pour le moral, surtout quand les frustrations sont quotidiennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publié dans les Echos quotidien le 5 janvier 2010&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-1535199843253729350?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/1535199843253729350/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=1535199843253729350' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/1535199843253729350'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/1535199843253729350'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2010/11/oublier-pour-vivre.html' title='Oublier pour vivre'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/TPDFy3uqm-I/AAAAAAAADUA/-UYPCm7NGHg/s72-c/oublier.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-234949639172079771</id><published>2010-11-27T08:36:00.003Z</published><updated>2010-11-27T08:45:34.542Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les Echos quotidien'/><title type='text'>Quand l’espace devient plus humain !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/TPDD6CeG6JI/AAAAAAAADT4/jZh4ucycd_s/s1600/espace_humain.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/TPDD6CeG6JI/AAAAAAAADT4/jZh4ucycd_s/s320/espace_humain.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5544146543156062354" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes probablement le seul pays au monde qui met dans ses intersections en même temps des feux de circulation et un flic pour les surveiller. Cet étrange double emploi peut se comprendre comme le seul moyen de lutter contre le dédain que montrent nos compatriotes pour les feux tricolore. Ils ne les respectent que quand ils sont flanqués d’un policier. Mais nous trouvons le même dédoublement dans nombre d’administrations. Quand je vais régler mes factures d’électricité, il y a toujours une présence humaine qui s’interpose entre moi et la machine qui délivre un ticket d’attente. Je ne sais pour quelle raison le monsieur me toise en m’intimant l’ordre de déclarer les raisons de ma visite. Quand je lui réponds que c’est pour « régler la facture », il appuie, d’un geste plein de superbe, sur le bouton sous lequel on peut lire distinctement « règlement ». Le monsieur pousse parfois l’amabilité jusqu’à m’indiquer qu’il faut attendre jusqu’à ce que mon numéro apparaisse à l’écran. Est-ce le zèle d’un agent de sécurité qui s’ennuie et qui pense que tous les clients sont analphabètes ?  Où est-ce l’administration qui lui a donné l’ordre de ne pas laisser les clients manipuler à leur guise une si précieuse et miraculeuse machine ? Dans les deux cas cela dénote un manque de confiance dans l’homme. C’est pourquoi plusieurs administrations investissent dans la modernisation des locaux et des outils de travail et oublient d’investir dans l’homme. Nos gares deviennent de plus en plus modernes, les agences commerciales des opérateurs téléphoniques sont superbement décorées et merveilleusement équipées. Mais derrière le comptoir design, il y a toujours le même fonctionnaire qui vous considère comme le trublion qui perturbe sa quiétude.  On a vraiment l’impression que le peu d’humanité qu’il leur restait s’est dissoute… dans un espace devenu plus humain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;publié dans les Echos quotidien le 8 décembre 2009&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-234949639172079771?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/234949639172079771/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=234949639172079771' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/234949639172079771'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/234949639172079771'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2010/11/quand-lespace-devient-plus-humain.html' title='Quand l’espace devient plus humain !'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/TPDD6CeG6JI/AAAAAAAADT4/jZh4ucycd_s/s72-c/espace_humain.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-7211410760400165120</id><published>2007-08-07T21:02:00.001Z</published><updated>2009-12-06T21:48:47.858Z</updated><title type='text'>7- L'argument humain</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RrjipADGT_I/AAAAAAAABHM/FYdZmQqF8oI/s1600-h/compassion+caring.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RrjipADGT_I/AAAAAAAABHM/FYdZmQqF8oI/s320/compassion+caring.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5096072172385226738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;1- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/quatre-vingt-quatre-jours-de-grve-il-y.html"&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;2- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/largument-scientifique.html"&gt;&lt;strong&gt;L'argument scientifique&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt; &lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;3- &lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(51, 204, 0);" href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/largument-administratif.html"&gt;&lt;strong&gt;L’argument administratif&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;4- &lt;/span&gt;&lt;a style="font-weight: bold; color: rgb(51, 204, 0);" href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/03/largument-politique.html"&gt;L’argument politique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;5- &lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(51, 204, 0);" href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/03/les-mdias-et-le-mouvement.html"&gt;L'argument médiatique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;6- &lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(51, 204, 0);" href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/04/moyen-de-lutte.html"&gt;L'argument moyen de lutte&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;&lt;br /&gt;7- L'argument humain&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Un silence cristallin hantait les lieux. Ma femme et mes deux enfants posaient délicatement leurs pieds sur le sol de peur que quelque chose de fragile ne se casse. Tous les quatre, entraînés par un collègue, avancions dans un espace étroit entre le mur et des matelas de mousse sur lesquels étaient allongés des professeurs grévistes de la faim. La pénombre qui régnait dans ce lieu jetait comme un voile sur ces corps allongés. Elle contrastait avec la forte lumière de dehors et forçait nos pupilles à s'ouvrir largement pour capter le moindre rayons de lumière. Cette procession était lourde à supporter. Nous étions malgré nous des curieux, des "voyeuristes". Cette idée était pour moi  d'autant plus difficile à supporter que ces collègues luttaient pour mon droit. Je n'ai pas pu m'empêcher de me comparer à un général passant en revue ses troupes, leur demandant plus de patience et de persévérance. « Nous gagnerons la guerre.... que je ne mène pas... »&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il était étrange ce silence dans un lieu rempli de professeurs. Une population connue pour sa faconde et son amour pour le verbe et le discours. Emmitouflés dans de lourdes couvertures, certains étaient allongés sur leur côté et paraissaient dormir profondément. D'autres sur leur dos, mais il m'était presque impossible de savoir s'ils fermaient les yeux ou pas. Le camarade qui nous accompagnait, et qui a tenu à nous faire entrer, murmura quelques mots si bas que j'ai eu du mal à les entendre. Il semblait m'avoir présenté. Un collègue leva sa main avec peine pour saluer. Je lui ai rendu son salut sans savoir si c'était vraiment moi qu'il saluait.&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je me suis rappelé ce que certains collègues sceptiques m'affirmaient. Ils ont du mal à croire que des professeurs puissent mener vraiment une grève de la faim. Il est vrai que nous mesurons les choses par rapport à ce que nous sommes capables de faire. « Ils font semblant. Ils mangent discrètement » affirmaient-ils. Et si c'était vrai? Quel bonheur! J'ai imaginé alors ces collègues si fatigués, si las avec des mouvements longs et lourds, ouvrant avec difficulté leurs yeux, respirant parfois avec peine, je les ai imaginés joyeux en train de jouer aux cartes et de raconter des blagues, grignotant entre deux phrases quelques amuse-gueules en attendant le repas copieux qu'ils s'offriraient le soir comme des jeunes qui mangeraient discrètement durant le mois de ramadan. Il ne faut pas qu'ils laissent des indices trahissant leur forfait: ni odeur, ni mines revigorées. Étrange! Je ne peux me dissocier de cette image joyeuse de collègues décontractés en train de s'amuser comme des enfants. Ils courent les uns derrière les autres...  &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Ils jouaient bien la comédie, s'ils la jouaient vraiment. J'ai du mal, malgré tout, à concevoir ce rassemblement comme une grande colonie de vacances. Mais cela ne m'aurait pas déplu. Cela m'aurait aidé à supporter les assauts de ma conscience malmenée. Une bonne comédie, voilà ce que mériterait un gouvernement comme le nôtre, certains de nos collègues: une bonne supercherie... mais j'ai du mal ... les enfants eux savent sentir ces choses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ma fille, émue, m'a demandé des explications. Ma réponse était laconique: « Ils luttent contre l'injustice ». Elle me demanda si je faisais le même métier qu'eux. Je répondis oui. Elle me lança alors l'un de ses regards dont elle a le secret et qui me désarment et me poussent à accéder à ses plus folles envies:  &lt;/p&gt; &lt;p&gt;« Tu ne vas pas faire comme eux Papa! N'est-ce pas? ». J'étais triste. Ma fille s'inquiétait pour moi et je ne voudrais pas qu'elle s'inquiète ou qu'elle ait de la peine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;« Non chérie, je ne vais pas faire comme eux... puisqu'ils l'ont fait pour moi »&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle semblait rassurée et partie joyeuse rejoindre son frère pour jouer.  &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;En ce jour de l'aïd, des collègues éprouvés par plusieurs jours de jeûne essayaient de trouver dans la visite des amis avec leurs enfants un semblant de réconfort.  &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jour étrange. Exagérément festif. Pardi! c'est l'aïd, un jour par an... On essaye d'installer une sorte de normalité là où il est difficile de faire semblant. On a déposé auprès des grévistes des paquets cadeaux offerts par les collègues « non-grévistes de la faim ». Pour leur faire plaisir. Certainement aussi pour se racheter une bonne conscience. Ma contribution n'était pas sans cette arrière pensée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous venions de manger comme on mange un jour de fête du mouton. Puis avec les enfants, nous prîmes le chemin de Rabat pour soutenir ceux qui ne font pas la fête par choix, ....par obligation par la suite... enfin, peut-être! Font-ils semblant de ne pas rentrer chez eux fêter avec leurs enfants comme tout le monde ce jour spécial? Auraient-ils caché un mouton quelque part le temps qu'il n'y ait plus de témoins?  &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Étrange atmosphère où ceux qui sont gavés de viande prennent l'air compatissant et solidaire de ceux qui ne font pas la fête. Peuvent-ils au moins imaginer ce qui fait notre joie ce jour? Le regard heureux de nos enfants... Ils ont aussi en face d'eux un regard innocent d'un enfant qui ne comprend pas que son père sacrifie l'aîd pour une cause... mais peut-être ne font-ils que semblant... ça nous arrangerait qu'ils fassent semblant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'y étais aussi les autres jours. Les jours de la semaine puis les week-end. C'est presque aussi triste que le jour de l'aïd avec le sacré en moins. Le dimanche est certainement le jour le plus dur à supporter. J'ai renoncé certains dimanches à faire sortir les enfants. Quel sacrifice n'est-ce pas? Parfois ça tombe bien, ils ont des contrôles ou des examens alors il est préférable qu'ils travaillent un peu. Je prends l'air sévère et je tranche: non pas de sortie aujourd'hui. Voilà je suis libre... et si j'allais à Rabat soutenir mes collègues? C'est comme bronzer intelligent. Rien à dire c'est triste le dimanche. La rue est souvent déserte, ou il y a si peu de monde. Quelques irréductibles assis çà et là, lisant un journal jusqu'à la dernière phrase, jusqu'au dernier mot. Ils le retournent dans tous les sens et le retournent encore: tient une légende de publicité qu'ils n'avaient pas remarquée avant! C'est toujours ça à lire pour passer le temps. Ils lèvent la tête à la recherche d'une occupation quelconque. Ils se retournent, voient au loin un collègue comme un mirage ou un espoir. Ils le saluent d'un geste large. Le collègue continue son chemin. Satisfaits de ce bref moment d'humanité ils replongent dans leur journal épuisé comme si entre temps une main divine et charitable y aurait ajouté quelques lignes à lire. Ceux là sont dehors et s'ennuient. À l'intérieur un silence de dimanche règne. Lisent-ils aussi? Discutent-ils au moins? S'ils en ont encore la force c'est une merveille. Dans leur maison ou dans une forêt, d'autres collègues sont en train de faire des projets avec leur petite famille: on sort? Oui chouette!  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;J'étais assis ce dimanche sans date dans un coin de cette rue tranquille. Il y avait à peine deux ou trois collègues. Les autres étaient partis prendre un café, se dégourdir les jambes ou occuper le temps. Le plus difficile est justement d'occuper le temps qui s'acharne par malice à ralentir son rythme. Que faire? Réfléchir, jouer avec mon portable? Pourvu que la charge tienne. Je me suis mis debout et j'ai entamé une marche à pas soutenus comme si je savais où aller. J'ai rejoint les collègues qui discutaient. Je me suis avancé timidement comme si j'avais peur de déranger. J'ai écouté leur discussion un long moment avant que ce temps d'écoute ne m'autorise à lancer une remarque ou une idée. Y a-t-il des nouvelles? De bonnes nouvelles? On confondait les nouvelles et les rumeurs. Les délicieuses rumeurs, les bonnes rumeurs qui donnent du baume au coeur. Tout va s'arranger. J'ai partagé ces moments d'espoirs puis l'indignation générale et convenue sur la trahison des autres: le gouvernement, le syndicat, les collègues. Ça fait du bien après les bonnes nouvelles. On peut même se permettre d'être tolérants compréhensifs « que Dieu les guide sur le droit chemin ».  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Puis, sorti de nulle part, quelqu'un nous a raconté une blague. Nous avions forcément ri, sincèrement ri car il est facile de faire rire quelques personnes perdues dans une rue déserte un triste dimanche à Rabat. Puis comme par magie, ou peut-être pour le bonheur ressenti, une série infinie de blagues s'en est suivie. On avait presque honte de rire de si bon coeur à quelques mètres de collègues qui menaient une grève de la faim depuis plusieurs jours. J'ai appris qu'ils rigolaient aussi à l'intérieur. Ça je peux le comprendre. La première fois où j'ai assisté à un deuil, je me suis forcé d'être triste. Je pensais que c'était mon devoir de l'être ou peut-être de ne pas paraître non affecté. Je l'étais certes, mais pas comme je le montrais, car le défunt ne m'était pas proche. J'étais choqué de voir que des membres de la famille, après quelques réflexions sages sur le sens de la vie, ont commencé à ironiser, puis s'amuser et enfin rigoler comme s'ils étaient dans une fête. J'ai compris par la suite que c'est la force de la vie qui revient toujours jusqu'en plein moments de détresse.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ils peuvent rigoler les grévistes de la faim quand ils en ont encore la force. C'est leur échappatoire de cette prison où ils se sont mis délibérément. Une bâtisse à l'image du syndicat: non seulement délabré, mais m'a-t-on raconté, une villa qui a elle seule constitue un concentré des magouilles et intrigues. Il faudrait la voir pour le croire. Le siège du syndicat de l'enseignement supérieur est réellement à l'image de l'enseignement supérieur au Maroc. C'est une villa louée de manière peu orthodoxe, quelqu'un qui sous-loue, à quelqu'un d'autre qui loue au syndicat et que le propriétaire ou ses héritiers veulent déloger pour reprendre leur bien... etc. En réalité je n'ai pas bien compris l'histoire mais j'ai compris que c'est une « affaire ». J'avais posé cette question à un collègue quand j'ai découvert pour la première fois ce lieu.   &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Mais il y avait pire dans cette rue. Une autre bâtisse ou ce qu'il en reste et qui se trouve mitoyenne du siège de notre syndicat. Une villa en ruine, inhabitée ou plutôt si, habitée par des clochards. C'est ainsi que nos professeurs grévistes et nous autres visiteurs occasionnels ou permanents avions pour compagnon de route, pour copains d'infortunes des clochards. Les professeurs et les clochards, c'est un bon titre. Le respect était totalement réciproque m'ont assuré quelques collègues. Si nous pouvons avoir un peu de compassion pour des personnes vivant presque à la marge de l'humanité, les clochards ont eux pour des professeurs grévistes beaucoup d'estime. Je le sais parce qu'un jour ils avaient allumé un feu pour se réchauffer. Dès que les professeurs sont intervenus pour leur expliquer la dangerosité de la chose, ils ont écouté religieusement et sont partis se réchauffer plus loin. Il y a des camaraderies qui se développent spontanément dans l'infortune. À une heure précise passe chaque jour les éboueurs. À force ils ont développé des relations avec ses « locataires » du syndicat. C'est à la fois amusant et triste d'entendre un gars lancer aux professeurs: « allah i ghallab koum alihoum » (que dieu vous fasse triompher d'eux ) sa façon à lui de dire bonjour, de montrer sa solidarité ou peut être de mettre un peu d'ordre dans son esprit « que viennent faire ici des professeurs? »&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je n'ai été à Rabat que quelques jours sur les 84 de grève. Trois mois de vie dans cette rue installe des habitudes. C'est peut-être à cette échelle quotidienne que le drame et le plus visible, qu'il est le moins supportable. On a tendance à l'oublier parfois. Ce sont des personnes qui ont mené cette lutte. Des pères et mères de familles, des personnes qui attendent l'Aïd pour ce faire plaisir et faire plaisir à leur gosse et leur famille. Des personnes qui souffrent et dont la souffrance quelle que soit son origine, sa motivation mérite au moins le respect quand on ne peut pas la comprendre. C'est une question d'humanité.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-7211410760400165120?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/7211410760400165120/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=7211410760400165120' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/7211410760400165120'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/7211410760400165120'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/08/1-introduction-2-largument-scientifique.html' title='7- L&apos;argument humain'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RrjipADGT_I/AAAAAAAABHM/FYdZmQqF8oI/s72-c/compassion+caring.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-8548728704388970828</id><published>2007-04-23T14:34:00.000Z</published><updated>2007-04-23T14:47:32.668Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Doctorat français'/><title type='text'>Moyen de lutte</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RizGHyxObZI/AAAAAAAAA_g/aEoU62d6GTU/s1600-h/gr%C3%A8ve.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RizGHyxObZI/AAAAAAAAA_g/aEoU62d6GTU/s320/gr%C3%A8ve.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5056634318819847570" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;1- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/quatre-vingt-quatre-jours-de-grve-il-y.html"&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;2- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/largument-scientifique.html"&gt;&lt;strong&gt;L'argument scientifique&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;3- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/largument-administratif.html"&gt;&lt;strong&gt;L’argument administratif&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;4- &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/03/largument-politique.html"&gt;L’argument politique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;5- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/03/les-mdias-et-le-mouvement.html"&gt;L'argument médiatique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;6- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/04/moyen-de-lutte.html"&gt;L'argument moyen de lutte&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***********************************&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0); font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;L'argument : moyen de lutte!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Beaucoup de collègues, et parmi eux beaucoup de titulaires du Doctorat français, ont été surpris voire choqués par le recourt à la grève de la faim ! Disons tout de suite que si autant d’opinions se sont exprimées sur ce problème c’est bien parce qu’il y a eu une grève de la faim. Même certains titulaires du Doctorat français semblaient découvrir un problème vieux de 22 ans. De même plusieurs associations et instances des droits de l’homme, plusieurs hommes politiques et personnalités étrangères ont été interpelés par ce geste. De ce point de vue, on ne peut nier l’efficacité de l’outil. Il convient cependant d’essayer de comprendre pourquoi un tel geste à tellement « choquer ». Que connaît-on de la grève de la faim ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;La grève de la faim est un geste extrême où une personne désespérée met en scène sa mort. L’aspect tragique émane essentiellement de cette mort donnée comme spectacle inscrit dans le temps. Cela bouscule les règles. Une mort est toujours cachée. On la découvre par hasard. C’est souvent une nouvelle, une mauvaise nouvelle, brusque, imprévue. La grève de la faim voudrait&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;au contraire prendre des témoins, étaler dans le temps la mort. Chaque jour la mort s’approche davantage, et le risque grandi. Les témoins confrontés à cette réalité ne peuvent plus la nier. Par cette particularité, la grève de la faim est un moyen de pression.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;La grève de la faim met en balance la vie et une revendication. Le gréviste semble dire : « rendez-moi justice ou vous aurez ma mort sur la conscience ». &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Il faudrait alors que la revendication vaille la vie. Un déséquilibre entre les deux, entre la vie et la revendication, rendrait le geste excessif, inapproprié, et peut être inefficace. Mais l’inefficacité du geste pourrait aussi émaner d’une analyse inadéquate de la valeur de la deuxième partie de la phrase « vous aurez ma mort sur la conscience ». S’il n’y a pas de conscience, s’il n’y a pas de considération pour&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;la vie, il devient absurde d’en faire un moyen de pression. C’est comme si les victimes d’un dictateur sanguinaire menaçaient de se suicider s’il n’accédait pas à leur requête.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Toute l’indignation qu’a suscitée le mouvement de la grève de la faim menée par quelques collègues titulaires du Doctorat français vient justement de l’évaluation de cet équilibre entre la vie et la revendication ; ou plutôt du déséquilibre entre les deux.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Pour faire plier un responsable il ne suffit pas de mener une grève de la faim, surtout dans les situations où les responsables sont particulièrement insensibles à l’argument humain. La grève de la faim est un moyen de pression qui cherche à rétablir l’équilibre des forces en faveur de « la victime ». Pour cela, il est important de médiatiser cette mise à mort. Réussir à sensibiliser le maximum de personnes est la meilleure façon de ne faire de la grève qu’un outil de pression et non une véritable mort annoncée. De leur côté les responsables, conscients de cet enjeu médiatique, feront tout pour qu’un tel mouvement passe dans l’indifférence totale. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Si la relation entre la revendication et l’outil parait déterminante, l’identité de celui qui mène la grève est un autre élément décisif. Beaucoup de personnes, depuis l’enfant qui boude en menaçant de ne plus manger aux prisonniers politiques, recourent à ce moyen. En fait, il y a bien un point commun entre ces deux cas extrêmes. La grève de la faim est l’outil du faible. C’est le fait de personnes acculées à agir de la sorte parce qu’elles ne disposent plus d’aucun moyens de se faire entendre devant une autorité qui les écrase. C’est le cas des plus démunis autour de qui on a érigé des murs et barricades pour cacher au monde leur misère. Ils cherchent à appeler à la compassion, à la solidarité, à la pression du grand nombre. C’est le cas au Maroc des diplômés chômeurs et de certains prisonniers. Rien que l’identité des personnes ayant mené une telle action au Maroc, rend l’idée que des professeurs y recourent difficilement concevable. Ne sont-ils pas à la fois libres et bien payés ? J’ai entendu plusieurs fois cette phrase indignée dans la bouche de certains collègues : « Si eux ils font grève, que reste-t-il aux chômeurs ». On pourrait ajouter « et aux prisonniers ». Une telle remarque met en évidence la disproportion, cette fois-ci non entre la revendication et le moyen, mais entre l’outil et les personnes qui y ont recours. Autrement dit on n’a pas le droit de mener une grève de la faim quand on est professeur parce qu’une revendication de statut n’est pas une question de vie ou de mort. Et puis parce qu’il existe certainement d’autres moyens d’actions plus adaptés au cadre. Nous verrons sur ce point les arguments des titulaires du Doctorat français, mais essayons dans un premier temps de comprendre le sens de cette image dévalorisée qu’a ce moyen d’action.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Dans l’histoire des luttes pour les droits spoliés, la grève de la faim n’est pas une invention marocaine. Plusieurs personnes célèbres ont recouru à ce moyen de lutte. La liste pourrait paraître&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;prestigieuse : Ghandi, les prisonniers irlandais, les prisonniers turcs, les prisonniers de Guantanamo, le député Lassale etc. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;On peut déjà à la lecture de cette liste constater que c’est parfois &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;la personnalité du gréviste qui donne toute sa « valeur » au geste, d’autres fois c’est la grève elle-même et surtout son ampleur qui rend la personne célèbre. En fait, dans les deux cas la grève de la faim joue son rôle d’outil médiatique ou utilisant la médiatisation comme principe de base.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;On peut aussi conclure que ce ne sont pas forcément les plus démunis qui recourent à la grève de la faim. Reste maintenant à répondre à cette question qui remet sur le tapis la notion d’équilibre entre la grève, entant que moyen extrême, et la revendication.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;La grève de Ghandi est grande comme sa revendication. Il cherchait à libérer tout un pays du plus grand empire de l’époque. La revendication du député Lassale est une cause d’autant plus « noble » qu’elle concerne les autres et non lui-même. Il voulait que des concitoyens gardent leur travail. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Les titulaires du Doctorat français, quant à eux, réclament une reconnaissance pour eux. Leur combat parait « bassement » égoïste. Ils ne se sacrifient pour personne. Peut-être, affirment-ils, pour une cause. Quelle est leur cause ? Un statut ? Oui c’est la raison immédiate, ce sont les termes de leur revendication : « PES immédiatement ».&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Mais alors est-ce que ça vaut la peine ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Cela dépend du point de vue où l’on se situe. Pour ceux qui n’ont pas subit une injustice, qui ne la vivent pas de l’intérieur, ils peuvent en effet déclamer depuis le confort de leur situation « non, ça ne vaut pas la peine ». Pour ceux qui au fond de leur cœur ont un sentiment dont ils ont honte même dans leur intimité, un sentiment de jalousie, de peur de rester seule dans une situation qu’ils vivent comme un calvaire, ils peuvent dire, selon leur intelligence, « mais non, ça ne vaut pas la peine » ou quand ils n’ont même pas l’intelligence de cacher un sentiment inavouable : « il faut les punir, il ne faut accéder à leur requête ». Que c’est triste et amusant à la fois d’entend certaines personnes parler de « moyen civilisé et éthique de revendiquer ses droits » quand on sait comment dans leur quotidien personnel et professionnel il malmène ces « valeurs ». Un collègue de Casablanca, a poussé son « indignation » jusqu’à recommander au ministère de licencier les grévistes. Le fait est que tout le monde universitaire, et le collègue en question le premier, sait que pour l’université très peu de collègues ont ce qu’on appelle en arabe « une jalousie » et qu’on ne peut malheureusement pas traduire. Car cette « jalousie » pour la fac peut devenir une jalousie tout court.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Il y a ici deux éléments à retenir : d’abord la perception qu’on a du problème et en suite l’intérêt par rapport à ce problème. Il y a certainement des choses inavouables et beaucoup de personnes critiquant le mouvement ne le font pas pour des raisons aussi nobles qu’ils voudraient le dire. Si non ils se seraient manifestés avec beaucoup moins de violence, et ils auraient été choqués de belles lurettes étant donné que dans notre système d’enseignement il y a beaucoup de moments et de faits qui pourraient malmenés une conscience sincère.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Est-ce un droit de revendiquer l’application stricte de la loi ? Nous avons vu que plus personne ne remet en cause cette vérité, sinon ceux qui ne supportent pas qu’elle existe ou qui ne supportent pas qu’il y ait justice. Mais combien même on a reconnu la véracité de l’injustice, est-il « raisonnable » de mettre sa vie en péril pour cela ? Un collègue m’a dit un jour « tu vois même s’ils ont gain de cause, est-ce que l’argent qu’ils auront gagné suffira à réparer les séquelles au niveau de leur santé ?». &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Le collègue parait gentil. Il se préoccupe, comme beaucoup de ceux qui n’aiment pas les titulaires du Doctorat français, de leur santé, de leur bien être, de leur famille. C’est drôle ! &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;J’ai toujours pensé qu’une confusion s’est installée entre la revendication des titulaires du Doctorat français et sa motivation. En fait c’est l’injustice qui est première. Si les titulaires du Doctorat français réclament et demandent au gouvernement de statuer sur leur diplôme c’est pour lever cette injustice. Une injustice qui fait que le Doctorat français est le seul diplôme qui n’a pas était soumis à la commission des équivalences. Cela ressemble à une recherche d’un statut et par la même occasion des bénéfices qu’octroie ce statut. Les adversaires des titulaires du Doctorat français pensent vider les revendications de ces derniers de toute légitimité en les ramenant à des considérations matérielles. Il est encore une fois amusant de voir les personnes les plus éloignées de ce qu’on pourrait appeler des valeurs, revendiquer que les autres les aient. En réalité, ils pensent qu’il est tellement difficile d’avoir des valeurs que s’ils en réclamaient aux titulaires du Doctorat français ceux-ci ne pourrait qu’échouer. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Je pense que toute revendication est légitime quand on a subit une injustice. Il n’y a aucune honte à chercher à gagner plus d’argent. Une revendication comme celle-là n’exclut pas les principes et valeurs. C’est même l’inverse qui est juste : des hommes sans valeurs ne mettraient jamais en péril leur vie, qui leur semble si minable, si minuscule qu’ils y attachent.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Malgré la difficulté qu’auront certains à l’accepter, la seule vérité valable, l’unique raison qu’on doit évoquer est celle-là : les titulaires du Doctorat français n’ont pas mené une grève de la faim pour un statut, mais contre une injustice. Peut-être que tous n’ont &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;pas cette « noblesse », mais ceux qui ont mené cette grève (ils ne sont que 12) ne peuvent être soupçonnés de courir derrière un gain matériel. S’il y a une injustice c’est leur plus strict droit. Or il y a bien injustice. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Comment justifier autrement le fait que parmi les grévistes il y a des personnes aisées qu’une augmentation de salaire ne pourrait motiver ? Comment expliquer qu’une personne ayant déjà le grade PES fasse la grève de la faim ? Comment expliquer que plusieurs collègues avec ce grade, viennent soutenir les grévistes ? Pour comprendre ces choses là il faudrait avant tout savoir ce que c’est qu’un principe. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;J’avais évoqué dans un autre texte certaines luttes refusant de céder sur les principes au nom d’un réalisme qui leur spolie une partie de leur droit. Le réalisme aurait consisté, pour les titulaires du Doctorat français, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;à accepter une petite injustice au lieu d’une grande. La proposition du ministère va dans le sens. (même cette proposition enrage certains collègues « anti-DF »&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;au nom de je ne sais quel principe !). Que les personnes concernées n’acceptent pas les demi-mesures, c’est leur droit le plus strict. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;C’est donc un sentiment d’injustice qui motiverait le choix du moyen utilisé. Mais aussi l’épuisement des autres moyens et le temps qu’a duré cette histoire. On a tendance à l’oublier. Certains collègues ont l’impression que les titulaires du Doctorat français ont soulevé un problème et ont tout de suite lancé &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;un mouvement de grève. Ce n’est pas vrai.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Enfin, si pour réussir, une grève de la faim a besoin de mobiliser l’opinion publique, il faudrait aussi qu’elle puisse s’adresser à des responsables ayant une certaine conscience et une culture du dialogue. Malheureusement, notre pays, est un pays où le droit et la démocratie sont en construction. C’est une façon élégante de dire que nous ne sommes pas démocrates, que les lois peuvent être bafouées. Nos intentions et notre projet de « construire » un état de droit devrait&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;excuser notre défaillance. Si ce n’était pas le cas, il n’y aurait pas eu cette injustice, ni des enseignants acculés à mener une grève de la faim pendant 84 jours sans qu’aucun responsable ne prennent la peine de discuter avec eux. On ne peut, dans de telles conditions, dénier à ces universitaires, après plus de vingt ans, de revendiquer un droit par le moyen qui leur semble le plus adéquat.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Suite : l’argument humain.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;1- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/quatre-vingt-quatre-jours-de-grve-il-y.html"&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;2- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/largument-scientifique.html"&gt;&lt;strong&gt;L'argument scientifique&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;3- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/largument-administratif.html"&gt;&lt;strong&gt;L’argument administratif&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;4- &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/03/largument-politique.html"&gt;L’argument politique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;5- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/03/les-mdias-et-le-mouvement.html"&gt;L'argument médiatique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;6- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/04/moyen-de-lutte.html"&gt;L'argument moyen de lutte&lt;/a&gt;&lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/03/les-mdias-et-le-mouvement.html"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-8548728704388970828?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/8548728704388970828/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=8548728704388970828' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/8548728704388970828'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/8548728704388970828'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/04/moyen-de-lutte.html' title='Moyen de lutte'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RizGHyxObZI/AAAAAAAAA_g/aEoU62d6GTU/s72-c/gr%C3%A8ve.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-8101979405794161647</id><published>2007-03-11T10:35:00.000Z</published><updated>2007-03-16T18:51:23.530Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Doctorat français'/><title type='text'>Les médias et le Mouvement</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RfPcmbTqoxI/AAAAAAAAAVg/cdtelVxsXYo/s1600-h/journaux.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 152px; height: 215px;" src="http://1.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RfPcmbTqoxI/AAAAAAAAAVg/cdtelVxsXYo/s400/journaux.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5040614960681100050" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;1- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/quatre-vingt-quatre-jours-de-grve-il-y.html"&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;2- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/largument-scientifique.html"&gt;&lt;strong&gt;L'argument scientifique&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;3- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/largument-administratif.html"&gt;&lt;strong&gt;L’argument administratif&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;4- &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/03/largument-politique.html"&gt;L’argument politique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;5- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/03/les-mdias-et-le-mouvement.html"&gt;L'argument médiatique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(153, 51, 0);font-size:180%;" &gt;Et la presse dans tout cela?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Plus qu’un argument on devrait parler de phénomène médiatique. La remarque concernant les médias et la manière dont ils ont « traités » l’évènement peut être mis en parallèle avec tout ce qui a été dit sur le poids et la force de l’opinion publique au Maroc. Si l’on peut regretter l’absence d’une conscience politique publique, d’un intérêt pour la chose sociale, on ne peut que regretter que le rôle de la presse soit encore plus faible. Comment peut-il en être autrement ? Pour la conscience politique on peut avancer deux types d’arguments : l’analphabétisme et le manque de liberté. Il fut un temps où mes parents m’enseignaient &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;de ne pas parler à l’école ou dans la rue de la politique. J’avais sept ans. Quand on demande à un enfant de sept ans de ne pas parler de "ces choses" c’est que le risque était grand pour les parents d’abord.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Si jamais il m’arrivait d’exprimer une opinion en public elle ne serait évidemment que le reflet de ce que mes parents auraient dit autour d’une table. Le plus drôle dans l’histoire c’est qu’ils étaient des plus royalistes qu’on puisse imaginer. Dans le même contexte, on peut dire qu’entre ceux qui peuvent lire un journal, ceux qui en ont envie, ceux qui en ont les moyens matériel et intellectuels &lt;span style="font-size:100%;"&gt;et puis ceux qui ont le courag&lt;/span&gt;e de lire, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;il ne reste pas beaucoup de monde.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="courier new"&gt;Il n’y a qu’à consulter les statistiques de l’OJD (Organisme de justification de la diffusion). La meilleure vente quotidienne est celle du journal Assabah (60595). Al Itihad al Ichtiraki, premier journal partisan ne vend que 14180, Al Bayane (2567) et Libération (4093) illustrent encore mieux la situation des journaux des partis. Il faut rappeler que l’inscription à l’OJD est libre et que certains journaux, conscient de leur ventes réelles, n’ont pas estimé utile de porter la débandade sur la place publique.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="courier new"&gt;  &lt;/p&gt;&lt;table class="MsoNormalTable" style="border: medium none ; border-collapse: collapse;" border="1" cellpadding="0" cellspacing="0"&gt;  &lt;tbody&gt;&lt;tr style="height: 27.3pt;"&gt;   &lt;td style="border: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; width: 62.45pt; height: 27.3pt;" valign="top" width="83"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;&lt;a href="http://www.ojd.ma/site/ma/chifadh.php?id=27"&gt;ASSABAH&lt;/a&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: solid solid solid none; border-color: black black black -moz-use-text-color; border-width: 1pt 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 35.65pt; height: 27.3pt;" valign="top" width="48"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;60595 &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: solid solid solid none; border-color: black black black -moz-use-text-color; border-width: 1pt 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 72.4pt; height: 27.3pt;" valign="top" width="97"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;&lt;a href="http://www.ojd.ma/site/ma/chifadh.php?id=55"&gt;AL   ITTIHAD AL ICHTIRAKI&lt;/a&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: solid solid solid none; border-color: black black black -moz-use-text-color; border-width: 1pt 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 33.65pt; height: 27.3pt;" valign="top" width="45"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;14180&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;  &lt;/tr&gt;  &lt;tr style=""&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid; border-color: -moz-use-text-color black black; border-width: medium 1pt 1pt; padding: 0cm 5.4pt; width: 62.45pt;" valign="top" width="83"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;&lt;a href="http://www.ojd.ma/site/ma/chifadh.php?id=31"&gt;ASSAHIFA   AL MAGHRIBIA&lt;/a&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 35.65pt;" valign="top" width="48"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;17249&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 72.4pt;" valign="top" width="97"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;&lt;a href="http://www.ojd.ma/site/ma/chifadh.php?id=35"&gt;LE   JOURNAL HEBDOMADAIRE&lt;/a&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 33.65pt;" valign="top" width="45"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;16111&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;  &lt;/tr&gt;  &lt;tr style=""&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid; border-color: -moz-use-text-color black black; border-width: medium 1pt 1pt; padding: 0cm 5.4pt; width: 62.45pt;" valign="top" width="83"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;&lt;a href="http://www.ojd.ma/site/ma/chifadh.php?id=52"&gt;ATTAJDID&lt;/a&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 35.65pt;" valign="top" width="48"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;4615&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 72.4pt;" valign="top" width="97"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;&lt;a href="http://www.ojd.ma/site/ma/chifadh.php?id=56"&gt;LIBERATION&lt;/a&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 33.65pt;" valign="top" width="45"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;4093&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;  &lt;/tr&gt;  &lt;tr style=""&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid; border-color: -moz-use-text-color black black; border-width: medium 1pt 1pt; padding: 0cm 5.4pt; width: 62.45pt;" valign="top" width="83"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;&lt;a href="http://www.ojd.ma/site/ma/chifadh.php?id=54"&gt;AUJOURD'HUI   LE MAROC&lt;/a&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 35.65pt;" valign="top" width="48"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;12271&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 72.4pt;" valign="top" width="97"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;&lt;a href="http://www.ojd.ma/site/ma/chifadh.php?id=43"&gt;AL   WATAN AL AN (ex AL BIDAOUI)&lt;/a&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 33.65pt;" valign="top" width="45"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;12076&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;  &lt;/tr&gt;  &lt;tr style=""&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid; border-color: -moz-use-text-color black black; border-width: medium 1pt 1pt; padding: 0cm 5.4pt; width: 62.45pt;" valign="top" width="83"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;&lt;a href="http://www.ojd.ma/site/ma/chifadh.php?id=30"&gt;AL   AYAM&lt;/a&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 35.65pt;" valign="top" width="48"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;25759&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 72.4pt;" valign="top" width="97"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;&lt;a href="http://www.ojd.ma/site/ma/chifadh.php?id=33"&gt;L'ECONOMISTE&lt;/a&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 33.65pt;" valign="top" width="45"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;15690&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;  &lt;/tr&gt;  &lt;tr style=""&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid; border-color: -moz-use-text-color black black; border-width: medium 1pt 1pt; padding: 0cm 5.4pt; width: 62.45pt;" valign="top" width="83"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;&lt;a href="http://www.ojd.ma/site/ma/chifadh.php?id=41"&gt;LA   VIE ECO&lt;/a&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 35.65pt;" valign="top" width="48"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;14193&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 72.4pt;" valign="top" width="97"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;&lt;a href="http://www.ojd.ma/site/ma/chifadh.php?id=51"&gt;LE   MATIN&lt;/a&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 33.65pt;" valign="top" width="45"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;22679&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;  &lt;/tr&gt;  &lt;tr style=""&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid; border-color: -moz-use-text-color black black; border-width: medium 1pt 1pt; padding: 0cm 5.4pt; width: 62.45pt;" valign="top" width="83"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;&lt;a href="http://www.ojd.ma/site/ma/chifadh.php?id=53"&gt;AL   BAYANE&lt;/a&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 35.65pt;" valign="top" width="48"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;2567&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 72.4pt;" valign="top" width="97"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 33.65pt;" valign="top" width="45"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-size: 9pt; line-height: 115%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;  &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;p face="courier new" class="MsoNormal"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RfmHfbTqoyI/AAAAAAAAAVs/1TNRCZu6UcI/s1600-h/tirage+journaux.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 326px; height: 231px;" src="http://3.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RfmHfbTqoyI/AAAAAAAAAVs/1TNRCZu6UcI/s320/tirage+journaux.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5042210231793918754" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;Pour mesurer à sa juste valeur l’état de déchéance&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;de notre presse nationale il suffit de comparer avec des pays dont la population globale ne dépasse pas le tiers des marocains ou des pays arabes ou africains de même population. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Cliquez sur le schéma pour l'agrandir)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;table class="MsoNormalTable" style="border: medium none ; border-collapse: collapse;" border="1" cellpadding="0" cellspacing="0"&gt;  &lt;tbody&gt;&lt;tr style=""&gt;   &lt;td style="border: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; width: 104.65pt;" valign="top" width="140"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b&gt;Titre&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: solid solid solid none; border-color: black black black -moz-use-text-color; border-width: 1pt 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 99.2pt;" valign="top" width="132"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b&gt;Population&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: solid solid solid none; border-color: black black black -moz-use-text-color; border-width: 1pt 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 49.65pt;" valign="top" width="66"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b&gt;Tirage&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;  &lt;/tr&gt;  &lt;tr style=""&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid; border-color: -moz-use-text-color black black; border-width: medium 1pt 1pt; padding: 0cm 5.4pt; width: 104.65pt;" valign="top" width="140"&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;Le soir (Belgique)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 99.2pt;" valign="top" width="132"&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;4,2 millions de francophones&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 49.65pt;" valign="top" width="66"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;125 000 &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;  &lt;/tr&gt;  &lt;tr style=""&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid; border-color: -moz-use-text-color black black; border-width: medium 1pt 1pt; padding: 0cm 5.4pt; width: 104.65pt;" valign="top" width="140"&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;Ha'Aretz (Israel)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 99.2pt;" valign="top" width="132"&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;7 millions&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 49.65pt;" valign="top" width="66"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;80 000&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;  &lt;/tr&gt;  &lt;tr style=""&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid; border-color: -moz-use-text-color black black; border-width: medium 1pt 1pt; padding: 0cm 5.4pt; width: 104.65pt;" valign="top" width="140"&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;An Nahar (Liban)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 99.2pt;" valign="top" width="132"&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;3,8 millions&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 49.65pt;" valign="top" width="66"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;55 000&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;  &lt;/tr&gt;  &lt;tr style=""&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid; border-color: -moz-use-text-color black black; border-width: medium 1pt 1pt; padding: 0cm 5.4pt; width: 104.65pt;" valign="top" width="140"&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;Daily Nation (Kenya)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 99.2pt;" valign="top" width="132"&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;34 millions&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 49.65pt;" valign="top" width="66"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;220 000&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;  &lt;/tr&gt;  &lt;tr style=""&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid; border-color: -moz-use-text-color black black; border-width: medium 1pt 1pt; padding: 0cm 5.4pt; width: 104.65pt;" valign="top" width="140"&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;Liberté (Algérie)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 99.2pt;" valign="top" width="132"&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;32.9 millions&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;   &lt;td style="border-style: none solid solid none; border-color: -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color; border-width: medium 1pt 1pt medium; padding: 0cm 5.4pt; width: 49.65pt;" valign="top" width="66"&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;80 000&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/td&gt;  &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Il y a tellement peu de lecteurs au Maroc qu’on devrait certainement les gâter. Encore faut-il disposer d’un professionnalisme journalistique certain. Ce n’est malheureusement pas le cas. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Comment les journaux marocains ont-ils &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;évoqué l’évènement ? Je dois tout d’abord préciser que ma source se limite au site des DF (&lt;a href="http://doctorat-francais.ifrance.com/"&gt;http://doctorat-francais.ifrance.com/&lt;/a&gt;). C’est un site plus militant que &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;purement informatif. Ce n’est pas une critique. C’est un choix qui se comprend. En effet, ne sont référencés dans le site que les articles "bienveillants" ou du moins neutres. Je ne sais pas réellement combien d’articles, qu’on pourrait qualifier d’  « anti DF » ont été rédigés, mais je sais qu’il existe au moins un article franchement contre le mouvement qui n’a pas été cité (un numéro de Nichane). Ce qui est certain c’est qu’il ne doit pas y en avoir beaucoup  de ce genre. On en aurait entendu parler étant donné le nombre relativement important et l’activisme à toute épreuve de ceux qui n’avaient pas vraiment de la sympathie pour les titulaires du Doctorat français. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Je citerai ici quelques chiffres qui permettraient certainement de clarifier certaines choses. Notamment le positionnement politique dont j’ai parlé plus haut. Une analyse plus fine aurait demandé plus de temps et de moyens. Elle est possible et pourrait éventuellement porter sur le contenu des articles. Je me limite ici à une analyse quantitative. C’est peut-être un bon début pour aller plus loin.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;316&lt;/span&gt; articles sont cités dans le site des DF. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;48  &lt;/span&gt;titres sont concernés.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;On voit dans le tableau ci-dessous que le traitement de l’information n’a pas été également réparti entre les titres. L'évènement a été plus présent dans certains titres que dans d'autres.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Il importe de comprendre pourquoi.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;Dans le schéma suivant nous n'avons retenu que les titre ayant parlé du mouvement plus de trois fois sur toute la période. Tous les autres ont été regroupé ensemble. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Cliquez sur le schéma pour l'agrandir)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RfmOvrTqo0I/AAAAAAAAAV8/4WKpWM4ppno/s1600-h/nombre+d%27article+par+titres.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RfmOvrTqo0I/AAAAAAAAAV8/4WKpWM4ppno/s320/nombre+d%27article+par+titres.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5042218207548187458" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Il est remarquable qu’un seul titre ait publié autant &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;que trente titres réunis. En effet, 14% des articles sont le fait de « Rissalat Al ouma ». Al Monataaf a publié 12% de l’ensemble des articles et « Al Massa » 8%. Nous avons ici le trio de tête : un journal de la droite, un autre de la gauche et un troisième Indépendant. L’équilibre n’est parfait qu’en apparence. En réalité, il serait plus juste de raisonner en terme de journaux &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;des partis au gouvernement&lt;/span&gt; d’un côté et les autres de l’autre côté.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Les trois journaux qui ont le plus suivi ce mouvement se situent en dehors des arcanes du gouvernement. Le quatrième est le journal des islamistes « Attajdid ». Nous sommes donc bien dans une configuration « majorité / Opposition ». L’opposition, de gauche ou de droite, est dans son rôle logique. Bien entendu, à travers cette analyse nous sommes conscients de faire un procès d’intention injuste en déniant à ces journaux toute motivation purement professionnelle. Comment trancher ? Il faut au moins reconnaître que ces journaux ont le mérite de ne pas avoir escamoté un évènement grave. Qu’ils l’aient fait pour des raisons politiques ou professionnelles, seule une analyse approfondie des contenus pourrait le confirmer.&lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;Voyons justement quelle place occupe l’appartenance politique (toutes tendances confondues) dans le traitement de l’évènement :&lt;/p&gt;54,75%  des titres concernés sont des journaux ou hebdomadaires "indépendants". 45,25% sont&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RfmgjrTqo2I/AAAAAAAAAWM/k8Y8b3Q1y_I/s1600-h/appartient+a+un+parti.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RfmgjrTqo2I/AAAAAAAAAWM/k8Y8b3Q1y_I/s320/appartient+a+un+parti.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5042237792599057250" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; donc des journaux partisans. C'est un chiffre acceptable. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Cliquez sur le schéma pour l'agrandir)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il mérite d'être affiné. Voyons la répartition des journaux partisans selon leur tendance:&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Cliquez sur le schéma pour l'agrandir)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RfmhsbTqo3I/AAAAAAAAAWU/BOf_uARPO0A/s1600-h/Tendance+politiuqe.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RfmhsbTqo3I/AAAAAAAAAWU/BOf_uARPO0A/s320/Tendance+politiuqe.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5042239042434540402" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les indépendants dépassent de loin toutes les autres tendances. Mais en réalité nous avons opéré un découpage "à l'occidental" qui ne correspond pas, encore une fois, à la réalité marocaine. Si nous mettons d'un côté la gauche et de l'autre la "non gauche" englobant aussi bien "la droite", "le centre" que "les islamistes", le schéma devient plus éloquent. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Cliquez sur le schéma pour l'agrandir)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RfrG4rTqo4I/AAAAAAAAAWc/mqN1Bbg2e_k/s1600-h/Tendance+regroup%C3%A9.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 397px; height: 247px;" src="http://1.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RfrG4rTqo4I/AAAAAAAAAWc/mqN1Bbg2e_k/s320/Tendance+regroup%C3%A9.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5042561409794876290" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les journaux de gauche ne représentent que 16% alors que "la droite", telle que nous venons de la définir, représente le double. C'est un comble pour un mouvement social, se passant dans les locaux d'un syndicat majoritairement de gauche. Je me suis acharné à  arrondir et arranger les définitions pour pouvoir intégrer des réalités qui ne couvrent pas exactement le sens qu'ont certains mots en occident: vraie ou fausse droite? L'Istiqlal est de droite, du centre ou du centre droit? Les islamistes sont-ils de droite ou de gauche? Mais en réalité j'ai oublié l'unique certitude dont nous disposons actuellement: &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ce que nous désignons par partis de gauche n'est en fait qu'un abus du langage&lt;/span&gt;.&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Il n'y a au Maroc ni gauche ni droite. Il y a des partis au gouvernement et d'autres qui voudraient y être.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce n'est pas la politique qui change ce sont seulement les personnes qui la font.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Bon admettons que cette désignation de gauche soit acceptable. Les partis qui couvrent cette "nébuleuse" n'ont pas eu le même traitement de cette information. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Cliquez sur le schéma pour l'agrandir)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RfrkNbTqo8I/AAAAAAAAAW8/rZdYlCyHHzc/s1600-h/parti+de+gauche+pourcentage.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RfrkNbTqo8I/AAAAAAAAAW8/rZdYlCyHHzc/s320/parti+de+gauche+pourcentage.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5042593652114367426" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Encore une fois une règle semble se dégager :&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt; plus on est au gouvernement moins on parle de l'évènement.&lt;/span&gt;  Le PPS et l'USFP, qui sont au gouvernement, ne représente que 10% pour le premier et 8% pour le deuxième (de ce que la presse de gauche a écrit et non de l'ensemble des publications)&lt;br /&gt;Si on s'amusait à calculer le pourcentage des publications du PPS et de l'USFP par rapport à l'ensemble des aricles nous tombons dans des chiffres microscopiques (1,89% pour le PPS et 1,58%  pour l'USFP). Nous sommes même en droit de nous demandez quel mystère réside derrière les 5 ou 6 articles publiés par ces deux organes. Ne rien écrire aurait été plus logique.&lt;br /&gt;S'il n'y avait pas donc le FFd avec ses 71% d'articles (de l'ensemble des articles de gauche) jamais  les journaux de gauche n'auraient représenté 32% des publications.&lt;br /&gt;Voyons maintenant d'autres éléments non forcément politiques. D'abord le phénomène semble avoir intéressé beaucoup plus la presse arabophone que francophone.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Cliquez sur le schéma pour l'agrandir)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RfrYbLTqo6I/AAAAAAAAAWs/cvYpAn8_Zck/s1600-h/pourcentage+langue.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 469px; height: 256px;" src="http://3.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RfrYbLTqo6I/AAAAAAAAAWs/cvYpAn8_Zck/s320/pourcentage+langue.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5042580694198035362" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;En effet, un peu moins de 80% des articles publiés, le sont en arabe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La presse arabe est beaucoup plus intéressée par le politique et le social, alors que la presse en français est plus orientée "économie".&lt;br /&gt;De même la périodicité semble aussi significative: 83,86% sont des quotidiens, 14,24% des hebdomadaires et seulement 0,63% des mensuels. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Cliquez sur le schéma pour l'agrandir)&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/Rfrh_bTqo7I/AAAAAAAAAW0/pry9hpa2sV4/s1600-h/p%C3%A9riodicit%C3%A9.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/Rfrh_bTqo7I/AAAAAAAAAW0/pry9hpa2sV4/s320/p%C3%A9riodicit%C3%A9.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5042591212572943282" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De cette approche quantitative se dégage une confirmation sur le rôle de la presse partisane &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;qui reste aux ordres des politiques&lt;/span&gt;, aussi bien pour ceux qui ont "boudé" l'évènement comme "Libération" "Al Itihad Al Ichtiraki" ou Al Bayane" que pour ceux qui l'ont accompagné de manière remarquablement efficace comme "Al Mounaataf ou surtout "Rissalat Al ouma".&lt;br /&gt;Etre dans le gouvernement est la meilleure façon pour passer sous silence un évènement aussi grave et unique que des universitaires menant une grève de la faim.&lt;br /&gt;Si les Df voulaient réussir leur communication, ils devaient certainement s'adresser à un QUOTIDIEN, ARABOPHONE, INDEPENDANT d'abord si non de DROITE, et EN DEHORS DU  GOUVERNEMENT...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La suite: L'argument du moyen de lutte&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-8101979405794161647?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/8101979405794161647/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=8101979405794161647' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/8101979405794161647'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/8101979405794161647'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/03/les-mdias-et-le-mouvement.html' title='Les médias et le Mouvement'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RfPcmbTqoxI/AAAAAAAAAVg/cdtelVxsXYo/s72-c/journaux.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-4751173268261033729</id><published>2007-03-01T18:04:00.000Z</published><updated>2007-03-16T18:33:31.564Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Doctorat français'/><title type='text'>L’argument politique</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RecX-OvwoaI/AAAAAAAAAQI/e2Hl4wdEmUE/s1600-h/comedie-politique.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5037021066114933154" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RecX-OvwoaI/AAAAAAAAAQI/e2Hl4wdEmUE/s320/comedie-politique.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;1- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/quatre-vingt-quatre-jours-de-grve-il-y.html"&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;2- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/largument-scientifique.html"&gt;&lt;strong&gt;L'argument scientifique&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;3- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/largument-administratif.html"&gt;&lt;strong&gt;L’argument administratif&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;4- &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/03/largument-politique.html"&gt;L’argument politique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;5- &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/03/les-mdias-et-le-mouvement.html"&gt;L'argument médiatique&lt;/a&gt;&lt;div style="font-weight: bold;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);font-size:180%;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);font-size:180%;" &gt;&lt;strong&gt;L’argument politique&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi diable un gouvernement tombe-t-il dans une erreur aussi flagrante ? On pourrait répliquer que le gouvernement marocain n’en est pas à une erreur près. Mais pour être juste, tout le monde commet des erreurs. Ce n’est pas l’erreur en elle même qui pose problème, c’est sa reconnaissance et la recherche d’une solution pour la réparer. Il serait cependant intéressant de comprendre les raisons d’un tel comportement.&lt;br /&gt;Jusqu’aux années 90, la gestion de l’enseignement supérieur relevait plus du souci sécuritaire que scientifique. Les doyens et présidents des universités étaient nommés directement par le Roi. On peut supposer que cette nomination ne se faisait pas uniquement sur la base de considérations scientifiques. Bien entendu, les personnes désignées n’étaient pas des personnes sans compétence. Ils étaient toujours des universitaires, souvent scientifiquement reconnus. Mais il n’empêche qu’ils n’avaient pas de compte à rendre, d’un point de vue scientifique ou gestionnaire. Actuellement, les doyens et présidents sont « semi élus » par leurs paires. « Semi » car la décision finale reste toujours aux mains de l’autorité politique. On peut aisément comprendre que l’Etat ne veut pas offrir un poste aussi sensible « au premier venu », il n’en reste pas moins qu’il y a entorse grave au principe de la vraie démocratie. On pourrait aussi ajouter à cette entorse, puisque le sujet est évoqué, la limitation des candidatures à une seule catégorie de professeurs (PES) sur une base qui ne me parait pas fondée. En effet, un bon manager, rompu aux outils de management (gestion administrative, financière et humaine) et ayant le grade PA est nettement meilleur pour une telle fonction qu’un PES romancier. De même, faire élire un président par une seule catégorie de professeurs ressemble à s’y méprendre à cette démocratie grecque où seuls les nobles votaient. Mais ce n’est qu’un point de vue.&lt;br /&gt;En tout cas, aucun doute que jusqu’à 1991, le poste était d’abord politique. Parce que l’université était le lieu des luttes politiques, elle est devenue un enjeu politique. Les partis de gauche, dans l’opposition à l’époque, en ont fait une pépinière pour le développement et le recrutement de leurs militants et le lieu privilégié de confrontation avec le pouvoir. Ce dernier contre attaque en coupant l’herbe sous les pieds des mouvements « radicaux » de gauche. Il supprime les filières susceptibles d’être le foyer des opposants (une décision académique ou scientifique avec un objectif purement politique). Il crée dans la foulée des filières susceptibles de « former » des personnes des plus virulentes contre la gauche et son esprit progressiste. Peu importe après si ces filières sont porteuses de problèmes futurs ou si elles poseraient des problèmes sociaux en formant de futurs chômeurs sous qualifiés : l’objectif était d’abord politique.&lt;br /&gt;L’université est devenue ainsi tout, sauf le lieu de production scientifique. Elle produisait des fonctionnaires, des militants, des courtisans et accessoirement des enseignants chercheurs. Les enseignants passent d’une catégorie à une autre par décision politique. A Ifrane tout le monde devient « Docteur ». C’est certainement convaincu de cette histoire politique mouvementée que toute revendication professionnelle et syndicale se teinte d’arrière pensée politique.&lt;br /&gt;Plusieurs collègues pensent que le mouvement des titulaires du Doctorat français fait le jeu de certains courants et que derrière cette revendication se cache une intention politique. En fait, c’est l’exploitation et la récupération de ce mouvement par certains partis qui poussent des collègues à affirmer cela.&lt;br /&gt;En effet, un mouvement comme celui la, avec sa charge symbolique et la nature des personnes qui sont derrière, ne devrait pas laisser indifférent les hommes politiques. Ceux qui n’ont pas réagit, ou ont préféré ne pas « agir » c’est-à-dire s’exprimer, l’ont certainement fait dans un sens politique.&lt;br /&gt;Dans la réalité très peu de partis se sont exprimés officiellement à ce sujet. Il y a eut quelques questions au parlement, des écrits dans les organes de presses mais pas grand chose au niveau des bureaux politiques et instances de direction. C’est une attitude qui mérite d’être analysée. Dans un jeu politique très sensible en cette période électorale, il est facile de faire des hypothèses sur le bénéfice qu’ont les partis à jouer ou ne pas jouer cette carte. Ils peuvent bien la jouer dans les négociations dans des bureaux bien clos au lieu de le faire sur la place publique avec moins de gains. Mais ce ne sont que des hypothèses à étayer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une analyse de la manière dont la presse partisane a traité ce mouvement démontre de manière éloquente le positionnement de chacun. (Une présentation chiffrée sera publiée dans une autre contribution)&lt;br /&gt;La droite a été logiquement celle qui s’est le plus intéressée au problème. Mais en réalité il n’y a de logique nulle part. La question ne devrait être qu’une question d’information pour les journaux.&lt;br /&gt;Le quotidien Rissalat Al Oumma a été particulièrement à l’écoute des titulaires du Doctorat français. On pourrait même soupçonner une sorte de sympathie, si l’on veut voir les choses d’un point de vue « positif », ou de complicité si cette « prise de position » ne nous sied pas. S’agit-il d’une décision politique ou simplement rédactionnelle? Il est certain que si le politique était gêné par une telle prise de position, il aurait pris les décisions nécessaires pour « contre carrer » le projet de la rédaction. Nous parlons bien entendu d’abord des journaux appartenant aux partis politiques&lt;br /&gt;Les faits sont là. L’UC est légitimement dans son droit d’exploiter un mouvement social pour défendre, en tant qu’opposition, de potentiels électeurs, ou même pour faire de la surenchère politique. Ce qui est étonnent c’est plutôt que les autres partis n’aient pas exploité un tel mouvement. En soi c’est un indicateur sur le mode de fonctionnement des partis dans notre « démocratie » et du poids de l’opinion publique.&lt;br /&gt;Le parti USFP auquel appartient le ministre de l’enseignement supérieur a été parfaitement muet. Ses journaux n’ont même pas essayé de défendre la position du ministre, ce qui aurait été parfaitement compréhensible. Mais peut-être que la stratégie du silence a été jugée plus efficace étant la faiblesse des arguments que les journalistes auraient à défendre. En réalité, il existe des techniques de manipulation, d’intoxication qui n’ont pas été utilisées.&lt;br /&gt;Le seul parti de gauche dont la presse a été très présente est Al Mounaataf. Là encore l’analyse de la position de ce parti pourrait expliquer l’intérêt d’un tel engagement. Le parti de Monsieur Khiary, considéré comme une œuvre de M. Basri, n’a jamais été vraiment accepté par la gauche. Le fait qu’il soit en dehors du gouvernement lui permet de faire « du bruit ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-on réellement considérer que la seule couverture de l’évènement constitue un danger pour le gouvernement et un atout pour les grévistes ? Il faut pour cela que l’opinion publique soit forte et que la politique dépende réellement des opinions des citoyens. Force est de constater que nous ne sommes ni dans un cas ni dans l’autre. A tel point que la seule explication qui reste crédible est celle du « je-m’en-foutisme » du gouvernement. Le peu de cas que des hommes politiques conscients des intérêts en jeu et du poids réel d’électeur au mieux vénaux et pire incultes (et souvent les deux à la fois) n’est plus à démontrer.&lt;br /&gt;Le traitement de cette information par la presse partisane est symptomatique de la conception que cette presse a de son rôle. Celui-ci dépend bien évidemment de la position où se trouve le parti et non d’un quelconque principe. Il faut reconnaître pour être honnête qu’il ne s’agit pas là d’une spécificité marocaine. Bien des pays traditionnellement démocratiques adoptent la même attitude. Disons que la différence est une différence de degré plus que de nature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La politique du silence n’est pas une invention du gouvernement actuel. Les partis de l’opposition d’alors (aujourd’hui au gouvernement) en souffraient, ou faisaient semblant d’en souffrir. Ils jugeaient alors de tels agissements comme une preuve irréfutable du manque de démocratie dont souffre le pays. Voire même de non respect des libertés et de manque de respect pour les citoyens.&lt;br /&gt;Non seulement les journaux de ces partis, aujourd’hui au gouvernement, passent sous silence l’évènement, mais ils n’ont de cesse que de chanter les « exploits » et les « fabuleuses » réalisations depuis qu’ils ont pris le pouvoir. Ces journaux nous chantent le bonheur où se trouvent les marocains, mise à part bien sûr, une poignée d’universitaires en grève de la faim pendant 84 jours.&lt;br /&gt;Le mouvement se trouve de fait ou devrait normalement se trouver récupéré. Certaines personnes ont agité le spectre de la récupération par certains mouvements « non démocratique » (ce qui est en soi une aberration quand on sait qu’au Maroc, de démocratie il n’y a que le nom). Comme l’occident s’accommode volontiers de certains régimes « non démocratiques » en mettant en avant la peur des islamistes, certains disent aux titulaires du Doctorat français qu’ils devraient accepter une injustice car leur revendication risque d’ouvrir « la boite de Pandore ». Le « risque » est fort probable. Le désespéré ne refuse pas la main qu’on lui tend. Encore faut-il que les « islamistes » aient envie de lui tendre cette main. Pour l’instant même les islamistes ne jouent pas le jeu de la récupération ou du soutien (ou ne la joue pas totalement). Ils ont probablement plus à gagner en négociant autrement, en jouant même cette carte dans l’autre sens. Ils peuvent facilement brandir la menace d’un soutien au mouvement. Une menace qui pourrait leur ramener beaucoup plus de bénéfices que le soutien d’un mouvement sans appui populaire solide. Cette analyse manque affreusement de preuve et n’a de sens que celui de questionner une attitude qui paraitrait inacceptable en occident : comment se fait-il que les partis politiques ne se soient pas manifestés avec plus de vigueur ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste alors le syndicat. Cette instance a pour rôle de défendre les intérêts des enseignants. Tous les enseignants. Et rien que les enseignants. C’est ce qui s’est passé avec l’inscription du problème des titulaires du Doctorat français comme un problème prioritaire. Les trois derniers congrès ont pris une résolution ferme à ce sujet. Ce syndicat est lui-même traversé de tensions et de mouvements. Un choix s’est posé à l’association des titulaires du Doctorat français et elle a fait le seul choix qui parait être conforme aux idées et convictions des affiliés à l’association : la gauche contre les islamistes. Beaucoup de titulaires du Doctorat français ne cachent plus aujourd’hui leur regret d’avoir fait ce choix.&lt;br /&gt;Les titulaires du Doctorat français continueront-ils à suivre leurs convictions ? Je n’en doute pas, mais celles-ci ne sont plus forcément les mêmes depuis cet événement. Certains ne s’en cachent pas, d’autres avouent sans complexe qu’ils voteront « contre » et non pour tel ou tel candidat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La suite : L’argument médiatique&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/quatre-vingt-quatre-jours-de-grve-il-y.html"&gt;Introduction&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/largument-scientifique.html"&gt;L'argument scientifique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/largument-administratif.html"&gt;L’argument administratif&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-4751173268261033729?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/4751173268261033729/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=4751173268261033729' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/4751173268261033729'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/4751173268261033729'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/03/largument-politique.html' title='L’argument politique'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RecX-OvwoaI/AAAAAAAAAQI/e2Hl4wdEmUE/s72-c/comedie-politique.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-9090753086842567240</id><published>2007-02-22T21:19:00.000Z</published><updated>2007-03-16T18:34:00.777Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Doctorat français'/><title type='text'>L’argument administratif</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/Rd4L4xFnphI/AAAAAAAAAP8/4B6BMmQQ0ds/s1600-h/frog.png"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5034474503324280338" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right;" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/Rd4L4xFnphI/AAAAAAAAAP8/4B6BMmQQ0ds/s320/frog.png" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;1- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/quatre-vingt-quatre-jours-de-grve-il-y.html"&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;2- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/largument-scientifique.html"&gt;&lt;strong&gt;L'argument scientifique&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt; &lt;/div&gt; 3- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/largument-administratif.html"&gt;&lt;strong&gt;L’argument administratif&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;4- &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/03/largument-politique.html"&gt;L’argument politique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;5- &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/03/les-mdias-et-le-mouvement.html"&gt;L'argument médiatique&lt;/a&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;_________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;strong&gt;L’argument administratif&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Si le problème ne peut être envisagé d’un point de vue scientifique, il pourrait l’être alors d’un point de vue administratif.&lt;br /&gt;Pour les titulaires du Doctorat français, cette question est fondamentalement, si non exclusivement, administrative. Un problème lié à la reconnaissance d’un diplôme. Sur ce point très peu de personnes peuvent sérieusement avancer des arguments sans risquer de se discréditer ou de paraître trop partial. Mais « très peu », encore une fois, signifie que quelques uns osent quand même le faire. Voyons d’abord ce que disent les titulaires du Doctorat français.&lt;br /&gt;En 1984 la France a harmonisé ses diplômes avec le reste de l’Europe. Elle a remplacé le système de deux doctorats (Doctorat du 3e cycle puis Doctorat d’Etat) par un seul est unique Doctorat : le Doctorat Unique ou Doctorat d’Université. La France était un cas à part dans l’Europe et le Monde. Malgré cette marginalité, c’est bien ce système que le Maroc «a choisi » pour son système éducatif supérieur (les deux Doctorats) démontrant ainsi que le suivisme culturel et scientifique vis-à-vis de la France est total. Cependant, quand la France a changé son système, le Maroc a mis 11 ans à le copier (ou recopier). Depuis 1984, le Doctorat d’Université est le plus haut diplôme que délivrent les universités françaises. Tous les pays du monde reconnaissent ce diplôme comme équivalent à leur « plus haut » diplôme. Tous, sauf le Maroc. Plus grave encore, non seulement le Maroc établi de facto une hiérarchisation qui fait de son Doctorat d’Etat (son plus haut diplôme) un diplôme supérieur au plus haut diplôme de la France, mais il installe, par un jeu de transitivité une hiérarchie entre les diplômes européens faisant de celui de la France le dernier de l’Europe. Ainsi reconnaître que le Doctorat Belge, Roumain, Bulgare, Espagnol, Allemand etc. sont équivalents au Doctorat Marocain mais pas le Doctorat Français c’est dire que tous ces Doctorat sont supérieurs au Doctorat Français. Et dire que la réforme en France avait pour objectif de faciliter la reconnaissance mutuelle des Diplômes entre européens !&lt;br /&gt;Le Maroc semble d’une arrogance sélective qui fait que (on ne sait sur quelle base ?) certains pays européens (en fait tous plus certains pays arabes et américains) sont jugés « meilleurs » en formation mais pas la France. Qui connaît ces deux pays, la France et le Maroc, peut s’étonner d’une telle attitude. Non seulement parce qu’on ne peut sérieusement les comparer sur tous les plans étant donné l’écart abyssale qui les sépare, mais surtout quand on connaît la relation dite « privilégiée » entre les deux pays et qui fait du Maroc un éternel dépendant vis-à-vis de la France sur tous les plans. A moins que la non reconnaissance du Doctorat Français ne soit une sorte de vengeance ou d’affirmation d’une indépendance perdue. En réalité, le Maroc n’a jamais prétendu que le Doctorat français est moins « important » que le Doctorat marocain. Il en a seulement fait une réalité non officielle en mettant les titulaires de ce diplôme au même grade que ceux qui n’ont pas de Doctorat marocain. Provisoirement, précise la lettre d’engagement de ces personnes. Depuis 22 ans provisoirement !&lt;br /&gt;La question maintenant est de savoir pourquoi cette équivalence n’a pas était faite depuis tout ce temps ? D’autant plus qu’il s’agit là d’une faute administrative grave en contradiction avec les textes de la loi qui stipulent qu’aucun engagement dans la fonction publique ne peut avoir lieu tant que l’administration n’a pas statué sur l’équivalence des diplômes. Difficile de répondre à cette question. Tout n’est que conjecture et pas toujours au bénéfice de l’Etat. Si personne ne peut de manière raisonnable et prouvée expliquer cette défaillance, beaucoup de contradicteurs des titulaires du Doctorat français lui ont trouvé une explication toute faite. Une explication que l’Etat lui-même n’ose prendre à son compte.&lt;br /&gt;Selon ces contradicteurs le Doctorat d’Université serait non l’équivalent du Doctorat d’Etat mais du Doctorat du 3e cycle. Cet argument résonne plus comme l’espoir d’une explication qu’une explication réelle. Aucun argument sérieux ne peut être avancé pour dire que la France a décidé pour harmoniser ses diplômes avec l’Europe de se classer volontairement en bas du tableau. C’est comme si, ayant deux diplômes supérieurs, elle décida de garder le moins important. Difficile de concevoir autant de « modestie » (ou de stupidité) de la part d’un Etat. Plus rationnel d’apparence est l’argument qui dit que ce Doctorat ne donne pas « automatiquement » droit au statut de professeur … en France. Il faudrait passait une sorte d’habilitation. Et en Belgique ? en Amérique ou au Canada ? Déploie-t-on le tapis rouge à tout détenteur de leur diplôme ? On confond le diplôme et les procédures de recrutement. Au Maroc, aujourd’hui même un titulaire d’un Phd, reconnu aujourd’hui équivalent au Doctorat français puisque traité sur le même pied d’égalité, doit passer devant une commission ou jury. Ce n’était pas le cas avant. Et c’est bien au Maroc que les titulaires du Doctorat français ont été recrutés pas en France. Or jusqu’au 1997 le recrutement au Maroc se faisait sur la base du diplôme présenté et uniquement sur cette base.&lt;br /&gt;Soit le Doctorat Français est reconnu équivalent au Doctorat marocain soit il ne l’est pas. Jusqu’à aujourd’hui le gouvernement n’a pas encore répondu à cette question. Mais de facto il y répond par la négative. Pourquoi n’ose-t-il pas tout simplement confirmer ce point de vue officiellement ? Parce qu’il faudrait à notre commission d’équivalence beaucoup de courage ou d’audace pour se permettre un tel jugement en contradiction avec le reste du monde. Puis cela serait cocasse de continuer à demander l’aide scientifique et financière de la France (la dernière date du mois de décembre 2006) déguisée pour aménager les susceptibilités en collaboration, tout en affirmant que ce pays n’a pas les compétences nécessaires pour délivrer un haut diplôme universitaire équivalent au Doctorat Marocain.&lt;br /&gt;Administrativement parlant le problème est une erreur que le gouvernement reconnaît mais qu’il ne veut pas réparer totalement. Les autres interprétations sur ce point ne sont que des pseudos arguments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suite l’argument politique…&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/quatre-vingt-quatre-jours-de-grve-il-y.html"&gt;Introduction&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/largument-scientifique.html"&gt;L'argument scientifique&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-9090753086842567240?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/9090753086842567240/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=9090753086842567240' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/9090753086842567240'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/9090753086842567240'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/largument-administratif.html' title='L’argument administratif'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/Rd4L4xFnphI/AAAAAAAAAP8/4B6BMmQQ0ds/s72-c/frog.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-5912405501843160640</id><published>2007-02-19T18:56:00.000Z</published><updated>2007-03-16T18:35:08.157Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Doctorat français'/><title type='text'>L'argument scientifique</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/Rdn2YRFnpfI/AAAAAAAAAPg/EecESMLrgWY/s1600-h/cerveau.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5033324955327505906" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right;" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/Rdn2YRFnpfI/AAAAAAAAAPg/EecESMLrgWY/s320/cerveau.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;1- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/quatre-vingt-quatre-jours-de-grve-il-y.html"&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;2- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/largument-scientifique.html"&gt;&lt;strong&gt;L'argument scientifique&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt; &lt;/div&gt; 3- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/largument-administratif.html"&gt;&lt;strong&gt;L’argument administratif&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;4- &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/03/largument-politique.html"&gt;L’argument politique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;5- &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/03/les-mdias-et-le-mouvement.html"&gt;L'argument médiatique&lt;/a&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255); font-weight: bold;font-size:180%;" &gt;&lt;br /&gt;L'argument scientifique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le premier argument qui vient à l’esprit quand on évoque le problème des doctorats français, étant donné la particularité des personnes concernées, est de nature scientifique. On devrait dire en réalité « pseudo scientifique » car que veut dire « la valeur scientifique d’un diplôme » ? Rien de précis quand on sait à quel point les cas sont pluriels et divers. Les situations et les conditions de travail de chacun, jamais identiques, ne permettent de donner à ce mot « valeur » qu’un sens imprécis.&lt;br /&gt;D’un point de vue purement légal selon la loi de 1975, pour devenir PES (professeur de l’Enseignement Supérieur) il faudrait soutenir devant un jury une thèse de Doctorat d’Etat ou être titulaire d’un Doctorat reconnu équivalent. Ceci permet au candidat d’intégrer l’enseignement à la faculté avec le titre de maître de conférences puis accéder automatiquement après quatre ans d’ancienneté au grade de PES.&lt;br /&gt;Depuis 1997 la loi exige, pour être professeur, en plus du Doctorat (cette fois-ci les Doctorats reconnus équivalents et celui sur lequel on n’a pas encore statué c’est-à-dire le Doctorat Français sont mis sur le même pied d’égalité) il faut réussir un concours soit une sorte de soutenance devant une commission. Le professeur doit passer au bout de quelques années l’habilitation pour être déclaré « professeur habilité » et attendre qu’un concours soit proposé (selon la disponibilité des postes) pour postuler et prétendre au grade de PES.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voit bien l’intérêt des revendications des titulaires du Doctorat français. Là où l’ancien système offrait une sorte de « voie royale » vers le grade PES, la même carrière nécessite avec la nouvelle loi un véritable « parcours du combattant ». Ceux qui y sont déjà pourraient avoir toutes les raisons de vouloir préserver un privilège d’autant plus important qu’il est moins partagé.&lt;br /&gt;Certains donc affirment, devant l’insistance des titulaires du Doctorat français à vouloir intégrer ce statut, que ce dernier se mérite. Ce qui, rappelons le avait un autre sens avant 1997. Mais que veut dire au juste un statut qui se mérite ? Selon la loi de 1975 il suffisait d’être titulaire d’un Doctorat reconnu équivalent et exercer (on serait tenté de dire résister, tenir ou tout simplement vivre) pendant quatre ans pour qu’on puisse affirmer, sans l’ombre d’un doute, que le titre est « mérité ». Beaucoup de personnes, qui évoquent l’argument du mérite l’entendent d’un point de vue « scientifique ». Ceci suppose deux choses :&lt;br /&gt;1- les titulaires de ce statut actuellement ont TOUS une valeur scientifique reconnue.&lt;br /&gt;2- être titulaire d’un Doctorat Français n’est pas une garantie de valeur scientifique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voyons d’abord le premier point. Il est indéniable, et c’est facile pour un témoin interne qui a passé une quinzaine d’année dans ce milieu de l’affirmer, qu’une bonne majorité des PES marocains ont cette valeur. Si l’expression « une bonne majorité » se veut généreuse sans cesser d’être objective, il n’en demeure pas moins vrai qu’elle est imprécise et qu’elle contient en elle la minorité exclue du « compliment ». Nous ne pouvons nous arrêter ici sur la valeur de la thèse elle-même ou du travail accompli pour l’avoir. Nous savons que dans la majorité citée plus haut il y a beaucoup d’ « anciens » professeurs. C’est-à-dire ceux qui ont présenté un travail parfois au bout d’une dizaine d’années, parce que la recherche a abouti. Nous pensons (les témoignages oraux dont nous disposons ne pourraient être « scientifiquement » avancés même si tout le monde universitaire le sait) que les conditions de travail et soutenance des thèses d’Etat sont beaucoup plus « relâchées » depuis que l’acquisition de ce diplôme est devenue un impératif administratif inscrit dans l’urgence sous la menace d’une porte (vers le paradis) qui va se fermer définitivement. Une date fatidique est avancée si bien qu’on ne peut que comprendre que la rigueur scientifique se relâche et s’évanouisse devant l’argument « humain ». C’est une dernière chance qu’il ne faut pas rater. Même quand on est capable de produire un travail de qualité, on ne peut que faire preuve de réalisme et avancer que la fin justifie les moyens. Quand quelqu’un court pour rattraper un train qui part, il est peu élégant de lui demander s’il a bien le bon ticket.&lt;br /&gt;Ceci dit, le problème n’est pas dans la valeur du travail présenté, car il n’y a pas toujours une relation incontestable avec la valeur réelle du professeur. Le travail de thèse peut n’être qu’une formalité administrative. Le plus important est ce qui se passe après. Il est regrettable que le statut PES soit un sanctuaire où la question de l’évaluation n’est plus de mise. Le PES contrôle, décide sans qu’il soit questionné. Pourtant cela devrait être le cas avec beaucoup de sévérité car le titre est beaucoup plus une responsabilité et une obligation qu’un privilège. On pourrait penser par exemple qu’un PES perde son titre s’il ne satisfait pas à un certain nombre d’obligations scientifiques. Même si cette proposition pourrait paraître à certains collègues comme une « atteinte inacceptable à la souveraineté du professeur », phraséologie typique des personnes qui ne voudraient pas être dérangés dans leur tour d’ivoire, elle n’est en réalité qu’une illustration basique du principe du rendement et des objectifs à atteindre. Un PES devrait au bout d’une année présenter un rapport d’activité sur ce qu’il a réalisé. Dirige-t-il un laboratoire ? A-t-il mené une étude ? A-t-il participé à un colloque ? A-t-il publié un article ? Etc. Bien entendu ce rapport d’activité devrait être publié pour que la valeur du travail puisse être jugée par tous.&lt;br /&gt;Nous sommes loin de ce schéma. Et si honnêtement beaucoup de PES s’investissent (bien souvent dans des tâches administratives que scientifiques) il existe malheureusement des PES qui se pavanent avec arrogance fort d’un titre qui les mets à l’abri de tout compte à rendre. Ce sont souvent les plus bruyants, les plus critiques et les plus jaloux de leurs prérogatives. Ce sont souvent ceux là qui sont les plus promptes à sortir l’argument de « valeur ».&lt;br /&gt;La valeur scientifique tient donc plus à ce que le PES fait qu’ à ce qu’il a fait dans une thèse que probablement personne ne consulte plus.&lt;br /&gt;En résumé, ce n’est pas parce qu’on est titulaire d’une thèse d’Etat qu’on a forcément une valeur « scientifique ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième point concerne les DF et leur valeur.&lt;br /&gt;Comme le titre PES n’est pas une garantie de la valeur scientifique, le fait d’être titulaire d’un doctorat français ne signifie rien en soit dans l’absolu.&lt;br /&gt;Tout au plus peut-on évoquer les conditions de travail et celles-ci ont plus ou moins d’importance en fonction de la discipline. Il est certain que les laboratoires, les centres de recherches, les bibliothèques en France ont beaucoup plus de moyens qu’au Maroc. Un étudiant ayant travaillé dans un labo français a indéniable bénéficier de meilleures conditions matérielles pour réaliser son travail.&lt;br /&gt;Maintenant, il pourrait aussi ne pas tirer profit de cet avantage et faire un travail médiocre. C’est une probabilité réelle, mais il serait excessif de considérer tous les DF dans ce cas de figure. Un collègue, qui a fait ses études au Maroc m’a dit un jour, une fois qu’il a reconnu le bien fondé des bonnes conditions de travail en France, qu’au Maroc au moins les étudiants sont plus « serrés ». Le sens donné ici à « serrés » se veut, dans l’esprit du collègue, synonyme d’exigence et de rigueur. Bien entendu, ce collègue n’a jamais mis les pieds en France. Il se permet néanmoins de sous entendre qu’en France les études sont plus relâchées (à se demander d’ailleurs pourquoi avec tant de serrage l’enseignement marocain n’arrive pas à décoller). L’argument semble sans aucun fondement d’autant plus que « serrer » ne peut produire quoi que ce soit tant que l’outil est défaillant. C’est vrai que le collègue en question, étudiant à la faculté des lettres, peut encore se passer de tous ce dont ont besoins les différents laboratoires scientifiques.&lt;br /&gt;Deuxième élément de taille dans le cas des DF réside dans la valeur des encadrants. Sans dénigrer nos professeurs marocains, on ne peut nier que numériquement et pourquoi pas qualitativement, ils n’égalent pas les professeurs d’un grand pays comme la France. Nous sommes bien entendu dans le cas d’une généralisation « abusive » qui, si elle n’exclut pas des exceptions, ne demeure pas moins vraie.&lt;br /&gt;La recherche n’est pas tributaire de la bonne volonté ou d’une intelligence à l’état pure. Elle a aussi besoin de moyens. Si non les Etats-Unis, le Japon et l’Europe ne dépenseraient pas autant pour maintenir leur place dans le monde. La majorité des encadrants français (pour ne pas dire TOUS et risquer d’être taxé encore de généralisation abusive) ont une valeur scientifique reconnue. Ils ont souvent un « Nom », ont publié des recherches ou des livres et plusieurs sont des spécialistes internationalement reconnus. C’est qu’en France, les enseignants n’ont pas un problème de date limite pour déposer leur thèse ou terminer leur recherche.&lt;br /&gt;Les conditions de travail et de contrôle de ce travail sont donc favorables pour la réussite de la recherche en France. Une fois encore nous ne parlons que des conditions de travail et de la production d’un travail scientifique et non de la valeur réelle des professeurs qui ne peut être jugée qu’une fois le professeur devient productif. Justement, d’un point de vue statistique, le nombre d’enseignants titulaires du Doctorat Français ayant soutenu le Doctorat Marocain (900 sur 1700) est beaucoup plus élevé que les titulaires du DES (8000). Sans que ces statistiques soient réellement significatives, elles reflètent une certaine réalité. Les DF ont bien une bonne formation. Il est évident, mais cela mérite d’être précisé quand même, que lorsqu’on dit que dit que les DF ont une bonne formation ceci ne signifie nullement que les autres formations et notamment les titulaire du DES soient moins bons.&lt;br /&gt;En résumé, la valeur scientifique ne peut être attachée à un diplôme. Elle devrait être liée au rendement réel et au travail fourni. Ni les DF, ni leurs contradicteurs ne peuvent évoquer cet argument.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il me semble que les DF n’ont jamais évoqué ce point sauf quand il s’agissait de répliquer à l’argument des détracteurs. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;à suivre... "l'argument administratif"&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-5912405501843160640?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/5912405501843160640/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=5912405501843160640' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/5912405501843160640'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/5912405501843160640'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/largument-scientifique.html' title='L&apos;argument scientifique'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/Rdn2YRFnpfI/AAAAAAAAAPg/EecESMLrgWY/s72-c/cerveau.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-7388308034773143435</id><published>2007-02-17T05:56:00.001Z</published><updated>2008-09-19T15:36:57.931Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Doctorat français'/><title type='text'>L'autre regard sur l'Evènement</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RdaaVzSVOGI/AAAAAAAAAKM/KQN1SXcF_UU/s1600-h/reflexion.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5032379332968134754" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right;" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RdaaVzSVOGI/AAAAAAAAAKM/KQN1SXcF_UU/s320/reflexion.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;1- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/quatre-vingt-quatre-jours-de-grve-il-y.html"&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;2- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/largument-scientifique.html"&gt;&lt;strong&gt;L'argument scientifique&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt; &lt;/div&gt; 3- &lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/largument-administratif.html"&gt;&lt;strong&gt;L’argument administratif&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;4- &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/03/largument-politique.html"&gt;L’argument politique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;5- &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/03/les-mdias-et-le-mouvement.html"&gt;L'argument médiatique&lt;/a&gt;&lt;p class="western" style="margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="fr-FR"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="western" style="margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="fr-FR"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Quatre-vingt-quatre jours de grève…&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="western" style="margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="fr-FR"&gt;Il y a une publicité admirable d’une grande marque de montres où on voit des personnes en train d’attendre. L’aiguille des secondes, élégante et fine, parcourt le cadran avec une régularité mécanique et une voix « off » pose à la fin du spot cette question bénigne: quelle est la valeur d’une minute? On devine aisément le sens de cette publicité : une minute est bien plus que 60 secondes. Son véritable sens dépend des personnes qui la vivent et du moment où ils la vivent. Une minute est un court moment lorsqu’on est heureux. La même minute devient longue, infinie lorsqu’on souffre…&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="western" style="margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="fr-FR"&gt;Que signifient quatre-vingt-quatre jours de grève de la faim ? Cela dépend. &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="western" style="margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="fr-FR"&gt;Pour les grévistes c’est certainement des jours de bonheur d’abord, d’angoisse ensuite, d’espérance, de questionnement, de doute, puis d’espoir de nouveau, et d’incertitude, de panique, puis encore d’espoir, puis de déception, de désolation, et de soulagement enfin. &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="western" style="margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="fr-FR"&gt;Pour les sitinois c’est presque le même parcours avec cette différence près : plus le temps passe plus ils se remettent en cause. Ont-ils raison d’attendre alors que leurs collègues et amis se tuent ? Leur demander d’arrêter est une trahison ou un devoir ? &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="western" style="margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="fr-FR"&gt;Pour le gouvernement et plus particulièrement le ministère de l’enseignement supérieur, c’est presque un non événement. Avec beaucoup de mépris et de condescendance, avec beaucoup d’arrogance et de dédain pour les personnes et pour les profs, le ministre vaque à ses affaires qui sont certainement loin d’être petites. Et même si certains voudraient voir dans cette indifférence la préoccupation du ministre pour des affaires « plus sérieuses », il faudrait y voir la dimension réelle de l’estime dont le gouvernement d’un pays de presque 70% d’analphabètes tient ses élites agissantes et indisciplinées. Aucun professeur ne peut prétendre être sortie indemne de cette confrontation. Aucun professeur ne peut prétendre que notre gouvernement a une quelconque considération pour les personnes qui exercent ce métier. &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="western" style="margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="fr-FR"&gt;Puis il y a les autres, ceux qui se sont mis à l’antipode des grévistes, sur l’autre bras de la balance; peut être pas tout à fait au milieu pour constituer un contre poids direct, mais du même côté que le gouvernement. Ils l’aidaient ainsi à faire pencher le poids de son côté sans être assis confortablement sur la même « assiette ». Leur humeur s’est trouvée conditionnée par celle des titulaires du Doctorat français. Plus les titulaires du Doctorat français sont malheureux, plus ils sont eux heureux. &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="western" style="margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="fr-FR"&gt;Cette épopée, ou aventure selon les points de vue a bouleversé la donne dans le microcosme des universitaires marocaines. Rien qu’en tant qu’événement social, ce mouvement mérite d’être étudié. &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="western" style="margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="fr-FR"&gt;C’est ce que je souhaiterais faire ici. Je ne suis pas un observateur impartial. Je suis moi-même titulaire d’un doctorat français et j’estime que l’Etat marocain m’a lésé et m’a injustement traité. J’ai exprimé ailleurs mes sentiments sans trop me soucier de leur « valeur scientifique » car je pense que mon vécu est une vérité. Un vécu discutable certainement quant à sa justesse mais nullement quant à sa véracité et sa sincérité. Je prétends quand même aborder le sujet ici d’un autre point de vue. Le plus objectivement possible. D’abord parce que les esprits se sont apaisés et que l’urgence où nous étions il y a encore quelques semaines n’est plus. Il y a quelques semaines nous avions en effet devant nous des collègues qui risquaient leur vie. Puis parce que la valeur des arguments pourrait être jugée sans grande difficulté si les bonnes intentions voulaient bien écouter et discuter. &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="western" style="margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="fr-FR"&gt;J’ai beaucoup écouté et discuté. J’ai compris certains partis pris qui ne m’étaient pas favorables et j’ai accepté les idées qui se sont exprimées librement et honnêtement parfois avec justesse. J’ai donc essayé tout simplement d’analyser chaque argument avancé par les contradicteurs des titulaires du Doctorat français. Mon souci premier est de jeter une lumière de l’intérieur sur cet événement. &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="western" style="margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="fr-FR"&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="western" style="margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="fr-FR"&gt;&lt;a href="http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/largument-scientifique.html"&gt;Premier point: l'argument scientifique.&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="western" style="margin-bottom: 0in;" align="justify" lang="fr-FR"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-7388308034773143435?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/7388308034773143435/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=7388308034773143435' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/7388308034773143435'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/7388308034773143435'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/quatre-vingt-quatre-jours-de-grve-il-y.html' title='L&apos;autre regard sur l&apos;Evènement'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RdaaVzSVOGI/AAAAAAAAAKM/KQN1SXcF_UU/s72-c/reflexion.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-3919615923662778141</id><published>2007-02-09T22:06:00.000Z</published><updated>2007-02-09T22:55:03.088Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='nouvelle; fiction'/><title type='text'>La rencontre</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:180%;color:#3333ff;"&gt;&lt;strong&gt;La rencontre&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/Rcz17DSVNKI/AAAAAAAAABs/-nQKiqCHnXA/s1600-h/rencontre.JPG"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:180%;color:#3333ff;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5029665278709281954" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/Rcz17DSVNKI/AAAAAAAAABs/-nQKiqCHnXA/s200/rencontre.JPG" border="0" /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:180%;color:#3333ff;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;C'était l'un de ces moments où l’on a l’impression d'avoir trompé la nature. Moi, l'enfant de sept ans, je m'étais transposé dans le futur en endossant les attributs des grands. Je portais en ce jour mémorable, un costume, une chemise blanche et un nœud papillon. Mes chaussures étaient neuves. Jamais un jeu d'enfant ne prend autant de vraisemblance que le jour de l’Aïd. Je ne me rêvais pas grand, je l’étais déjà. Comme toujours, les adultes s’émissent dans cette mise en scène avec la délectation qu’offre l'autorisation momentanée de réaliser un interdit. Ils jouent avec les petits, mais jouent tout court. Et comme pour remercier les enfants de leur offrir ces moments de bonheur, les adultes se montrent généreux. Ce qui fait que ce jour là, je n'étais pas seulement habillé comme un grand, j'avais aussi les poches pleines de sous. En fait elles étaient pleines pour mes petits yeux d'enfant. Je me rends compte aujourd'hui à quel point les adultes se payent du plaisir « bon marché ». Et quand je donne, du haut de mes 1m78, quelques pièces à ma nièce de sept ans, la joie qui pétille dans ses yeux fait fondre l'espace qui nous sépare et je me sens devenir petit, petit, petit,... jusqu'à arriver au niveau de sa tête où elle colle sur ma joue avec ravissement un baiser sonore.&lt;br /&gt;J'étais donc habillé comme un grand et j’avais des sous comme un grand. Il me fallait jouer le jeu jusqu'au bout. Ma démarche s'était conformée à mon nouveau statut. Nous étions alors, mes parents et moi, chez mon grand père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout de quelques minutes de courtoisie imposée, je m'étais risqué dehors. À l'intérieur il n’y avait décidément que de vrais adultes. Il fallait que je rejoigne les autres faux adultes qui pullulent dans les rues en ce jour de fête. Il y avait souvent les petits papis en djellaba, les filles en danseuse de flamenco, les faux cadres comme moi et très peu de simples enfants. Vraiment les adultes avaient envie de jouer à nous déguiser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le pas de la porte, je lançai un regard scrutateur à droite puis un autre gauche. Personne ! Ils ne sont pas encore là. La rue était déserte. J’inspectai d'un air sévère mon pantalon, ma veste, mes chaussures à la recherche d'une éventuelle tache impromptue. Non, tout va bien. Rassuré, je collai mon épaule au mur, mes mains dans mes poches et les pieds croisés dans une posture nonchalante (à la James Bond) qui ne laissait point de doute sur mon statut d'adulte. De mes doigts je caressais avec la volupté d’harpagon les quelques pièces sonnantes et trébuchantes qui sommeillaient au fond de mes poches. C'est alors que surgît au bout de la rue, un vieil homme habillé comme devrait l'être un être étrange dans une rue déserte et dans une histoire qui veut sentir le suspens. J'ai compris à ses habits qu'il était mendiant à la recherche d'une âme charitable en ce jour béni de l’aïd. Il chantait sa litanie mélodieuse comme une berceuse intimement collée au décor des rues serpentines de la nouvelle médina. Il s'avançait vers moi sans se presser laissant à son chant plaintif le temps de pénétrer profondément les murs lézardés et faire vibrer les âmes qui les habitent. Mais peut-être aussi parce qu'il savait la confrontation inéluctable avec ce petit garçon qui joue à être grand à l’autre bout de la rue. Je sais aujourd'hui que l'espace qui nous séparait, et que je meublais de mes angoisses enfantines, lui permettait, tel un pêcheur, de jauger la prise au bout de l’hameçon. Il ne fallait rien précipiter. La patience et l’art des grands chasseurs.&lt;br /&gt;Il était vieux et j'étais jeune. Il était pauvre et je me croyais riche. Il était habillé de haillons et j'avais des habits neufs. J'étais forcément le plus fort et la confrontation ne m'effrayait pas vraiment. Elle m'angoissait seulement. N’étais-je pas un homme... ?&lt;br /&gt;Quand il arriva devant moi, j'ai trouvé un fondement à mes angoisses.&lt;br /&gt;L’homme avait un visage caverneux. Sa tête penchait vers le bas comme si elle était alourdie par le poids de l'âge. Ses paupières avaient du mal à se relever. Était-ce par paresse ou par pudeur ? Il regardait mes chaussures tout en tendant son index vers moi intimidant presque l’ordre de bien l’écouter. Il allait me faire une révélation qui allait me remplir de joie mais qui m’angoissait en attendant. Il cligna des yeux deux fois avant de lâcher son premier mot.&lt;br /&gt;- Je vois…, lança-t-il, puis il s’interrompit un bon moment. Réfléchissait-il à ce qu’il voyait ? Essayait-il de s’assurer d’une vision brumeuse ? Ou n’osait-il pas lâcher une vérité grave ? Dans ma petite tête se bousculaient les conjectures les plus pessimistes. A peine avais-je commencé à grandir que les appréhensions des adultes m’habitaient déjà.&lt;br /&gt;- Je vois… un homme vertueux, continua le vieil homme,&lt;br /&gt;- … un homme charitable, bon, riche …&lt;br /&gt;Et une série d’adjectifs, aussi élogieux les uns que les autres, fusa de sa bouche et m’entraîna encore loin dans ce monde des grands, des bons, des forts et loyaux adultes. Ainsi donc je ne suis pas entrain de rêver à être grand, je le serais bientôt et de manière magistrale. Que peut refuser un futur « adulte riche » à un pauvre mendiant ? Dis, parle, que puis-je pour toi misérable ?&lt;br /&gt;- Tu seras riche, continua mon prophète, m’augurant un avenir lumineux.&lt;br /&gt;Mon statut était défini, presque adulte mais adulte sûrement dans un futur que je voulais proche ; riche certainement d’une fortune élastique qui comblait l’ampleur de mes envies enfantines. Vas-y mon brave ! Que puis-je faire pour toi ?&lt;br /&gt;Sa requête me parut presque insignifiante compte tenu de l’immensité de ma future fortune. Quelques sous. Voilà ce qu’il me demanda en contre partie de toutes ces bonnes nouvelles. Je plongeai ma main dans ma poche et raclai le fond pour en sortir jusqu’au dernier centime. Cela ne représentait pas grand-chose, quelques dirhams tout au plus, mais c’était tout de même toute ma fortune présente, le prix de tant de sourires et de baisés offerts aux grands. C’était surtout un des attributs de mon statut de faux adulte dont je me dépouillais. Mais c’était avec plaisir que je me suis défait de ma fortune ridicule pour récompenser quelqu’un qui m’en offrait une plus grande dans le futur.&lt;br /&gt;Le vieil homme sourit quand je lui tendis une petite main peinant à contenir toutes ces pièces de monnaie. Il me remercia en me rappelant une dernière fois que je serais riche et bon. Bon je l’étais déjà par mon geste, quant à la richesse j’avais certainement fait un pas en arrière mais sûrement pour mieux me projeter dans un avenir de l’opulence.&lt;br /&gt;Il me quitta d’un pas rapide que je ne lui soupçonnais pas. Bizarrement sa démarche s’était revigorée. Etait-ce l’effet de mes pièces ou était-ce… J’avais l’impression, quand il quitta la rue, que cette scène sentait quelque chose de faux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vingt trois ans plus tard, je n’étais toujours pas riche et pour tout dire j’étais vraiment fauché. Il me restait toujours la prédiction de la bonté qui ne tenait qu’à moi de réaliser et que je me convainquais de toujours posséder. Si bien que le bonhomme de mes sept ans ne m’avait menti qu’à moitié ou avait réussi la moitié de ses prédictions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je venais de quitter la France où j’avais terminé mes études et je faisais la connaissance de notre administration. Pour compléter mon dossier, il fallait que je coure entre Rabat et Marrakech mon nouveau lieu de travail. Je revenais ce jour là d’une administration récalcitrante me refusant toute reconnaissance tant qu’un stupide document ne consacre officiellement une réalité de fait. Je me sentais infantilisé, moi l’adulte de trente ans. J’aspirais à sortir de ce monde fou où la responsabilité est tellement lourde qu’on se surprend entrain de rêver à l’insouciance des enfants. J’avais envie de tout laisser tomber. Une décision grave que je cogitais en traversant des rues désertes d’un quartier huppé où le calme des belles villas invitait à la méditation. Je trainais les pieds pour rentrer chez moi, la tête baissée et l’esprit ailleurs.&lt;br /&gt;- « Vos problèmes vont être bientôt résolus ».&lt;br /&gt;Une voix sortie de nulle part, me ramena à la réalité. Je me retournai et découvris un vieil homme en haillons. Il me pointait de son index quand il avait lâché sa phrase. Je ne l’avais pas remarqué quand il m’avait croisé. Sa phrase prophétique m’avait sorti de mes pensées macabres. Je lui étais pour cela reconnaissant. Je plongeai précipitamment ma main dans la poche de mon pantalon pour en extraire l’unique pièce d’argent qui me restait. Maigre récompense pour une parole apaisante, mais c’étais sacrifier toute ma fortune, encore une fois, pour acheter à si bon prix un moment de paix : « mes problèmes allaient prendre fin ». Ce geste me rappela ma généreuse contribution d’il y a vingt trois ans. Je ne sais pour quelle raison j’ai eu l’impression de revivre ce jour de l’Aïd. Je me suis même remémoré la prophétie de mon mendiant d’alors. Je pensais avoir perdu l’ingénuité des enfants mais j’étais près à m’agripper au fil ténu d’une promesse de délivrance sans autre fondement que de combler mes angoisses. Je tendis à l’homme une forte main tenant ridiculement une petite pièce. J’ai voulu, comme pour donner plus d’ampleur à mon geste, l’accompagner d’un large sourire reconnaissant. Je tressaillis quand je croisai le regard de l’homme. Il avait un sourire mystérieux qui semblait dire : « Comme on se retrouve !». Je n’ai pas pu résister à poser cette question idiote :&lt;br /&gt;- C’est vous?&lt;br /&gt;- Bien sûr dit-il.&lt;br /&gt;C’était évident que c’était lui. Ma question n’avait pas de sens. Elle est toujours vraie. Pourtant dans mon esprit elle n’avait qu’un sens. Etait-ce possible que mon vieux mendiant soit revenu vingt trois ans après ? Il devrait être mort, ou alors il serait trop vieux. Plus vieux que l’homme qui me regardait toujours en souriant.&lt;br /&gt;- Vous vous rappelez de moi ?&lt;br /&gt;Il hésita un moment puis se reprit et répondit avec assurance :&lt;br /&gt;- Bien sûr…&lt;br /&gt;- C’était où ?&lt;br /&gt;- Vous le savez…dans un autre lieu…&lt;br /&gt;Evidemment ! J’avais envie de plus d’éléments pour confirmer mes soupçons…&lt;br /&gt;- Quand est-ce qu’on s’est vu la dernière fois?&lt;br /&gt;Il réfléchit un moment…&lt;br /&gt;- Il n’y a pas si longtemps.&lt;br /&gt;Un sentiment de déception m’envahit. Etait-ce la fin de mon espoir ? Mais pourquoi est-ce un espoir ? Quelque chose me convainquait que cette rencontre était un présage. L’homme, ayant senti peut-être ma déception, enchaîna :&lt;br /&gt;- Vous êtes étonné de ne pas me voir changé&lt;br /&gt;Avait-il devinait mes pensées ? Ou peut-être est-ce simplement la même personne.&lt;br /&gt;- Oui. Répondis-je.&lt;br /&gt;- C’est dieu qui décide pour ces choses là.&lt;br /&gt;- C’est vrai.&lt;br /&gt;Encouragé par mon acquiescement, il continua :&lt;br /&gt;- Qu’est-ce qu’une minute ? Dans la vie d’un prince, c’est très court, dans la vie d’un misérable comme moi c’est une éternité. Mais il m’arrive aussi de vivre des minutes de prince. Dieu merci, je rencontre parfois des gens comme vous qui m’offrent ces moments. Depuis une vingtaine d’année j’ai rencontré plein de gens généreux. Comme je vous avais rencontré avant et vous étiez  plus généreux.&lt;br /&gt;Vingt ans ? Il avait bien dit vingt ans. Voulait-il dire vingt trois ans ? Ou peut-être n’avait-il pas envie de tout dévoiler.&lt;br /&gt;- C’est vous alors ? Dis-je manifestement ravi cette fois-ci.&lt;br /&gt;- Je vous ai dit oui, c’est moi… mais vous n’êtes  plus aussi généreux.&lt;br /&gt;- Vous m’aviez menti quand j’étais petit.&lt;br /&gt;Il semblait étonné. Il me regarda d’un air bizarre. J’ai fini par détourner le regard pensant que j’ai eu une idée ridicule.&lt;br /&gt;- Mais votre vie n’est pas finie à ce que je sache ! Tout est toujours possible tant que vous êtes  vivant.&lt;br /&gt;- C’est vrai… mais alors….&lt;br /&gt;Je m’empressai de me taire. J’avais honte de retomber dans l’enfance. Peut-être j’avais encore plus peur que l’histoire ne se termine sur un banal quiproquo.&lt;br /&gt;- Vous n'allez plus à …?&lt;br /&gt;- Pardon ?&lt;br /&gt;- Vous savez, là où vous m’aviez vu la dernière fois. Je me rappelle très bien de votre générosité mais j’ai oublié le nom de ce lieu.&lt;br /&gt;Je souris amusé. J’enlevai ma montre bracelet et la lui tendis. Il l’a pris, l’auscultât de tout les côté et semblait ravi. Il me couvrit de prières. Je ne sais pas si je les méritais vraiment. Mon geste était un simple moyen d’arrêter l’histoire là où elle me convenait.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-3919615923662778141?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/3919615923662778141/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=3919615923662778141' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/3919615923662778141'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/3919615923662778141'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/la-rencontre.html' title='La rencontre'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/Rcz17DSVNKI/AAAAAAAAABs/-nQKiqCHnXA/s72-c/rencontre.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-577475486765160566</id><published>2007-02-09T21:57:00.000Z</published><updated>2007-03-05T15:32:33.561Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='nouvelle; fiction'/><title type='text'>Le miroir</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/Rcz69TSVNLI/AAAAAAAAAB4/sshiTOL2FVY/s1600-h/miroir.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5029670814922126514" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/Rcz69TSVNLI/AAAAAAAAAB4/sshiTOL2FVY/s320/miroir.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/Rczv4TSVNJI/AAAAAAAAABg/bgI_E1hayeY/s1600-h/miroir.jpg"&gt;&lt;/a&gt;Le miroir&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Une hantise ineffable me saisit devant le cahier béant m’invitant avec une insistance tragique à terminer « L’histoire ». Je ne l’avais pas encore entamée que déjà sa fin m’obsédait. Comment terminer quelque chose qu’on n’a pas encore commencé ? Je pensais ingénument qu’il aurait suffi d’oser le premier mot, ce trait banal qui libère subitement le souffle et fouette l’inspiration. J’ai donc écarté consciencieusement le livre trop sentencieux qui gisait à côté de moi (promesse d'une lecture scientifique non tenue) pour plonger dans la page opaline de mon cahier. Un projet d’écriture en souffrance.&lt;br /&gt;Je n’avais écrit que quelques mots et déjà les situations concrètes et particulières me posaient de sérieux problèmes. J’avais presque oublié que l’écriture est aussi une technique, mais je voulais croire que l’inspiration en est le moteur principal. Mes difficultés ont achevé de me convaincre que l’écriture est loin d’être une question de volonté : il ne suffit pas de vouloir écrire, il faut aussi le pouvoir. Ce mot "pouvoir" sonna dans mon oreille d’un son particulier. "Pouvoir écrire une histoire"... "Pouvoir d’écrire" une histoire… Je me mis ingénument à rêver d’un pouvoir magique, d’une baguette qui transfigurerait ma plume et écrirait de mon désir en comblant mes incapacités. Pas plus d’une histoire par an, ou même, puisque chaque pouvoir magique a ses limites et comme pour habiller le rêve de vraisemblance, une histoire tous les dix ans, mais rien que des chefs-d’œuvre.&lt;br /&gt;Je m’imaginais glorifié d’un prix littéraire prestigieux. Je me voyais déjà recevant mes trophées et tenant des conférences sur ce qui serait devenu un sujet de glose et de polémique de la littérature contemporaine. J'étais sorti subitement de l’anonymat pour tomber sous les feux des projecteurs et les objectifs des caméras. Une foule compacte et dense de journalistes s’offraient à moi dans une bousculade inouïe. Derrière l’éblouissement d’un projecteur, un visage asiatique oscillant de droite à gauche accrocha bizarrement mon regard. Des micros se tendaient vers moi, surgis du halo de lumière que lançaient sur ma rétine les puissants projecteurs comme s’ils étaient tenus par des mains n’appartenant à personne. Dans le flou de cette lumière aveuglante, le petit asiatique s’en trouvait comme mis en valeur. Il coudoyait et semblait fournir une énergie gargantuesque pour garder sa place juste en face de moi. Il tenait dans une main un stylo et dans l’autre un calepin et me parlait dans une langue inconnue avec une rapidité fulgurante. Il parlait d’une voix stridente qui surmontait le bruit et le cri de ses confrères. Je ne disais rien, mais entre deux questions (il me semble que c’étaient des questions car ses petits yeux posaient à la fin de grands points d’interrogations) il notait sur son calepin des phrases ou des mots que je n’avais pas prononcés. J’ai imaginé un moment qu’il mettait des réponses fictives ou qu’il marquait seulement : "Sans commentaire". Déconcerté par cette curieuse manière de tout transcrire, et comme interpellé par cette fertilité verbale, moi le stérile, j’ai essayé de jeter un regard admiratif sur son calepin mais n’y suis pas arrivé. Je ne sais pour quelle raison cette incapacité s’est traduite par une sensation d’étouffement. Et aussi étrange que cela puisse paraître, une insurmontable envie d’uriner me prit à ce moment comme l’espoir d’une délivrance. C’est alors qu’il me semble que je me suis dirigé vers les toilettes. Il me semble seulement car je ne me souviens ni du trajet ni du moment où j’avais poussé la porte des toilettes pour entrer, ni même pas comment je me suis débarrassé des journalistes. J’étais subitement à l’intérieur, devant l’urinoir, la tête tournée du coté droit où une fenêtre offrait généreusement aux habitants de l’immeuble le spectacle des mille et une façons qu’ont les hommes de se soulager. Le plaisir de satisfaire une envie pressante se conjugua avec le silence serein des lieux et me permis l’espace d’un court moment d’imaginer des gens en voyeurs indiscrets rire en surprenant les hommes devant l’urinoir. Le calme qui régnait dans mon esprit et dans cet espace frais est silencieux n’était interrompu que par le bruit de l’écoulement de mon urine. J’appuyai sur le petit bouton argenté et une eau claire coula sur le fond blanc laiteux de l’urinoir. Avec les derniers gargouillements de l’eau absorbée un silence absolu se saisit des lieux. C’est alors qu’il m’a semblé entendre un étrange bruit dans mon dos. Intrigué, je tournai la tête précipitamment. Il y avait derrière moi une porte fermée qui donne accès aux cabinets. Je pouvais voir par en dessous que la lumière était éteinte. Le bruit provenait pourtant de là. On aurait dit une main qui effleurait de ses ongles la surface lisse de la porte. Je tendis l’oreille. Le bruit s’amplifia et des bribes lointaines d’une voix étouffée me parvinrent en même temps. Je me penchai davantage et le grattement cessa comme le ferait un grillon duquel on se serait trop approché. La voix par contre devint plus audible quoiqu’elle ait gardé un caractère lointain. Elle chuchotait une prière :&lt;br /&gt;"S’il vous plaît... disait-elle. Sans oser trop s’approcher de la porte je demandai d’une voix vigoureuse:&lt;br /&gt;"Il y a quelqu’un ?&lt;br /&gt;- S’il vous plaît, ouvrez-moi. Répéta la voix.&lt;br /&gt;Je reculai de quelques pas pour considérer la porte dans sa totalité comme si c’était elle qui me parlait. Je ne comprenais pas pourquoi j’accordais à cette voix tant de mystère. Ça aurait pu être n’importe qui coincé dans ces lieux souvent mal entretenu. Je me rapprochai de nouveau de plus en plus intrigué, mais curieux et décidé d’élucider ce mystère.&lt;br /&gt;"Qu’est-ce que vous faites là, dis-je, vous ne pouvez pas ouvrir vous-même ?&lt;br /&gt;Et pourquoi ne lui-ai-je pas demandé d’abord qui il était ? Il me semblait que sa présence là était plus mystérieuse que son identité.&lt;br /&gt;- S’il vous plaît ouvrez-moi, continuait la voix comme si elle n’avait pas entendu rua question".&lt;br /&gt;Je commençais à avoir peur. Je n’osais pas prendre d’initiative et décidai de m’enquérir de l’identité de la personne.&lt;br /&gt;"Qui êtes-vous ?&lt;br /&gt;- Je suis un étudiant.&lt;br /&gt;Normal, nous étions bien dans une bibliothèque&lt;br /&gt;- Pourquoi parlez-vous si bas ?&lt;br /&gt;- Pour ne pas déranger... je suis timide...&lt;br /&gt;- Déranger qui ?"&lt;br /&gt;- Les autres... les étudiants. , s’il vous plaît ouvrez-moi." Reprit-il toujours avec cette voix lancinante.&lt;br /&gt;D’une main tremblante et hésitante j’appuyai sur la clenche. La porte s’entrouvrit doucement en gémissant comme si elle était aussi lourde qu’un portail d’un vieux château. Elle s’arrêta un moment comme pour donner aux gonds le temps de se reposer après un grand effort, puis se remit à s’ouvrir de nouveau. Une bouffée d’air charriant l’odeur caractéristique de la moisissure des caves précéda un vieil homme barbu avec de longs cheveux blancs.&lt;br /&gt;L’homme portait à ses pieds des sandales usées et avait une robe en lambeaux. Tel un ermite, svelte et squelettique, rappelant Don Quichotte il s’avança vers moi en s’appuyant sur un bâton. Son visage ridé et ses yeux enfouies sous les plis de son front lui donnait l’aspect d’une momie.&lt;br /&gt;"Qu’est-ce que vous faisiez là ? Demandai-je.&lt;br /&gt;- Je suis un étudiant, me dit-il de sa voix tremblante.&lt;br /&gt;- A votre âge ?&lt;br /&gt;- J’ai à peine quatre ans de plus que vous."&lt;br /&gt;Je souris.&lt;br /&gt;"Ah, bon ! Dis-je un peu rassure par cette réponse énigmatique comme si j’avais enfin compris que j’avais affaire à un aliéné.&lt;br /&gt;"Oui, continua le vieil homme, j’avais à peu près votre âge quand je suis entré ici.&lt;br /&gt;- Ici, où ?&lt;br /&gt;- Dans les toilettes de cette bibliothèque.&lt;br /&gt;- Depuis quatre ans ? J’y étais encore hier, dis-je. Je ne crois pas vous avoir vu.&lt;br /&gt;- C’est que vous ne vouliez pas me voir. Le temps n’était certainement pas encore venu. En tout cas, moi je vous voyais à chaque fois. Excusez mon indiscrétion, mais il n’y a pas de mal à se voir soi-même.&lt;br /&gt;Je n’osai pas demander des explications pour ce "soi-même". Je m’approchai davantage pour mieux discerner ses traits. Je tressaillis lorsque j’ai vu qu’il me ressemblait étrangement. On aurait dit moi-même en plus vieux.&lt;br /&gt;" Quel est votre nom ? " lui demandai-je, un peu hésitant.&lt;br /&gt;Il leva sa main d’un geste vague, secoua sa tête et esquissa un début de sourire sibyllin.&lt;br /&gt;"Ca n’a pas d’importance, me dit-il.&lt;br /&gt;Il avait les mêmes yeux, le même nez, la même bouche, le même menton, il avait tout de moi avec en plus l’âge. Mon regard fixa longuement la cicatrice qu’il portait au sourcil gauche. Je porte la même au sourcil droit. Il avait aussi une marque sur le nez, celle que mon premier couteau de poche me laissa en souvenir d’une pomme un peu dure à éplucher. On aurait dit que je me regardais dans une glace qui me renvoyait mon image vieillie.&lt;br /&gt;"Qu’est-ce que vous faisiez enfermer dans les toilettes ? Dis-je de plus en plus intrigué.&lt;br /&gt;Il s’appuya sur son bâton comme pour se préparer à l’évocation d’un souvenir douloureux et lointain.&lt;br /&gt;"- Il y a quatre ans, me dit-il, j’étais à la bibliothèque. Je rêvais d’écrire une nouvelle, mais je n’y arrivais pas.&lt;br /&gt;Il s’interrompit un moment, regarda avec tendresse son bâton puis releva sa tête et me fixa longtemps avant de reprendre son récit.&lt;br /&gt;- Un jour, j’ai pris mon stylo, une feuille blanche et je me suis retiré dans les cabinets avec la décision de n’en sortir qu’une fois mon histoire terminée.&lt;br /&gt;- Pourquoi les toilettes ?&lt;br /&gt;- Parce qu’il m’arrivait souvent d’y trouver l’inspiration. Il y règne un silence parfait propice à l’écriture.&lt;br /&gt;- Et vous y avez trouvée l’inspiration?&lt;br /&gt;Ma question avait l’empressement de celui qui cherchait une solution à un vieux problème.&lt;br /&gt;- Certes. D’ailleurs le papier que j’avais emporté s’est révélé insuffisant. J’ai commencé à écrire sur le rouleau du papier toilette.&lt;br /&gt;- Vous avez certainement beaucoup écrit alors. Dis-je avec un enthousiasme non dissimulée.&lt;br /&gt;- Moins que vous ne le croyez. Chaque fois que j’écrivais une bonne partie de mon histoire, un étudiant venait se saisir de mon papier et l’utilisait à des fins peu élégantes. Des étudiants ! Vous comprenez ? dit-il sur un ton indigné. Vous ne pouvez imaginer à quel point les gens gaspillent ce papier précieux. Une bonne dame (des fois c’est un homme) venait chaque matin remettre un nouveau rouleau. Elle m’était sympathique et j’ai espéré longtemps qu’elle remarquerait un jour mon texte. Mais je pense qu’elle ne concevait à ce papier d’autres utilités que sa fonction première. Je m’ennuyais. J’ai vécu ainsi quatre ans, débordant d’inspiration mais à quoi bon puisque personne ne voulait lire mon histoire et tous s’acharne à la détruire. Je n’ai jamais pu la terminer.&lt;br /&gt;- Je suis prêt à lire votre histoire si vous le voulez.&lt;br /&gt;Il semblait ravi et ses yeux larmoyants exprimaient de la reconnaissance. Il me regarda un moment puis baissa la tête par terre en murmurant comme s’il parlait à lui-même :&lt;br /&gt;"Je sais. C’est d’ailleurs déjà fait.&lt;br /&gt;- Pardon ?"&lt;br /&gt;Il semblait absent ou feignait de l’être pour ne pas me répondre. Je n’insistai pas.&lt;br /&gt;"Elle parle de quoi votre histoire, demandai-je ?&lt;br /&gt;- De moi-même. . De..."&lt;br /&gt;Il s’interrompit de nouveau. Il ne voulait manifestement pas tout dévoiler.&lt;br /&gt;« Mais Si vous aviez pris l’engagement de ne sortir qu’une fois votre histoire terminée, pourquoi m’aviez-vous demandé de vous délivrer ? Vous renoncez à l’histoire ?&lt;br /&gt;- Au contraire. J’ai longtemps espéré que quelqu’un viendrait me délivrer, puis j’ai compris que ma délivrance devait consentir une contre partie, un échange en quelque sorte. Mon inspiration contre la liberté. Il fallait donc quelqu’un qui me ressemble. Quelqu’un qui aurait les mêmes soucis en ayant d’autres moyens. Alors j’ai commencé à appeler.&lt;br /&gt;- Et personne ne vous a jamais entendu ?&lt;br /&gt;- Il fallait pour cela qu’on me ressemble. Et puis ma voix est si faible.&lt;br /&gt;- Effectivement, moi-même...&lt;br /&gt;- Oui vous-même, vous êtes ici depuis quatre ans et vous ne m’avez jamais entendu. Pourtant je n’ai jamais cessé de vous appeler. Vous n’avez jamais cessé de me chercher. Vous preniez des chemins détournés pour arriver jusqu’à moi. Je n’étais ni dans la solitude d’une nuit de mélancolie, ni dans la tristesse d’un soir, quoi qu’en disent les spécialistes et les clichés.&lt;br /&gt;Sa voix prit un ton sarcastique.&lt;br /&gt;- J’étais ailleurs, loin des clichés … dans des toilettes.&lt;br /&gt;- C’est bizarre. Comment expliquez-vous que j’ai eu l’ouïe fine cette fois-ci ?&lt;br /&gt;- Vous cherchiez certainement quelque chose. Vous vouliez m’entendre, n’est-ce pas ?&lt;br /&gt;- Oui, avouai-je.&lt;br /&gt;- Que vouliez-vous entendre ?&lt;br /&gt;- Votre histoire ?&lt;br /&gt;- Moi aussi. Voyez-vous, à nous deux nous la faisons.&lt;br /&gt;- Nous faisons quoi ?&lt;br /&gt;- L’histoire.&lt;br /&gt;- Quelle histoire ?&lt;br /&gt;- Celle de l’écriture se racontant.&lt;br /&gt;- Je ne comprends pas.&lt;br /&gt;- Pourtant c’est simple. Il vous manquait l’inspiration et il me manquait la liberté. Peut-être nous suffisons-nous à nous-mêmes ? Notre histoire est déjà écrite. Votre histoire est déjà écrite.&lt;br /&gt;- Déjà écrite ?&lt;br /&gt;- Oui, vous l’avez déjà écrite."&lt;br /&gt;Sa voix devenait de plus en plus inaudible. J’ai essayé de tendre l’oreille, mais même son image commençait à s’estomper. Un brouillard enveloppa mes yeux. Je les frottai énergiquement et quand je les ouvris de nouveau, j’étais assis à ma table, un étudiant asiatique assis en face de moi me regardait d’une manière étrange. Il semblait gêné par mon regard, me sourit et replongea dans sa lecture. J’avais le stylo à la main et j’écrivais... :"...J’avais le stylo à la main et ....&lt;br /&gt;... j’écrivais cette histoire" &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-577475486765160566?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/577475486765160566/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=577475486765160566' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/577475486765160566'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/577475486765160566'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/02/le-miroir.html' title='Le miroir'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/Rcz69TSVNLI/AAAAAAAAAB4/sshiTOL2FVY/s72-c/miroir.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-4339079837110271456</id><published>2007-01-07T09:17:00.000Z</published><updated>2011-09-09T16:47:47.679Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Doctorat français'/><title type='text'>David et Goliath</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RaC7JWLIwII/AAAAAAAAABU/7bYjYhDctcE/s1600-h/david_goliath.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5017215754136240258" style="FLOAT: right; MARGIN: 0pt 0pt 10px 10px; CURSOR: pointer" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RaC7JWLIwII/AAAAAAAAABU/7bYjYhDctcE/s320/david_goliath.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,0,0);font-size:180%;" &gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;70 jours&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;de grève de la faim&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(0,153,0);font-size:180%;" &gt;David et Goliath&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(0,153,0)"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Amis grévistes, on me dit que je suis complice. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Peut-être ! Je réplique souvent que vous êtes des professeurs conscients et adultes et qu’en termes de responsabilité nous sommes tous sur le même bateau, ceux qui font grève et ceux qui ne la font pas, ceux qui soutiennent et ceux qui ne veulent pas, ceux qui font semblant et ceux qui traînent le pas. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Pourquoi chercher midi à quatorze heures ? Pourquoi palabrer sur l’outil, le moment de la grève et sa valeur? Y a-t-il injustice ou pas ? &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Si OUI, tout n’est que foutaise. Si NON, vous devez relire votre conscience car certainement vous confondez justice et "raison".&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Quant à mes amis grévistes et aux autres je dis Merci.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Merci de m’avoir ouvert les yeux. Merci d’avoir dépeuplé mon monde de tant d’ombres et de m’avoir montré le chemin tortueux où brillent encore quelques luminaires. Merci de m’avoir laissé seul... ou presque, d’avoir guidé mes pas, de m’avoir fait renaître. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Merci de m’avoir enseigné des vérités oubliées : qu’il y a de l’injustice et la justice seulement peut-être. Qu’on peut compter sur la solidarité mais que la trahison règne en maître. Que les amis, les collègues, les ennemis vont parfois ensemble. Et que souvent la haine est la règle. Merci de m’avoir fait découvrir la lâcheté des proches.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Merci de m’avoir éclairé sur le nombre de jours de jeûne nécessaires pour devenir un "mort-vivant". De m’avoir démontré que le mot « vivant » est encore de trop pour nos dirigeants.&lt;br /&gt;Que nos responsables sont agacés de vous voir toujours agonisant. Ils voudraient en finir et ne comprennent pas que vous résistiez encore et encore et encore et encore…&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;"Mourez bon dieu, mourez … âmes et corps. Tant de jours et vous n’êtes que mourants !"&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Ils montrent leurs crocs et leur bave coule d’envie et de joie, de plaisir de s’offrir enfin une mort , bientôt... demain... peut-être. Une mort sur la conscience ? Non, ils n’en ont pas. Mais ils n’ont plus la patience d'attendre ce moment là. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;"Mourez ! vite, mourez de grâce !"&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Et autour d’eux, dans cette arène où on a du mal à achever les Hommes, des bêtes en spectateurs applaudissent, des vampires encouragent et crient à tue-tête &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;"… qu’on les achève… ils ont trop duré. Leur défi, leur insolence, leur entêtement nous bravent."&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Le pousse pointé vers le bas et leur bouche distillant du fiel et de la bile amère : "on veut des morts… on veut des morts."&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Punis pour avoir osé demander un droit. Depuis quand au royaume des merveilles réclame-t-on ce que l’on octroie ? &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;"C’est un jeu dangereux, vous savez ! Ils risquent de semer la zizanie et entrainer dans leur sillage tous les autres damnés. Qu’on en finisse ! à mort ! Nous avons d’autres projets en route. Le Maroc avance! Il avancera plus vite s’il se déleste de la fierté de certains, de leur honneur hautin. Vous êtes déjà trop bien car un professeur, surtout indocile, quand il n’est pas ministre est inutile." &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;"Mourez !&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;au diable !"&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Ils n’ont que ce qu’ils méritent. Quelle idée de réclamer justice! D’où puisent-ils tant de force ? Quelques amis, quelques âmes charitables, quelques honnêtes professeurs et quelques étudiants sensibles, est-ce bien suffisant ? Que pèsent-ils devant tant de haine, de machines à broyer les volontés les plus irascibles ? &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Le courage et l'honneur, la justice et le droit sont leur unique choix... mais vous ne pouvez pas comprendre. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Des collègues détournent le regard. Ils n’aiment pas voir la mort en face. D’autres applaudissent, et d’autres réfléchissent enfin. Comment sauver ces damnés ? Il faut être stratège, il faut composer, négocier, être courtois, obséquieux, rampant, vile, soumis, implorant et &lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;/span&gt;servile parfois.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;strong&gt;Le courage et l'honneur, la justice et le droit sont leur unique choix... mais vous ne pouvez pas pcomprendre.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;"Vous rêvez! Nous sommes au pays des merveilles. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Mourez vite ! nous avons besoin de donner des leçons aux autres. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Nous sommes Goliath et vous n’êtes que David. Nous avons tant de vassaux et vous êtes seuls. Pourquoi refusez-vous de mourir ? D’où puisez-vous cette force ? Tant d’ennemis et si peu d’amis! une équivalence est-elle possible ?"&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;strong&gt;C'est peut-être Goliath le plus fort... mais c'est quand même David le vainqueur!&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;"Mourez, mourez bon dieu et qu’on en finisse."&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-4339079837110271456?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/4339079837110271456/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=4339079837110271456' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/4339079837110271456'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/4339079837110271456'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2007/01/david-et-goliath.html' title='David et Goliath'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RaC7JWLIwII/AAAAAAAAABU/7bYjYhDctcE/s72-c/david_goliath.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-3504626760642384241</id><published>2006-12-27T13:51:00.000Z</published><updated>2007-02-17T06:13:26.526Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Doctorat français'/><title type='text'>Lettre à un ami gréviste de la faim</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RZKaHyKcMkI/AAAAAAAAAA8/O-Ekutbw19A/s1600-h/amitie-3.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5013238793732108866" style="FLOAT: left; MARGIN: 0pt 10px 10px 0pt; CURSOR: pointer" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RZKaHyKcMkI/AAAAAAAAAA8/O-Ekutbw19A/s200/amitie-3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold; COLOR: rgb(255,0,0)"&gt;L'ami du héros&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Cher ami,&lt;br /&gt;Tu as tenu à me témoigner une "reconnaissance" que je ne mérite pas. Ce n'est pas de la fausse modestie, c'est de l'humilité devant l'immensité de ton courage. Votre geste, à toi et aux autres, rend tout ce qu'on fait dérisoire.&lt;br /&gt;Je ne te cache pas que ta lettre m'a ému. elle m'a aussi flatté. Tu as donné à mes textes le seul sens que j'espérais: qu'ils trouvent à vos yeux une raison d'être. Je les ai écrits un peu comme la confidence d'une conscience boulversée. Mon lecteur espéré ne pouvait en toute logique être que vous, amis grévistes. Vous êtes la raison de ces textes, vous en êtes le fondement et l'aboutissement. Vous êtes l'impulsion qui a donné vie à une parole jetée dans un Blog. Vous êtes la conscience secouée de tous les collègues, femmes et hommes libres qui ne supportent pas que vous restiez seuls. Votre geste dépasse de loin votre abnégation pour nos droits à tous. Il a mis à nu notre "monde". Nous faisions des projets, nous avions des espoirs. Puis vous êtes venus. Le brouillard s'est dissipé et les choses se sont montrées dans leur nudité. Nous avons compris alors que nous étions les spéctateurs d'une comédie dont nous croyions êtes les acteurs. Nous nous sommes rendus compte que tout n'était que discours et que la réalité est amère. Permets-moi, cher ami, de nommer cette réalité.&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Nous sommes dans un pays de non droit. Tu pourrais trouver mon affirmation un peu ingénue car tout le monde le savait. J’avais cependant l’espoir que les choses changeaient. Nous sommes gouvernés par des hommes que nous n’avons pas choisis et qui ne nous ont pas demandé de les choisir. Ils ont un immense irrespect pour ceux qui cherchent la justice, car la justice est leur propre négation. Ils ont un immense irrespect pour la vie, car leur vie, malgré les fastes qui l’entourent, est une grande misère. Ils ont un immense irrespect pour les enseignants libres et fiers, car pour eux tout est vénal même l’honneur. Ils veulent, par leur indifférence, nous humilier, nous casser. Mais ils se rendent compte que s’ils ont le pouvoir de ne pas nous donner nos droits spoliés, ils n’ont aucun pouvoir de nous enlever notre dignité.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;La vérité que vous avez dévoilée, cher ami, est aussi ces collègues qui ont paniqué jusqu’à l’hystérie quand ils ont compris qu’un espoir de réparer une injustice se profile à l’horizon. Ils ont subitement commencé à aimer&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;l’université alors qu’ils l’ont toujours désertée. Ils ont commencé à s’inquiéter pour l’avenir des étudiants qu’ils méprisaient avant car ils n’ont à leur offrir qu’un maigre cours non assimilé. Ils ont commencé à être jaloux de la « valeur scientifique » des enseignants, eux dont la valeur égalerait au mieux le zéro. Puis, las de ne pas avoir réussi à nous entraîner sur leur terrain, où les chiens enragés se livrent à un combat déshonorant pour tous, ils ont commencé à exprimer leur amertume sans fard, sans masque. Ils exprimaient par là leur désespérance, leur mal être auquel il ne manque qu’une larme chaude de rage pour que le tableau soit pathétique. Leur cœur se sent à l’étroit et ils ont du mal à voir le bien exister quelque part. Nous leur pardonnons leur égarement car notre combat est ailleurs.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;La vérité que vous avez mise à nu est aussi cette université, notre raison d’être, notre métier, notre fierté qui se vide un peu de son sens et devient une bâtisse sans âme. Elle l’était peut-être un peu avant, mais nous peuplions son vide de nos convictions et nous portions à ces jeunes étudiants, pauvres et blasés, la confiance pour nourrire leurs maigres espérances dans un avenir meilleur. Des étudiants m’avouent chaque année qu’ils ont choisi la faculté parce qu’ils ont échoué partout. J’essaye toujours de leur donner l’espoir en leur disant que le travail fini toujours par être payant. J’avais l’outrecuidance de me donner en exemple, moi l’enfant du peuple devenu professeur. Pourrais-je encore affirmer cela ? &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Sais-tu, cher ami, que finalement dans ce tableau noir brillent deux lueurs d’espoir. La première vient des étudiants dont le cœur généreux n’a pu supporter que des professeurs, des marocains, des êtres humains puissent être malmenés de la sorte par un gouvernement… Ils ont fait ce qu’aucun collègue (ou alors très peu) n’a fait. Exprimer une solidarité, une compassion même. Dans plusieurs universités ils se sont manifestés par des gestes élégants et civilisés. Ils sont 150 à avoir signé une pétition à El Jadida, Six à s’être déplacés depuis Fès pour témoigner de leur solidarité. Et d’autres encore partout…&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;La deuxième lueur vient de vous, de votre courage qui force le respect. Je ne sais pas de quoi est fait demain, mais je sais que quelque soit l’issue de ce problème nous vous porterons toujours dans notre cœur.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Cher ami, nous ne nous connaissons pas de vue. Notre lien est simplement cette parole sincère que tu as mise dans ta lettre. C’est pour le moment notre point commun car nous sommes différents. Tu es à l’intérieur, je suis à l’extérieur. Tu es allongé, je suis debout. Tu es affamé, je suis repu… &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Je suis en apparence celui qui est dans la meilleure situation Pourtant quand je remballe mes espoirs après une journée passée tout près de vous pour aller prendre un train et rentrer chez moi, je suis le vaincu qui déserte et tu es le vainqueur qui résiste. J’exhibe une pseudo liberté que je n’ai jamais choisi, tu te flattes d’une « captivité » que tu as choisie. C’est là notre principale différence : tu as choisi, tu as décidé et tu décideras librement. Je me contente de ce que j’ai. N’est-ce pas une raison valable pour être modeste ?&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;C’est pour cette raison que j’ai pour toi et les autres collègues une immense admiration acquise définitivement et pour la vie.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Tu es le héros et je ne peux espérer que d’être l’ami du héros.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Bien à toi.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Khalil Mgharfaoui&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-3504626760642384241?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/3504626760642384241/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=3504626760642384241' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/3504626760642384241'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/3504626760642384241'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2006/12/lettre-un-ami-grviste-de-la-faim.html' title='Lettre à un ami gréviste de la faim'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RZKaHyKcMkI/AAAAAAAAAA8/O-Ekutbw19A/s72-c/amitie-3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-8943040759234941233</id><published>2006-12-26T20:46:00.000Z</published><updated>2007-02-17T06:13:50.227Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Doctorat français'/><title type='text'>Le Zouave et les profs</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RZLcrSKcMlI/AAAAAAAAABI/t46TaWUwcao/s1600-h/pitre.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5013311971384898130" style="FLOAT: left; MARGIN: 0pt 10px 10px 0pt; CURSOR: pointer" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RZLcrSKcMlI/AAAAAAAAABI/t46TaWUwcao/s200/pitre.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p dir="rtl" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p dir="rtl" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p dir="rtl" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;كُتب الكثير عن موضوع إضراب الأساتذة حاملي الدكتوراه الفرنسية&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;فقد مرة &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;47 &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;يوما عن دخول بعضهم في إضراب عن الطعام و يبدو أنه كلما طال صَوم هؤلاء كُلما ازداد هياج مجموعة من الأساتذة الغير مَعنيين مُباشرة بالموضوع&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;/p&gt;&lt;p dir="rtl" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;كما أن هناك حول الموضوع الكثير من المُغالطات و التعميمات التي لا ترقى إلى المكانة المُفترضة في الجامعة و الجامعيين&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p dir="rtl" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;و كانت آخر إطلالة من طرف الأساتذة جحفة و السملالي و السيد الدباغ بمجلة &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;"&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;نيشان&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;".&lt;/p&gt;&lt;p dir="rtl" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;و أنا أعرف الأستاذ جحفة&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;فقد جالسته في مقهى بائس بحي بائس فكان حوارنا بائس كذلك&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;و سبق للأستاذ جحفة أن تطوع لتجسيد بالصورة الحية من خلال روبرتاج للقناة الثانية بؤس و تعاسة الأستاذ الجامعي&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;و هاهو اليوم يدلي بتصريحات لمجلة &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;"&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;نيشان&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;" &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;أقل ما يمكن أن توصف به هو البؤس و الإجحاف&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p dir="rtl" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;أما السيد الدباغ، المدير بالوزارة، فإننا ألفنا تصريحاته المتناقضة&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;فتارة يتكلم عن مصداقية الشهادات وتارة أخرى يقول أن المباراة &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;"&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;تركز فقط على تقديم ملف علمي&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;ثم يضيف أن الوزارة تلتزم بتوفير مناصب لكل الأشخاص الذين سيجتازون المباراة&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;". &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;وهو ما يعني بصريح العبارة أن المُباراة ما هي إلى ضحك على الذقون&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;فأين هي إذن مصداقية الشهادات؟&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p dir="rtl" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;ثم قول الأستاذ السملالي، الذي أبى إلا أن يُحدد أنه حاصل على دكتوراه الدولة الفرنسية حتى لا نتهمه بعدم درايته بالموضوع، &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;"&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;أن عدد من الأساتذة تجاوزوا الأمر من خلال قيامهم بمناقشة أطروحة أخرى&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;" &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;و كأن حال لسانه يقول &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;: &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;إن المضربين منهم ليسوا سوى مجموعة غير قادرة علميا على مناقشة أطروحة أخرى&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;فهل يعلم الأستاذ أن من بين المضربين و المعتصمين من حصل على دكتوراه الدولة؟ وهل يعلم أن الكثير من الأساتذة حاملي الدكتوراه الفرنسية أُقفِلت أبواب التسجيل في وجههم لالتحاقهم بجامعاتهم &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;"&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;متأخرين&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;"&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;؟ ثم ما هو هذا المنطق الذي يُسقِط الحق بمجرد أن تجد الضحية حلا لها؟ فما بقي حق للفلسطينيين في أرضهم بما أنهم استوطنوا بدول أخرى&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;/p&gt;&lt;p dir="rtl" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;ثم إن كون مجموعة تُشكل ثلثي عدد هؤلاء الأساتذة تمكنوا من تقديم أطروحة جديدة لخير دليل على قدراتهم العلمية&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;و يكون بذلك قول الأستاذ جحفة أن &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;"&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;أستاذا لم يقدم بحثا خلال &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;20 &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;سنة لا يستحق اعتباره أستاذا باحثا&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;" &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;كلام صحيح لكن لا معنى له في سياق الحديث&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;هل يريد الأستاذ القول أن كل هؤلاء الأساتذة لم ينتجوا بحثا واحدا خلال هذه المدة؟ هذا حكم تنقصه النزاهة العلمية و به الكثير من التعميم يجعلنا نتساءل عن دوافع خروج الأستاذ جحفة و شلته ببيان عن &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;13 &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;سببا لعدم تعاطفهم مع حاملي الدكتوراه الفرنسية&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;و إن أرادوا سببا &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;14 &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;فنقول لهم كفاكم عناء فنحن في غنى عن مساندتكم&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;/p&gt;&lt;p dir="rtl" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;إذا كانت حوافز الأستاذ علمية من مُنطلق كونه أستاذا باحثا، فأهلا و سهلا&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;يمكننا آنذاك التساؤل عن موضوعية و صلابة حججه&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;إذا كان مُنطلقه الغيرة على الجامعة، سنطأطئ رؤوسنا احتراما و نبادر بتوضيح الأمور&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;أما إذا كانت الدوافع أخرى لا يجرؤ المرء عن البوح بها فسنقول &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;"&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;ما شاء الله و لا حول و لا قوة إلا بالله&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;".&lt;/p&gt;&lt;p dir="rtl" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;إن في قَسوة أحكام الأستاذ انتفاء لموضوعيتها&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;فهو يصدر أحكام &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;(&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;قد تكون أحلاما&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;) &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;لا تجرئ إدارة مُتسلطة عن النُطقِ بها من قبيل &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;"&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;طرد الزملاء المضربين عن الطعام من الوظيفة العمومية&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;". &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;ثم إن الأستاذ يقفز عن سبب الإضراب للتطرق لنتائجه&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;فحين أن السؤال الرئيس هو &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;: &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;ما سبب الإضراب؟ هنا مربط الفرس&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;فكَسر مِيزان الحرارة لا يُسقط الحُمى&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;/p&gt;&lt;p dir="rtl" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;سبب الإضراب بكل بساطة هو خطأ إداري اعترفت الحكومة به من خلال نقاشها حول كيفية إصلاحه&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;لقد تُجُوِّز الكلام عن حقيقة المُشكل &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;(&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;معادلة الدكتوراه الفرنسية بالدكتوراه المغربية&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;) &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;لأن كل من يعرف هذين البلدين جيدا من الناحية العلمية قد يتبادر إلى ذهنه أننا بصدد المطالبة بتكافؤ الدكتوراه المغربية مع الدكتوراه الفرنسية لا العكس&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;و لإنهاء هذه النقطة نهائيا نقول مرة أخرى إن الدولة واعية بأن استثنائها الدكتوراه الفرنسية من دونها من دول العالم &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;(&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;أوربا الشرقية، أوربا الغربية، الدول العربية، أمريكا&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;) &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;شيء غير معقول&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;/p&gt;&lt;p dir="rtl" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;يؤاخذ الأستاذ الدكاترة على طريقة نضالهم بل يذهب في تحليله إلى الإيماء بأن هُناك أسباب خفية قد يعتبرها القارئ، لمجرد إخفائها، أمرا رهيبا&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;أما عن وسيلة النضال فقد يعتقد الأستاذ أن الإضراب عن الطعام حِكر على الحالات القصوى و أن هناك تدرج في الوسائل يجعل من وسيلة ما وسيلة &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;"&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;غير راقية&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;" &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;أو كما قال أستاذنا &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;"&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;تخلو من الحس الأخلاقي و من احترام أخلاقيات المهنة&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;". &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;على الضحية التي انتظرت &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;22 &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;سنة من المماطلة أن تختار وسيلة &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;"&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;أخلاقية&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;" &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;للحصول على حقها&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;و أين تتجلى لا أخلاقية هذه الوسيلة؟ هل إضراب المهاتما غاندي عن الطعام &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;"&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;لا أخلاقي&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;"&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;؟ هل إضراب النائب الفرنسي &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;"&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;لصال&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;" &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;عن الطعام لا أخلاقي&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;"&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;؟ يَعتبر كثير من الباحثين أن الإضراب عن الطعام من أعلى وسائل النضال السلمي&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;الإقدام على هذا النوع من النضال يستلزم عزيمة و قوة لا تتوفر لأي كان&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;من السهل جدا الاستهتار بالوسيلة و لكن &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;" &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;مزين الفاس في يد الناس&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;". &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;لا أضن أن باستطاعة كل من كان أن يواجه جوع البطن وعناد الإدارة وخيانة الزملاء و إجحاف جحفة&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p dir="rtl" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p dir="rtl" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;ثم ورد تساؤل عن توقيت الإضراب&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;سؤال وجيه&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;لا ندري إن كان الاستفسار عن تأخر الإضراب أم عن تسرعه&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;قد يعني ذلك أن حاملي الدكتوراه الفرنسية ظلوا طوال &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;22 &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;سنة يتربصون الفرصة للخروج بإضراب الآن لهدف في نفس يعقوب&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;إنه بالفعل شيء مُثير و صبر مُحير يفوق صبر أيوب&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;إن الكلام عن مؤامرة قد يعطي كلاما فارغا نوعا من الأهمية&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;و لتطمئن قلوبكم، لم تسقط الحكومة في &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;"&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;الفخ&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;". &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;هاهم زملاء لكم يحتضرون بلامبالاة المسؤولين&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;من حسن حظ حكومتنا أنكم يقضون لتنبيهها&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;و أتساءل بدوري عن سر صمت الزملاء لمدة &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;22 &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;سنة أمام هذا الحيف ثم فجأة كثر الكلام و ظهرت الغيرة على الإدارة و أموالها و اضطربت النفوس و قلقت عن سمعة الجامعة و مستقبل الطالب&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;و كأن هذه الفئة الصغيرة من الأساتذة &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;(16%) &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;تتكفل بالحفاظ على كل هذه &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;"&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;المكتسبات&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;" &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;أو أن لها من الوزن ما قد يذهب بالجامعة في مهب الريح&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;إن في الأمر إجحاف لا محالة&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;و للإخبار فقط &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;(&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;و طمأنة من زاغ قلبه&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;) &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;فإن هؤلاء الأساتذة صبروا كل هذا الوقت فقط لكونهم تربوا علميا في بلد يحترم زعماءه تقاليد الحوار&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p dir="rtl" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;أما تغطية النقابة التي لا يتوفر عليها المضربون حسب قول الأستاذ فإنه منطق معكوس&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;إن النقابة في خدمة مصالح الأستاذ لا العكس&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;هل يريد الأستاذ أن يُسكَت عن حق هُضِم &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;22 &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;سنة فقط لأن النقابة لم تقم بواجبها؟ هل يريد الأستاذ أن يُسكَت عن حق هُضِم فقط لأن هناك فئات أخرى ضُلِمت كذالك ؟ أو لأن الأستاذ جحفة لا يروق له أن يُحترم الأستاذ و أن لا يكون بائسا؟ أنصح زميلي بأن يوجه جهده لخدمة الجامعة التي يغار على سُمعتها&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;span lang="ar-MA"&gt;و يكفيها أن يكون الأستاذ جحفة من العاملين بها بجد و فناء لا يستطيع أي زميل نكرانه&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;/p&gt;&lt;p dir="rtl" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-8943040759234941233?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/8943040759234941233/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=8943040759234941233' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/8943040759234941233'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/8943040759234941233'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2006/12/le-zouave-et-les-profs.html' title='Le Zouave et les profs'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RZLcrSKcMlI/AAAAAAAAABI/t46TaWUwcao/s72-c/pitre.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-6127169467027934070</id><published>2006-12-10T23:26:00.000Z</published><updated>2007-02-17T06:14:52.888Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Doctorat français'/><title type='text'>Une leçon de courage</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;Le désert des Tartares&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela fait maintenant quarante jours que les Professeurs titulaires d’un Doctorat Français mènent une grève de la faim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier jour… sceptique ; deuxième jour…dubitatif ;… quatrième jour…. défiant ; cinquième jour…méfiant ; …. Septième jour…. Quand même !&lt;br /&gt;Première semaine…. nerveux ; …. troisième semaine …. perturbé ; quatrième semaine … Pas croyable !&lt;br /&gt;Un mois et dix jours….triste record !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RXyYZeXjGyI/AAAAAAAAAAk/T1OmboXNjhE/s1600-h/desert.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5007044449145133858" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RXyYZeXjGyI/AAAAAAAAAAk/T1OmboXNjhE/s320/desert.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les jours s’égrènent et ne se ressemblent pas. Les convictions se construisent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est ce que j’ai vécu en quarante jours ? Beaucoup de choses. J’ai fêté deux anniversaires, j’ai payé plusieurs factures, je me suis rasé avec une régularité impeccable chaque matin (sauf le dimanche), j’ai eu des espoirs, puis des déceptions, puis encore de l’espoir. C’est long quarante jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eux : un jour de plus. Puis un autre et encore un autre et un autre encore. Toujours allongés. L’estomac vide et la tête pleine. Demain peut être. Après demain. Dans une semaine ? Que de temps ! Combien de temps encore ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi : 40 jours de colère, de sentiment d’impuissance. Mais eux, eux que pensent-ils ?&lt;br /&gt;Ont-ils encore la force de lever la tête pour jeter un regard à celui qui va pousser la porte. C’est toujours la même personne. Ce n’est jamais La Personne. Ils sont là tel ce soldat du Désert des Tatares. Vont-ils venir les tatares ? Peu importe, ils les attendent de pied ferme même s’il reste une éventualité… Ils viendront. Ils viendront... En attendant, ils se laissent aller à un doux rêve. Il ne faut pas qu’ils réfléchissent beaucoup. Des images et des souvenirs sont à l’affût. C’est terrible les détails. Ça vous rappelle à la réalité. Mais comment fait-on pendant quarante jours pour lutter contre l’assaut de ces images difficilement soutenables ? Je me pose cette question puis je me dis : tu ne peux pas comprendre car tu n’as pas leur courage. C’est certainement ça qui enrage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les autres : vous nous mettez tous devant nos vérités, notre lâcheté, notre petite vie de petit bourgeois content de se parfumer le matin et de s’assurer que ses chaussures sont bien cirées pour se convaincre qu’il est important. On rajoute deux ou trois phrases bien tournées avec un accent affecté, on roule les yeux et on rigole fort pour montrer qu’on a de l’esprit. Avez-vous du courage ?&lt;br /&gt;Au premier jour nous étions (nous les petits bourgeois) sceptiques. Nous avions des doutes, nous n’y croyions pas … puis vous avez tenu.&lt;br /&gt;Nous commencions à nous poser des questions : c’est eux qui ne sont pas normaux ou est-ce nous ? Attendez, nous sommes entrain de nous découvrir. Cela nous fait peur de nous découvrir. Notre édifice se craquelle, se fissure. Au bout d’une semaine nous sommes nerveux. Nos repères se sont estampés. Nous sommes affolés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vu de loin : Des collègues n’ont pas mangé depuis quarante jours. Et on discute et on palabre et on se chicane. Ils ont raisons. Ils n’ont pas raison. Vous n’avez pas raison. Et la raison n’a pas raison et on s’affole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vu de près : ce sont des hommes et des femmes comme vous et moi. Le matin ils disputent leurs enfants pour qu’ils se dépêchent d’aller à l’école. « Tiens le petit a besoin de chaussures ce mois ». Ils se regardent dans la glace et se disent qu’ils ont changé pour ne pas dire qu’ils ont vieilli. Le petit a eu une bonne note, ils en sont fiers, il faudrait l’encourager. Qu’allons nous faire pour la fête de l’aîd ? On achète, on n’achète pas ? Mais ça ne va pas ! Et les enfants c’est important la fête. Oui c’est important. Il faudrait que tout le monde soit là… même le mouton. Oui une fête sans mouton n’est pas une vraie fête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vu de très près : ce sont des professeurs honnêtes qui ne veulent prendre rien à personne, qui veulent que personne ne leur prenne rien. Ils ne sont ni amers ni rancuniers. Ce sont des gens de grandes familles comme on dit. Vous serez étonnés si vous les connaissiez de près, de très près. Ils ne collent pas à nos stéréotypes. Beaucoup de personnes trouvent rassurant de calquer leur modèle sur les autres. Ça aide à comprendre sans faire d’efforts. « Ils ont besoins d’argent ». « Ils ne font ça que pour de l’argent ». Nous, nous avons besoin d’argent (et alors !) mais sommes-nous capables de jeûner quarante jours pour cela ? Y a-t-il une cause qui pourrait nous sortir de vos habitudes de petits bourgeois : « Qui fait ses petites affaires, … avec son p'tit manteau, avec sa p'tite auto, qu'aimerait bien avoir l'air mais qui n'a pas l'air du tout… » ? Difficile ! Je n’en suis pas capable. Je le dis en ramenant la chose à moi pas à eux. Si je n’en suis pas capable c’est parce que j’ai pris des habitudes « petit bourgeois ». Parce que cela m’arrangeait de me convaincre que plus aucune cause ne mérite de sacrifice. Je m’en veux, je m’analyse. Je ne leur en veux pas, je ne les analyse pas. Ils ne m’ont pas demandé mon avis. Ils ne veulent pas savoir pourquoi je ne suis pas avec eux. Ils ont l’élégance de transcender ces choses.&lt;br /&gt;Mais comme moi, caché dans mon coin à écrire dans un blog qui ne sert probablement à rien, je mène ma petite « lutte » pour me soulager un peu ; eux sont dans leur coin à défier notre logique, à bousculer nos convictions. Je n’ai rien demandé. Ils n’ont rien demandé. Mais mine de rien ils ont changé des choses. Ils ont mis à découvert beaucoup de choses. Qui parmi nous regarde l’université de la même manière ? Qui regarde nos collègues comme avant ? Qui ne s’est pas fait une idée de notre gouvernement ? De nos espoirs ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vu de très très près : Ils ont gagné. Ils ont déjà vaincu les Tartares. Car les Tartares pensaient qu’ils déserteraient leur poste aux premières douleurs d’un estomac habitué à être gavé. Ils ont gagné parce que personne (ou alors très peu) ne pensait qu’il puisse y avoir des gens qui pousseraient leur sacrifice aussi loin. Une leçon de courage. Certains s’empressent de « corriger » : de folie. Certainement, assurément de folie, car cela sort du cadre de nos schémas « petit bourgeois ». C’est fou ce qu’ils ne nous ressemblent pas ! Ils sont plus courageux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour cela, il faudrait qu’ils soient soutenus jusqu’au bout. Par respect, par admiration, par honnêteté, par humanité, par amour pour la vie.&lt;br /&gt;Vous qui au fond de vous-même pensez que ces gens vous ont aidé à réaliser quelque chose (avoir un début de droit, ne pas être oublié, mais aussi comprendre beaucoup de choses) souvenez-vous que votre soutien est leur pain quotidien, leur miel, leur nourriture en ces jours difficiles mais qui rehaussent par leur difficulté leur valeur. Ne les affamons pas deux fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand ils comptent les jours qui passent et qu’ils appellent leur rêve doux, essayons d’être dedans.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-6127169467027934070?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/6127169467027934070/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=6127169467027934070' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/6127169467027934070'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/6127169467027934070'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2006/12/le-desert-des-tartares.html' title='Une leçon de courage'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RXyYZeXjGyI/AAAAAAAAAAk/T1OmboXNjhE/s72-c/desert.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-7202811670099418773</id><published>2006-12-05T23:49:00.000Z</published><updated>2007-02-17T06:15:17.523Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Doctorat français'/><title type='text'>l'amertume des universitaires</title><content type='html'>Certains collègues (de Meknès) ont publié un papier dans le journal Yaoumiat annas. Je m’adresse à eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#33ccff;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5005195083202405234" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RXYGaNXPo3I/AAAAAAAAAAY/bQBOr-bqzcQ/s200/Amere.png" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Droit de réponse&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Chers collègues,&lt;br /&gt;J’ai trouvé courageux de votre part d’écrire un tel papier et de le signer. Votre texte ressemble plus à un aveu qu’à un point de vue. Fallait-il être aussi nombreux à l’écrire ? Je pense que les signataires ont cautionné le contenu plus qu’ils ne l’ont écrit. Mais n’en soyez pas offusqués c’est une simple remarque qui n’enlève rien au texte car mathématiquement vous pouvez multiplier un vide par n’importe quel entier il restera vide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai bien lu votre texte. Un glissement s’opère subrepticement et vous trahit. Un texte argumentaire laisse toujours les arguments les plus forts à la fin. Vous faites tout à fait le contraire. Vous êtes calmes au début, énervés à la fin ; sereins puis agités, réfléchis puis impulsifs. En fait, vous êtes dans la logique de celui qui est pris pas le flux verbal et qui cumule les arguments jusqu’à l’épuisement si bien qu’à la fin il ne trouve plus rien à dire, il se met à rire bêtement en reprenant son souffle : « ha ha ha…. vous… avez …vu…ha ha »&lt;br /&gt;Mais tout au long de votre texte et avec une constance digne d’admiration, vous êtes amères. Vos derniers paragraphes sont les plus éloquents et ceux qui vous trahissent le plus. Ils sont les plus pitoyables et les plus risibles. Quoi ? Les DF seraient coupables de faire appel à la France ? L’air de nous dire « ils trahissent la cause nationale. Ce sont des collaborateurs » et d’autres sornettes qu’on sort lors de discours creux de circonstance pour se moquer de l’intelligence des gens. Vous me forcez à croire que vous faites partie des gens qui croient à ces sottises. A moins que vous ne le fassiez exprès ? Ah c’est ça donc, vous manquiez d’argument. Pas grave, mais permettez-moi de vous rappeler messieurs « les nationalistes » quelques vérités : C’est grâce à la France que vous avez fait vos études (si vous en doutez relisez l’histoire des 50 ans d’indépendance, soit plus que toute la période du protectorat et voyez combien nous sommes d’analphabètes. Ne voyez dans ce dernier mot aucune allusion à vous, je parle effectivement des vrais analphabètes. Mais surtout c’est grâce à la France que vous êtes enseignants (tout le système éducatif est calqué sur ce modèle). Puis la France Messieurs, c’est la France dont vous rêvez. Sincèrement, ne voudriez-vous pas être comme la France ? Non ? Ah bon !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis je vous reconnais une intention humoristique ratée avec ces doctorats « baldia » et « roumia ». Mais pour ne rien vous cacher, vous vous en doutez sûrement, ça ne m’a pas fait rire. Je n’aime pas beaucoup l’humour à la Dasoukine. Je respecte la personne, mais j’estime que des gens comme nous devraient rire de choses plus subtiles. Allez je vous le concède : chacun son humour. Avouez quand même que cela fait déjà deux choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai laissé bien sûr l’argument le plus fort pour la fin (cela permet aux lecteurs de garder à l’esprit l’élément le plus déterminant ; pardon j’ai oublié que vous êtes aussi des professeurs)&lt;br /&gt;Quel est le sens de votre texte ? (là je me rends compte que je suis trop didactique) Je vais vous illustrer la chose car l’exemple est un bon argument.&lt;br /&gt;Avez-vous déjà lu dans un communiqué des DF quelque chose du genre : nous ne voulons pas que les PES soient PES ? ou que ceux qui ont eut leur thèse d’Etat repassent devant une commission pour vérifier s’ils méritent leur diplôme ? Ou encore nous ne voulons pas que les titulaires des DES soient aussi des PH ou PES ? NON ! Je réponds à votre place pour que ce NON résonne fort dans votre oreille.&lt;br /&gt;C’est ce que vous faites. Vous ne voulez rien pour vous. Vous voulez que les autres n’aient rien. C’est pourquoi vous vous complaisiez dans l’injustice dont sont victimes certains de vos collègues. Cela vous donnait du baume au cœur. C’est bon de voir les autres malheureux, ça permet d’oublier un peu ses malheurs. Nous ne voudrions pas que les autres soient ….&lt;br /&gt;Excusez-moi. Je viens de recevoir un communiqué des Doctorats Marocains (clin d’œil … Français # marocain.. vous avez compris ?).&lt;br /&gt;Il s’agit d’un communiqué et je viens de réaliser que ce que je vous disais est éloquemment illustré ici.&lt;br /&gt;C’est tellement bien dit que je ne résiste pas à la tentation d’emprunter des pans entiers du texte. Voyez par exemple le sixième point :&lt;br /&gt;6. Les derniers accords conclus entre le BN et le MEN n'impliquent que ces deux parties et le communiqué du MEN suite à ces accords est inacceptable.&lt;br /&gt;Pourquoi inacceptable ? Ils sont donc d’accord avec les DF qui ne l’acceptent pas non plus ? Non, il y a erreur ou imprécision dans le choix des mots : ils voulaient dire certainement « Insupportable », « Insoutenable », « Rageant », « Pénible » pour nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre point&lt;br /&gt;4. Ni le bureau National, Ni le ministre sont habilités à promettre la distribution des diplômes qui se méritent scientifiquement et ce dans le souci de préserver la crédibilité de notre université marocaine&lt;br /&gt;Quand j’entends une phrase comme celle là « préserver la crédibilité de notre université marocaine » je vous jure que j’ai envie de pouffer. Ça sonne faux. C’est comme quand un dictateur vous parle de démocratie ou un analphabète (non, non, je vous assure qu’il n’y a aucune allusion…) vous parle de littérature.&lt;br /&gt;Pourquoi préserver ? Elle l’a déjà, la crédibilité ? Pardon chers collègues, il y a parmi vous mes professeurs que je respecte pour leur probité et leur intelligence. Ils sont rares. Trop rares pour constituer la règle. Par contre il y a une masse qui s’indignera des mes propos… pour ne rien vous cacher c’est le cadet de mes soucis. Mais de grâce, ne sortez pas les gros mots. « Se méritent scientifiquement ». Tais-toi donc Grand Jacques ! que connais-tu à la science…&lt;br /&gt;Et puis bonne nouvelle ! il distribue les diplômes maintenant le MEN ? Ah bon ? Je croyais que les DF tenaient tellement au leur. Vous ne l’aviez pas compris ? Ils ne veulent pas de diplôme, ils l’ont. D’un grand pays. Ils voudraient seulement qu’un pays du 1/3 monde, qui se trouve être le leur, reconnaisse que ce diplôme est équivalent à celui de la Belgique, de la Bulgarie, de l’Egypte… Non ? Ils n’ont pas raison de revendiquer cette équivalence ? Ah bon !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soucieux quand même de l’unité syndicale : corriger les dérapages dangereux qui font naître les "catégories". Mais bien entendu ils s’empressent d’en créer une nouvelle catégorie. Comment n’ont-ils pas remarqué ça ? Ils ne relisent pas leurs textes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à leurs revendications je n’en dirai rien. Je leur souhaite d’obtenir ce qu’ils veulent et s’ils ont besoin de notre aide nous nous solidariserons avec eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais je ne revendiquerai quelque chose contre vous… rationalisme français oblige ! Avouez que tout français qu’il est, le rationalisme est préférable à l'amertume.&lt;br /&gt;Vous avez failli me faire oublier le premier texte. Mais comme j’ai été un peu long je termine sur cette phrase où les auteurs (du texte du journal) pensent que les DF ont été trop gâtés (six ans de bonif’ et maintenant PH et demain PES)&lt;br /&gt;Cela m’a vraiment fait sourire. C’est aussi mignon que quand mes enfants se chamaillent « Papa pourquoi lui il a un bonbon et pas moi ? » C’est que ce ne sont que des enfants. On jurait parfois qu’ils seraient « plus heureux » si papa leur donnait à tous une bonne raclé ! Heureusement que nous sommes des adultes. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-7202811670099418773?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/7202811670099418773/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=7202811670099418773' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/7202811670099418773'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/7202811670099418773'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2006/12/certains-collgues-de-mekns-ont-publi-un.html' title='l&apos;amertume des universitaires'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RXYGaNXPo3I/AAAAAAAAAAY/bQBOr-bqzcQ/s72-c/Amere.png' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-474125380496581077</id><published>2006-12-03T17:55:00.000Z</published><updated>2007-02-17T06:15:45.610Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Doctorat français'/><title type='text'>Question de logique</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RXMa_9XPo2I/AAAAAAAAAAM/oY7WQgnKWEI/s1600-h/Divergence.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5004373297044890466" style="FLOAT: right; MARGIN: 0pt 0pt 10px 10px; CURSOR: pointer" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RXMa_9XPo2I/AAAAAAAAAAM/oY7WQgnKWEI/s200/Divergence.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;En discutant avec mes collègues, qu’ils soient grévistes de la faim, grévistes tout court, ou non grévistes, j’ai remarqué qu’il y a de part et d’autre une incompréhension totale : « comment peuvent-ils mener une grève de la faim ? » disent certains. Ce à quoi d’autres répliquent : « Comment osent-ils travailler alors que des collègues risquent leur vie ?&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold; COLOR: rgb(204,0,0)"&gt;Question de logique&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;J’ai longtemps cru que la Vérité est Une, &lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;limpide et claire et que ceux qui ne la voient pas ne veulent tout simplement pas &lt;?xml:namespace prefix = st1 /&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la voir. J"&gt;la voir. J&lt;/st1:personname&gt;’ai appris avec ce problème des DF qu’il ne s’agit pas en fait de Vérité mais de Logique et que cette logique est forcément plurielle.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Je pense que dans cette histoire il y a plusieurs logiques (pas toutes logiques) qui se confrontent, se côtoient, se croisent &lt;st1:personname st="on" productid="et s"&gt;et s&lt;/st1:personname&gt;’ignorent. Chacun dans son monde, chacun sa langue. Un dialogue de sourds comme on dit. Il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, dit le proverbe&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Quelles sont donc ces logiques ?&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Je n’en connais bien qu’une, la mienne,&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;mais je peux&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;comprendre que l’autre logique soit différente de la mienne. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Des femmes et des hommes ont fait leurs études en France. Ça marque croyez-moi ! Ça forme, certains diront ça « déforme », ce qui revient au même. Ça change &lt;st1:personname st="on" productid="la personne. J"&gt;la personne. J&lt;/st1:personname&gt;’ai des amis français qui ont vécu quelques mois parmi nous et qui ont changé leur perception des choses. Je m’empresse de le préciser au cas où certains voudraient rectifier mes propos en des termes plus marqués du genre « acculturation » « aliénation » etc. Quoi qu’il en soit, il y a &lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;de ces acculturations qu’on peut porter fièrement. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Pour qu’un dialogue ne tourne pas en « dialogue de sourds » il faudrait que certains préalables et postulats soient établis. Sinon on les précise d’emblée. Dans toute négociation la logique de l’interlocuteur est un paramètre déterminant. Tout le monde sait qu’une logique déphasée, toute logique qu’elle est, &lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;est illogique. C’est l’erreur fondamentale. Dans notre cas, les questions préalables à poser sont celles-là : avec qui discutons nous ? Qu’elle est sa logique ? Peut-il comprendre la nôtre ?&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Nous avons appris en France que la politique est une responsabilité. En cas de problème ou d’erreur, l’homme politique le paie cher. Les journaux français font état quotidiennement de ce qu’ils appellent « les affaires ». Il ne passe pas un jour où des élus ou ministres sont appelés à témoigner devant un juge, &lt;st1:personname st="on" productid="à s"&gt;à s&lt;/st1:personname&gt;’expliquer devant une commission parlementaire. Vous sentez peut-être dans mes propos une admiration et un enthousiasme débordant. C’est que j’ai l’impression d’avoir le droit d’être fier de ce pays qui n’est pas le mien. Peut-être est-ce juste parce que c’est le pays qui m’a donné mon diplôme. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Quel homme politique en France peut se permettre une manifestation ? Qui peut résister à une longue pétition ? Qui peut tenir devant quelques jours de grève ? Même quand les grévistes sont des immigrés illégaux qui squattent des églises, les responsables politiques se justifient, hésitent et toute la société civile en discute. Le premier ministre français a retiré une réforme fondamentale sur l’enseignement parce que les jeunes lycéens (rien que des lycéens !) ont manifestés. Un ancien premier ministre a &lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;immigré au Canada parce qu’il n’a pas était très transparent dans sa gestion.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Pourquoi les hommes politiques français sont-ils si « fragiles » ? &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Parce qu’il y a en France une forte opinion publique mais aussi parce que les hommes politiques français ont une certaine culture démocratique. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Quel ministre français du travail peut résister à une escroquerie au travail qui a touché 30000 de ses citoyens? Aucun. Quel ministre d’intérieur français &lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;peut supporter un scandale portant sur un abus de pouvoir d’un commissaire condamné à mort ? &lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Aucun ! Quel ministre de finance français &lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;peut supporter tant de scandales touchant tant d’organismes bancaires et financiers? Aucun. C’est que nous sommes dans une autre culture.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;C’est là où réside le problème. Nous avons oublié cette vérité première. Nous ne sommes pas en France, pays de la raison et du droit. Nous sommes au pays des merveilles. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Nous sommes en « Orient ». Et en Orient la vie et légère, vaporeuse, autant dire invisible. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Si vous voulez avoir une idée de la considération qu’on a pour la vie il faut se rappeler ce qu’à dit ce modèle de l’homme politique oriental qu’était Saddam Hussein. Il &lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;avait défié les américains ont leur disant fièrement « moi je peux supporter 100 mille morts, pas vous ». Il avait raison. A 100 mille morts américains les Etats-Unis changeraient de régime. D’ailleurs, les milliers de morts irakiens d’aujourd’hui gênent beaucoup plus les américains que tous les pays arabes réunis. Pour nous c’est juste une information. Pour les occidentaux c’est un débat. C’est que nous n’avons aucun respect pour la vie.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Comment discuter avec quelqu’un qui n’a aucune considération pour la vie ? &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Une grève de la faim est un message où quelqu’un vous dit : je suis prêt à sacrifier ma vie si une injustice n’est pas levée. C’est du chantage ? Oui si vous voulez l’appeler ainsi je n’y vois aucun inconvénient. &lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;Tous les moyens de lutte sont des chantages. Sinon on se suicide. Le suicide est un acte radical sans concession. Il ne laisse pas de temps à &lt;st1:personname st="on" productid="la réaction. Il"&gt;la réaction. Il&lt;/st1:personname&gt; envoie un message définitif, jette un poids sur la conscience quand il y en a une. La grève de la faim est&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;le cheminement vers cette fin radicale. C’est un suicide au ralenti qui laisse au responsable de l’injustice le temps de constater les conséquences de ses actes (ou absence d’actes). C’est l’ultime moyen car la vie est ce qu’il y a de plus sacré…sauf pour ceux qui peuvent se permettre 100 000 morts. Peut-être sommes nous dans ce cas de figure. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Je pense que le malentendu est là.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;Nos dirigeants ont si peu de considération pour la vie et peu de conscience politique, qu’une personne, deux, dix,…mille… 1769 même peuvent mourir sans qu’ils soient ébranlés. C’est qu’ils ne nous doivent rien. Ils n’ont aucun mandat de nous, ils ne sont redevables de leur poste à personne (je veux dire aux électeurs) Soit « C’est mon argent qui a fait de moi ce que je suis… » &lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;soit « Ce n’est pas toi qui m’a nommé…) &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Et vous voulez convaincre ces personnes ? &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-474125380496581077?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/474125380496581077/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=474125380496581077' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/474125380496581077'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/474125380496581077'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2006/12/en-discutant-avec-mes-collgues-quils.html' title='Question de logique'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__eOoGh5uop4/RXMa_9XPo2I/AAAAAAAAAAM/oY7WQgnKWEI/s72-c/Divergence.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-2446615469542306655</id><published>2006-11-27T18:23:00.000Z</published><updated>2007-02-17T06:16:08.897Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Doctorat français'/><title type='text'>La Gauche Cause!</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3500/70985256585496/1600/283126/porte_voix.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0pt 10px 10px 0pt; CURSOR: pointer" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3500/70985256585496/200/17024/porte_voix.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(0,51,51);font-size:85%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold; COLOR: rgb(255,255,255)"&gt;Pardon à ceux qui y croient encore mais peut-être ont-ils eu plus de chance avec leur gauche.&lt;/span&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,255,255)"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold; COLOR: rgb(255,255,255)"&gt;Je ne parle forcément que d'une certaine gauche.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,0,0)"&gt;La gauche cause !&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Qu’ils étaient beaux ces moments de lutte ! On nous présentait notre combat comme un sacrifice immense pour le bien de l’humanité. Rien que ça ! Nous étions nourris au discours mielleux et pompeux de la gauche, discours généreux et intransigeant: nous sommes le monde ! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Que c’était beau d’être de gauche ! Y a-t-il plus juste qu’un homme de gauche ? Y a-t-il plus généreux ? Plus Homme ? Je pensais sincèrement que la qualité humaine leur était exclusive. Les autres ne sont que des capitalistes, profiteurs, exploiteurs ou alors ce sont des intégristes, passéistes. Non, ou on était de gauche ou on n’était pas homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’il était beau leur discours, jusqu’à il n’y a pas longtemps. Cela vous donnait le frisson des grands jours que notre angélisme appelait « le combat décisif »! Nous y avons cru et certains y ont cru plus que d’autres. Ils l’ont payé de leur vie, de leur avenir. Mais c’était beau le sacrifice pour une cause ! Les uns tombaient et se relevaient, les autres reprenaient l’étendard pour aller de l’avant contre l’obscurantisme, l’exploitation. On était heureux et fiers de prendre des risques car notre vie nous paraissait insignifiante devant l’immensité de la tâche. J’avais parfois honte de ne pas être, par ma naissance, de ces "damnés de la terre".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avions vingt ans et pas grand-chose à perdre. Le discours transformait les souffrances en moments de joie. Qu’un séparatiste irlandais mène une grève de la faim et nous étions scandalisés. N’est-ce pas M. El Habib ? Nous ne connaissions rien de cet irrlandais, ni ce qu’il a fait, ni ce qu’il voulait faire, nous étions scandalisés qu’un combattant soit victime de "l’impérialisme mondial". Nous étions admiratifs devant son courage et son obstination à se sacrifier. Il est mort et il nous a laissé des photos à accrocher aux murs lors des soirées poétiques organisées par l’UNEM à Rabat, L’UNEM de gauche, purement de gauche. La parole s’enflamme. Car tout est discours. N’est-ce pas M. EL GAHS, M GUESSOUS? Grandes... "consciences" quand il s’agit de la Palestine, de l’Ireland ou de l’Erythrée.&lt;br /&gt;Voilà une autre image, une autre photo, un autre slogan. Une parole, un discours qui s’ajoutent au discours. Et la gauche cause, …. la gauche glose, car la gauche est "gloseuse".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis vint le temps où elle a cessé de parler. Elle a pris le pouvoir. En réalité c’est le pouvoir qui l’a prise. La gauche a perdu de son éloquence. Elle s’est assagie. Elle est devenue réaliste. Et les principes ? Comment transcrire un rire sonore et roulant pour répondre à cette question?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voila des marocains, hommes et femmes, pères et mères de famille, professeurs universitaires qui plus est… ils font grève de la faim pendant 24 jours… (jusqu’au 24 novembre 2006) vingt-quatre-jours…576 heures sans manger ! … et pas de discours ? … Non pas de discours. La gauche se retient car si elle essaye de parler, il ne sortirait de sa bouche qu’un rire trop fort pour qu’il soit sincère. Un rire nerveux que tous ceux qui ont trahis leurs principes connaissent. Rien ?... Rien… Ils ne mangent rien ? … Rien !&lt;br /&gt;Où sont-ils donc passés ces donneurs de leçon, qui nous ont lancé à coup de slogans devant les canons des fusils un 21 juin 1981 ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me rappelle d’un certain « moharir » et ses pamphlets enflammés sur la liberté de la presse.&lt;br /&gt;Peut-être que sa mort a annoncé la vraie mort de la gauche. Mais il y a tromperie sur la marchandise. On m’a fait croire que le défunt mouharir a eu un héritier.&lt;br /&gt;Que disait Al mouharir ? Que la presse dit, informe, renseigne le citoyen contre les forces obscures (impérialistes, sionistes, etc.) qui ne veulent pas qu’on sache.&lt;br /&gt;Que doit-on savoir ? Les souffrances du peuple ? Pas forcément, tout événement est « journalistiquement » légitime. En parler ne signifie pas le cautionner. Vous voyez, je ne vous reproche pas votre position mais votre silence après tant d’année de bruit, de vacarme (et dire que j’entendais cela comme une musique).&lt;br /&gt;Il y a des professeurs qui font grève de la faim pendant 24 jours. Que dit l’héritier du « mouharir » ? Rien ! Il jeûne ma parole. Ne voit-il vraiment rien ? Et la bien nommée Libé, a-t-elle réellement le courage de son nom ? Rien… Oh si 2 textes quand même…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant les deux journaux sont là dans les kiosques. Ils parlent de quoi alors ? De tout ce que le gouvernement fait de bien. Et il ne fait que du bien. Il fut un temps (le temps du discours) ou cela s’appelait « العام زين ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les chiffres&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai fait les calculs, histoire de passer le temps.&lt;br /&gt;35 titres (journaux, magazines, agence de presse etc.) ont parlé du problème des DF. 131 textes ont été écrits. Etalés sur une période allant du 21 mars au 24 novembre 2006 où l’affaire est devenue publique, soit plus de huit mois.&lt;br /&gt;La presse partisane de gauche ou de droite a écrit 43,51% des articles. C’est-à-dire que la presse libre (non affiliée à un parti politique) a pris en charge 56,49% du total des articles. Le problème n’est-ils pas politique, social, syndical ?&lt;br /&gt;Cette petite moitié écrite par les journaux des partis se répartit inégalement entre les partis de gauche et les autres tendances (On ne peut pas parler au Maroc d’une droite. En réalité je me demande si on peut parler de gauche même si le parti de M. Elyazghi a choisi pour emblème la rose).&lt;br /&gt;La gauche toutes tendances confondues a publié 15,26% des 131 articles Alors que la droite en a publié 28,25% . Le reste est bien sûr le fait de la presse dite libre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Essayons maintenant de voir qui est dans les 15,26% de gauche. 60% des articles des journaux de gauche sont du à un seule titre : Al Monataf de M. ElKhayari (FFD). Cela mérite d’être analysé. On sait que c’est un parti mal aimé de la gauche pour des raisons historiques. L’autre minoritaire de la gauche, le PPS a écrit dans ses deux organes (Al Bayane et Bayane Al Yaoum) 20% des articles. A eux deux ces deux partis totalisent 80% des articles écrits par la gauche sur le problème des DF.&lt;br /&gt;Le premier parti du Maroc, celui de M. le ministre de l’enseignement supérieur n’a participé dans l’information des citoyens que par 2 articles dans libération (en français) soit 1,52% des 131 articles. Quand on compare ce chiffre au 13,74% de Rissalate al oumma ou au 9,16% de Al Mounataf, des questions légitimes peuvent être posées sur le devoir d’information de la presse.&lt;br /&gt;Si on affine encore l’analyse en prenant en considération la période de la publication des articles on découvre d’autres vérités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Depuis la grève de la faim&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur les 131 articles publiés, 98 l’ont été après le 1e novembre. Cela représente 74,80%. Le mouvement de la grève de la faim a certainement rendu le problème des DF plus médiatique.&lt;br /&gt;De ces 98 articles seuls 16 émanent de la gauche (16,32%). La droite quant a elle, elle a publié 28,57% de l’ensemble des articles depuis le 1e novembre.&lt;br /&gt;Les journaux de l’USFP n’ont publié depuis cette date que 12,5% des articles de gauche et 2,04% de l’ensemble des articles. Le reste de la gauche a pris en charge les 87,5% qui reste.&lt;br /&gt;Bien entendu, nous avons abordé la question en terme de titres appartenant au parti de M. EL Malki. Il y a une vérité atroce qui se cache derrière ces chiffres : le journal « AL ITIHAD AL ICHTIRAKI » a publié 0% des articles. RIEN. Le journal arabe du parti majoritaire…. RIEN.&lt;br /&gt;Quand je vous disais que le pouvoir a pris la gauche.&lt;br /&gt;C’est vrai que « العام زين ». Tout va bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ailleurs, sous d’autres cieux, il y a ce qu’on appelle des « consciences ». Des hommes et des femmes qui par courage et par principe viennent s’enquérir du désespoir des gens qui n’ont plus confiance dans leur pays, et qui recourent à des moyens extrêmes pour se faire entendre.&lt;br /&gt;Merci M. EL MANJARA d'être passé. Merci à tous ceux qui ont poussé l'élégeance jusqu'à venir dire un mot léger et doux traduisant leur soutien, leur compassion.&lt;br /&gt;Mais la gauche... de M. le ministre... RIEN. Quand même, une parole, un mot, un murmure, un chuchotement, un tout petit son, venant de vous, vous dont les cris assourdissaient les horizons… NON RIEN !&lt;br /&gt;Même pas de visite pour ….. RIEN !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-2446615469542306655?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/2446615469542306655/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=2446615469542306655' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/2446615469542306655'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/2446615469542306655'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2006/11/la-gauche-cause.html' title='La Gauche Cause!'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-1262486993947030917</id><published>2006-11-25T22:23:00.000Z</published><updated>2007-02-17T06:16:46.644Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Doctorat français'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='nouvelle; fiction'/><title type='text'>Discussion édifiante!</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3500/70985256585496/1600/703474/trotterquizzgf.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0pt 10px 10px 0pt; CURSOR: pointer" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3500/70985256585496/200/751764/trotterquizzgf.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3500/70985256585496/1600/341379/b%3Fte.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ma mère m’a rendu visite ce soir. Elle paraissait inquiète et angoissée, comme si elle portait en elle une lourde déception dont elle voulait se débarrasser. J’ai tout de suite compris qu’elle allait m’annoncer quelque chose de grave.&lt;br /&gt;Ma mère est une dame d’un certain âge. Elle a passé sa vie à en vouloir à son père d’avoir brisé sa "belle carrière" en interrompant ses études. Quand on lui répétait qu’arrêter les études à la classe du CP ne mérite pas d’être appelé « une interruption des études », elle nous répondait que ces quelques mois passés à l’école des français valaient beaucoup plus que toute notre école primaire et même secondaire. Cette équation lui semblait d’autant plus juste qu’elle voyait bien que mon père, qui n’a jamais été dans une école française et qui a passé beaucoup de temps dans son école coranique, n’arrêtait jamais de lui poser la même question « qu’est-ce qu’il a dit ? » quand ils regardaient ensemble un film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma mère regardait son verre de thé comme si elle lui parlait quand elle me lança :&lt;br /&gt;« - Dis-moi mon fils, j’ai vu à la télévision des professeurs comme toi faire une grève de la faim.&lt;br /&gt;- Oui mère.&lt;br /&gt;- C’est quoi cette histoire ? Le makhzen ne vous paye plus ?&lt;br /&gt;- Non, c’est plus compliqué. Je ne sais pas si tu vas comprendre…&lt;br /&gt;- Quoi ? traite moi d’imbécile pendant que tu y es…&lt;br /&gt;- Pardon, ce n’est pas ce que je voulais dire. Voilà l’Etat ne reconnaît pas notre diplôme comme étant ... un... un « bon » diplôme. Comme celui des marocains…&lt;br /&gt;- Vous n’êtes pas des marocains, vous ?&lt;br /&gt;- Si, mais nous avons fait nos études en France. Et il parrait que le diplôme français est moins bien que le diplôme marocain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle semblait déconcertée. Quelque chose lui paraissait illogique dans mes propos. J’ai senti son embarras et j’ai essayé de lui expliquer, mais elle m’a interrompu&lt;br /&gt;- attends, si j’ai bien compris, tu as passé tant d'années à étudier ici et tu nous as tellement embêté pour continuer tes études en France. Tu as passé des années là-bas. J’étais angoissée à l’idée que tu ne rentres jamais au Maroc parce que tout le monde me disait que les jeunes quand ils vont là-bas ils trouvent un monde qu’il ne veulent plus quitter. J’étais en même temps heureuse pour toi parce que tu étais dans un monde qu’on a du mal à quitter. Tout cela pour te rendre compte à la fin que si tu voulais réussir tes études, si tu voulais avoir le meilleur diplôme il fallait rester au Maroc. C’est ça ? dis-moi c’est ça ?&lt;br /&gt;- Oui c’est ça mère.&lt;br /&gt;- Mais alors tous ces gens qui se saignent pour mettre leurs enfants dans des écoles françaises, qui se tuent pour leur trouver une inscription en France, avec un visa et tout ce que ça coûte, ils ne se rendent pas compte qu’ils ont tout chez eux ? Que nos écoles sont les meilleures ?&lt;br /&gt;- Je pense qu’ils ne se rendent pas compte.&lt;br /&gt;- Ne te fous pas de moi. Tu es professeur. Tu connais bien l’université marocaine et française. Alors dis-moi elle est bien votre université ?&lt;br /&gt;- Excellente.&lt;br /&gt;- Mieux qu’en France ?&lt;br /&gt;- Largement.&lt;br /&gt;- Dis-moi mon fils. Toi tu es allé faire des études en France pour apprendre la langue, le français, n'est-ce pas ? Tu es professeur de français, n'est-ce pas? Est-ce que nous au Maroc , nous enseignons mieux le français? laissé&lt;br /&gt;- Si tu penses vraiment que les français parlent mieux que nous le français, tu te trompes mère.&lt;br /&gt;- Tu vois ça me fait plaisir. Je savais que nous pouvions dépasser nos anciens maîtres. Ils nous ont colonisés, ils nous ont formés dans leurs écoles ; ah si mon père m’avait laissée terminer mes études ! mais aujourd’hui tu me dis que nos universités sont meilleures. C’est comme si on a obtenu notre indépendance une seconde fois. Je te remercie pour cette bonne nouvelle.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Elle prit une gorgé de thé et dans sa tête une foule de questions semlaient se bousculer.&lt;br /&gt;- Dis-moi, il faudrait alors que les mamans françaises nous envoient leurs enfants pour étudier chez nous. Est-ce qu’il y en a chez vous à l’université ?&lt;br /&gt;- Non pas encore... Mais... il y a des africains. Peut-être qu’ils ne vont pas tarder à venir les jeunes français.&lt;br /&gt;- Surtout ne soyez pas trop sévère avec eux. Il faut reconnaître qu’ils nous ont laissé de bonnes choses.&lt;br /&gt;- Rassure-toi mère. Nous les traiterons bien.&lt;br /&gt;- Tu vois je suis triste pour tes collègues mais heureuse que le Maroc soit en si bonne position. Mais dis-moi, ce n’est quand même pas parce que nos universités sont meilleures que nous dépassons la France en tout ? Tiens ta voiture, elle est française, n’est-ce pas ?&lt;br /&gt;- Oui mère. Mais dans les usines françaises ce sont des marocains qui l’ont montée.&lt;br /&gt;- Allahou akbar ! Quel bonheur ! Que dieu nous préserve du mauvais œil. Ecoute mon fils. Vas dire à tes collègues de remercier dieu et de pardonner à ceux qui leur font tort. Ils ont choisi le mauvais pays pour faire leurs études, mais ce n’est pas grave. Ils peuvent être fiers de leur pays. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement tout est question de point de vue. Mais c’est vrai que notre pays est merveilleux. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-1262486993947030917?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://doctorat-francais.ifrance.com/' title='Discussion édifiante!'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/1262486993947030917/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=1262486993947030917' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/1262486993947030917'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/1262486993947030917'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2006/11/discussion-difiante.html' title='Discussion édifiante!'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-8648374906933078927</id><published>2006-11-20T14:09:00.001Z</published><updated>2007-02-17T06:17:10.217Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Doctorat français'/><title type='text'>« Papa on est fière de toi… »</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ffcc00;"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3500/70985256585496/1600/269166/papa.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 274px; CURSOR: hand; HEIGHT: 164px" height="97" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3500/70985256585496/320/945598/papa.jpg" width="274" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;« Papa on est &lt;em&gt;fière&lt;/em&gt; de toi… »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;J’ai embrassé ma fille pour lui souhaiter bonne nuit. C’est un petit rituel qui a pris place dans notre vie et qui nous rassure tous les deux. Puis, je suis retourné à mon ordinateur pour lire mon courrier « DF » (Doctorat Français) et aller sur le site (&lt;a href="http://doctorat-francais.ifrance.com/"&gt;http://doctorat-francais.ifrance.com/&lt;/a&gt; ). Un collègue de la faculté des sciences (Faouzi : &lt;a href="mailto:afaouzi63@yahoo.fr"&gt;afaouzi63@yahoo.fr&lt;/a&gt;) nous fait chaque soir la synthèse des nouvelles concernant cet imbroglio qu’est devenu le dossiers des professeurs DF. Il n’envoie jamais ses commentaires avant 22h00. Il a sûrement, lui aussi, son propre rituel : faire dormir les enfants, ramener le calme et le silence à la maison pour se concentrer et faire le point : Quatrième semaine de grève de la faim ; 20 jours de jeûne ; presque un autre Ramadan. Y aura-t-il un Aïd au bout ? Ces Docteurs grévistes de la faim ont eux aussi des enfants qui attendent leur papa ou maman venir les embrasser et les rassurer la nuit. Mais chez eux, contrairement à ailleurs, les enfants ont appris à être moins turbulents car un enfant solitaire est toujours silencieux. Je me suis rappelé quand j’étais enfant et que mon père tardait à rentrer. Non seulement je n’avais pas sommeil mais ma petite tête bourdonnait de cauchemars. Mon père serait mort. C’est pire qu’une &lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3500/70985256585496/1600/158843/DESSIN%20ENFANT.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 175px; CURSOR: hand; HEIGHT: 169px" height="89" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3500/70985256585496/200/483027/DESSIN%20ENFANT.jpg" width="159" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;mort, la mort d’un père pour un enfant, fut-elle hypothétique. Dans ces familles de Docteurs grévistes je suppose que le calme règne en surface. Les bruits sont à l’intérieur des âmes agitées, torturées. « Je sais que mon papa est vivant, mais … ! ».&lt;br /&gt;J’ai lu avec beaucoup de tendresse ces quelques mots griffonnés d’une main d’enfant avec ces fautes mignonnes qui vous disent que mes sentiments dépassent de loin les possibilités de mon expression.&lt;br /&gt;« Papa on est fière de toi !»&lt;br /&gt;Un soir, où Papa n’est toujours pas rentré, une maman dans l’angoisse ramène ses enfants autour d’elle. A leurs questions incessantes et persistantes, elle répond par un projet, comme un jeu pour faire oublier un moment la peur, pour faire cesser ces questions qui dépendent d’un homme politique (un seul ?) dont les enfants sont au chaud avec leur gouvernante.&lt;br /&gt;« Et si on écrivait à votre Papa ?&lt;br /&gt;Chouette ! on va jouer ?&lt;br /&gt;En réalité nous allons aussi rentrer en communication avec lui. Vous savez, il est au bout de votre trait de craie. Dès qu’il le lira, le lien s’établira. »&lt;br /&gt;Tout un projet d’écriture. J’ai appris que notre tendance, nous universitaires, à donner de la valeur à un texte en fonction de sa longueur est une aberration. Un mot suffit pour ébranler un monde. « Papa on est fière de toi ».&lt;br /&gt;N’est-ce pas tout un texte, cette phrase ? Ne dit-elle pas tout ? Ne peut-on pas écrire à partir de là toute une thèse (marocaine bien sûr car il faut qu’elle soit la meilleure) ?&lt;br /&gt;Prenez un petit moment. Allez dans la chambre de votre enfant et regardez-le. Vous ne pouvez le regarder qu’avec tendresse. Il dort ? C’est beau un enfant qui dort. Il donne toujours l’impression d’être dans un rêve paradisiaque. Couvrez-le s’il s’est découvert. A-t-il oublié la lumière allumée ? Eteignez-la pour que son sommeil soit paisible, ou laissez une veilleuse pour chasser ses angoisses la nuit. Maintenant que vous êtes rassasié de cette image apaisante, retournez dans votre chambre sur les pointes des pieds. Fermez la porte doucement.&lt;br /&gt;« Je suis heureux ! mes enfants dorment en paix ».&lt;br /&gt;Et les autres ? Les enfants de nos collègues dormant dans une salle mal chauffée à Rabat loin de leur famille ? Font-ils de beaux rêves ? Dorment-ils au moins ? Ils jouent à écrirent à leur papa : « Papa on est fière de toi ».&lt;br /&gt;Si en lisant cette phrase vous n’avez pas lutté pour que les larmes ne vous trahissent pas, si vous n’avez pas senti en vous une rage remonter des fonds de vos tripes, si le monde ne s’est pas écroulé autour de vous, c’est que probablement vous avez la force de ce « ministre-général » qui fait marcher au pas son département en bon gestionnaire responsable. Qu’a-t-il à faire des sentiments de pseudo humanistes, pleurnichards. La politique n’est pas un jeu d’enfant, fut-il un projet d’écriture. D’une main vigoureuse, notre ministre froisse le papier et le jette à la poubelle. Balivernes, sornettes, paroles d’enfants. Il se lève avec au bout des lèvres un sourire narquois. Il se fait tard et la journée était dure. Il faut dormir, mais il va quand même jeter un coup d’œil à ses enfants, histoire de s’assurer qu’ils sont bien couverts.&lt;br /&gt;Pensez-vous réellement, Monsieur, recevoir un jour de vos enfants un texte comme celui-la : « Papa on est fière de toi » ?&lt;br /&gt;Certainement, car vos enfants vous aiment plus que tout au monde. Mais les enfants des Docteurs grévistes de la faim n’ont pas terminé leur texte. C’est un projet d’écriture. Vous avez le pouvoir de modeler ce projet. Vous leur dictez le texte.&lt;br /&gt;Imaginez un peu ce qu’ils diraient, en enfants innocents, s’ils savent que vous les privez de leur papa. Je prie Dieu pour que ce présent (privez) ne deviennent jamais un passé composé. Car si c’est le cas vous risquez de recevoir le même texte de tous les enfants (peut-être mêmes des vôtres) … à la forme négative.&lt;br /&gt;Que Dieu nous préserve !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-8648374906933078927?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/8648374906933078927/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=8648374906933078927' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/8648374906933078927'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/8648374906933078927'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2006/11/papa-on-est-fire-de-toi_20.html' title='« Papa on est fière de toi… »'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-3784852719560198608</id><published>2006-11-18T22:19:00.000Z</published><updated>2007-02-17T06:17:30.283Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Doctorat français'/><title type='text'>Doit-on mourir pour un diplôme?</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Résumé pour ceux qui ne connaissent pas le problème : &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les professeurs titulaires du Doctorat Français (DF) recrutés avant 1997 ont été engagés «provisoirement» dans le cadre de « maître assistant ». Vingt deux ans plus tard le ministère &lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3500/70985256585496/1600/145133/mechant.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 129px; CURSOR: hand; HEIGHT: 115px" height="154" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3500/70985256585496/320/885082/mechant.jpg" width="190" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;n’a toujours pas statué sur l’équivalence de leur diplôme.&lt;/span&gt;&lt;span dir="rtl"  style="font-size:100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Pour le ministère marocain de l’enseignement supérieur, TOUS les Doctorats du monde ont l’équivalence du Doctorats d’Etat marocain SAUF LE DOCTORAT FRANCAIS (toute l’Europe, toute l’Amérique, les pays arabes etc.) L&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;e diplôme français est considéré comme moins important que le diplôme marocain et que tous les autres diplômes du monde. Le ministère a fini par reconnaître qu’il a commis une erreur et propose de la corriger partiellement. Les DF veulent avoir tous leurs droits rien que leurs droits. Vingt deux ans plus tard, quelques professeurs entament &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;une grève illimitée de &lt;?xml:namespace prefix = st1 /&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la faim. Certains"&gt;la faim. Certains&lt;/st1:personname&gt; de leurs collègues ne comprennent pas le sens de leur geste. C’est la question que pose cet article.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: center" align="center"&gt;&lt;span style="font-size:18;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ffcc00;"&gt;&lt;strong&gt;Doit-on mourir pour un diplôme ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: center" align="center"&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic;font-size:130%;" &gt;Le devoir de « non agression »&lt;/span&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Cette question, qui a une résonance rhétorique, conforte tous ceux qui pensent qu’il ne peut y avoir de réponse que négative. Non ! Pardi Non !&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;On ne doit absolument pas mourir pour un diplôme. C’est absurde ! C’est d’autant plus absurde que ça émane de gens d’un certain niveau : la crème intellectuelle d’une nation, les universitaires, la conscience du pays. Mille fois non ! Il est absurde de mettre sa vie en péril pour une question qui ne concerne pas &lt;st1:personname st="on" productid="LA VIE.  Oui"&gt;LA VIE.&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;Oui&lt;/st1:personname&gt;, ils ont tous les droits de revendiquer ce qu’ils veulent, ces professeurs, &lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;/span&gt;mais ils n’ont pas le droit d’utiliser pour cela n’importe quel moyen&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Voilà le décor planté pour justifier les quolibets de certains et les railleries des&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;autres.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;C’est que dès le départ la question est mal posée. Je la reformule : Doit-on accepter une injustice ? Doit-on tolérer une erreur administrative sous prétexte qu’elle est énorme, qu’elle a trop duré, qu’elle nécessite de la part du fautif trop de « sacrifices » ? Qui oserait répondre par OUI ? Tout au plus peut-on discuter le mot « injustice ». Mais dès qu’on sait que le ministère de l’enseignement a reconnu qu’il y avait bien une erreur et que le débat ne porte plus sur la réalité du préjudice mais sur la manière de le réparer, oublions les railleries et discutons le fond, c’est-à-dire le moyen de lutte.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Réalisme ou justice&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;J’ai remarqué qu’on parle toujours dans les communiqués du ministère d’une « solution pratique, réaliste ». Pragmatisme oblige ! Les communiqués des professeurs parlent eux de « solution juste, légale ». Voila le fond du problème être ou ne pas être « réaliste » ; être ou ne pas être « juste ».&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;S’il fallait être réalistes devant les injustices, le Maroc ne serait pas indépendant.&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;Serions-nous plus malheureux pour autant ? Il n’y aurait plus de guerres sur terre car il suffirait que la force s’installe, qu’elle assure une sécurité, un minimum de bien être pour que tout autre revendication devienne irréaliste.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Je vais oser et j’irai un peu plus loin. Cela permettra peut-être à ceux qui n’aiment pas ce texte de le taxer « d’irréaliste ». Tant pis j’y vais quand même. Pourquoi tant de morts et de souffrance en Palestine ? C’est qu’ils n’ont pas voulu être réalistes. On leur a offert 80% des territoires qu’ils revendiquent et ils ont refusé. Arafat, qui a endossé cette responsabilité, a eu cette réponse formidable à quelqu’un qui ne comprenait pas comment les palestiniens refusent 80% des territoires : « je ne comprends pas pourquoi, répond Arafat, &lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;/span&gt;les israéliens veulent 100% et 20% en plus ».&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;C’est qu’ils sont en position de force, les israéliens. Qui&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;donnerait tort aux palestiniens de ne pas acheter 80% de leur terre avec les 20% qui restent ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Nous sommes dans le même cas de figure. Je pourrais &lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;/span&gt;me montrer réaliste et accepter un dédommagement partiel. Cela n’engage que moi. Je serais un opportuniste qui accepte une injustice moins grave que celle qui prévalait avant. Je n’ai pas résolu le problème, je me suis accommodé des arrangements qui me permettent d’acheter la paix et de mieux rembourser mes dettes. Mais si j’ai le droit d’être cet être là, je n’ai absolument aucun droit de juger ceux qui ne s’accommodent pas des demis mesures. Je peux ne pas partager leur courage et cacher cela derrière un désaccord sur la méthode, mais je n’ai aucun droit de les railler. J’ai pour eux beaucoup de respect et d’admiration.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Il faudrait une fois pour toute arrêter les positions : que ceux qui ne sont pas d’accord avec la méthode aient au moins l’honnêteté de reconnaître que ces collègues ont leurs raisons. Et que pour cette raison, on ne peut que les soutenir, combien même ne partageons-nous pas leur méthode. Il faudrait à un moment ou un autre arrêter de taper toujours sur les mêmes et reconnaître que le problème ne réside pas dans l’attitude de ces collègues mais aussi (&lt;st1:personname st="on" productid="et ￠"&gt;et à&lt;/st1:personname&gt; mon avis surtout) dans les agissements du ministre. Nous avons, par notre appartenance à ce corps de métier, un devoir de solidarité, sinon de « non agression ». Comme l’a dit un responsable politique libanais lors de la dernière agression israélienne contre le Liban : « nous ne vous demandons pas d’être à notre côté. Nous vous demandons de ne pas être contre nous ».&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Une histoire de qualité et non de quantité&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;J’ai été une fois sollicité pour me solidariser avec un collègue&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;victime d’une agression. Cela n’avait rien de professionnel mais c’était parfaitement humain. C’est pourquoi je n’ai pas hésité à répondre à l’appel.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Un autre jour, un collègue m’a avoué qu’il avait parfois honte de compter certains professeurs parmi ses collègues. J’ai trouvé cela un peu excessif. Je pensais que chacun était libre d’être ce qu’il voulait. En quoi ça me dérange qu’un collègue soit mesquin ? Puis, je me suis dit que l’image du métier que je fais, de mon identité donc, est liée aussi aux personnes qui&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;partagent ce métier avec moi. Si les professeurs sont estimés, je suis estimé ; si les professeurs sont considérés, je suis considéré ; si les professeurs sont privilégiés, je suis fier d’être professeur.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Or, j’ai vu des collègues à Rabat dans une situation qui ne m’honore pas. Une dizaine de professeurs universitaires, allongés sur des matelas de fortune, le visage blême et les yeux asséchés&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;par plusieurs jours de grève de &lt;st1:personname st="on" productid="la faim. La"&gt;la faim. La&lt;/st1:personname&gt; voix de ceux qui trouvaient encore en eux la force de crier quelques slogans était cassée. Je me suis senti si petit devant l’immensité de leur sacrifice. Non, je n’étais pas fier d’être professeur.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Il y a parfois des degrés dans la force de &lt;st1:personname st="on" productid="la solidarit￩.  Cela"&gt;la solidarité.&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;Cela&lt;/st1:personname&gt; dépend … suis-je concerné par cette histoire ? Totalement, un peu, pas du tout… ?&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;Mon engagement, malheureusement, ne peut plus être mesuré à ce degré d’implication, car des collègues, qu’ils soient considérés comme courageux ou comme fous, peu importe, mais des collègues universitaires comme moi, des pères (ou mères) de famille comme moi, sont entrain de mettre leur vie en danger un peu pour moi. La valeur des choses n’émane pas toujours de leur quantité ; Ici c’est une question de qualité. Il ne faut pas qu’ils soient des centaines ou des dizaines à observer cette grève de la faim pour que la situation soit considérée comme dramatique. Il suffit qu’il y ait un, un seul professeur, pour que tous les autres, quelque soit leur statut, soient touchés, interpellés.&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;Il ne faut pas que je sois titulaire d’un Doctorat français n’ayant pas « encore » soutenu pour que je sois concerné. Il suffit que je porte ce titre de « professeur universitaire ». Il ne faut pas que je sois de gauche ou de droite, croyant ou athée. Il suffit que je sois un être humain pour que je sois sensibilisé. Que Dieu vienne en aide à ceux qui trouvent au fond d’eux une raison quelconque de réjouissance parce que des collègues à eux souffrent ou, pire, parce qu’ils risquent leur santé et leur vie. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;La question à poser à mon avis n’est pas pourquoi ces professeurs vont si loin dans leurs revendications, mais pourquoi le ministre les y pousse? Pourquoi, lui qui détient la clé de la solution, ne prend pas la décision « juste » et non « réaliste » ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Insouciance ? Carriérisme ? Incapacité ? &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;J’imagine le ministre dans ses réceptions mondaines entre deux canapés au saumon, clamer fièrement devant ses invités, tel un général d’armée, qu’il ne cédera pas quelque soit les coûts « collatéraux ». Quelle force ! Quelle réussite !&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Mais comme l’a dit si bien l’actuel premier ministre espagnol, que des adversaires ont traité &lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;/span&gt;de « trouillard » et de traître pour avoir retiré ses troupes de l’Irak : « C’est en écoutant son peuple qu’on se rend grand !»&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Vous pouvez vous targuer, monsieur le ministre, d’être le premier au monde à avoir poussé les universitaires à une grève de la faim.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Je vous souhaite quand même un bon appétit!&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;Khalil Mgharfaoui&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-3784852719560198608?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/3784852719560198608/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=3784852719560198608' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/3784852719560198608'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/3784852719560198608'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2006/11/doit-on-mourir-pour-un-diplme_18.html' title='Doit-on mourir pour un diplôme?'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-581511221948386732.post-1628084224476058094</id><published>2006-11-18T10:11:00.000Z</published><updated>2007-02-17T06:17:59.278Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Doctorat français'/><title type='text'>Le courage de Sisyphe</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: center" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Le courage de Sisyphe&lt;/span&gt;&lt;?xml:namespace prefix = u1 /&gt;&lt;u1:p&gt;&lt;/u1:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: center" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:22;"&gt;&lt;u1:p&gt;&lt;/u1:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN-BOTTOM: 10pt; LINE-HEIGHT: 112%"&gt;Par &lt;?xml:namespace prefix = st1 /&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="Khalil Mgharfaoui"&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="Khalil Mgharfaoui"&gt;Khalil Mgharfaoui&lt;/st1:personname&gt;&lt;/st1:personname&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Leur apparence tranche avec l’archétype du gréviste. Chemise propre, bien repas&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3500/70985256585496/1600/288596/sisyphe.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" height="219" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger2/3500/70985256585496/320/318583/sisyphe.jpg" width="199" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;sée avec un pantalon &lt;span class="grame"&gt;assorti&lt;/span&gt; élégant et chaussures bien cirées. C’est plutôt un sit-in de cadres, bon chic bon genre, auquel il m’a été donné d’assister et de participer. La quarantaine bien entamée pour &lt;st1:personname st="on" productid="la plupart. Cette"&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la plupart. Cette"&gt;la plupart. Cette&lt;/st1:personname&gt;&lt;/st1:personname&gt; manifestation avait, pour tout cela, quelque chose de pathétique. De quoi s’agit-il ?&lt;br /&gt;Ce sont des professeurs universitaires. Tiens donc ! Une population plutôt réputée privilégiée : bonne situation, bon salaire, bonne image… Pourtant. Eh oui, les connaisseurs vous diront : « non, ce ne sont pas des professeurs, ce sont des enseignants, ou si l’on veut utiliser un euphémisme, disons qu’il s’agit d’enseignant-chercheur ». Quelle différence ? C’est simple, c’est une différence de titre. Le titre est une décoration que l’on porte fièrement en supposant toujours (et en prétendant parfois) qu’elle est acquise après d’âpres combats et faits militaires.&lt;br /&gt;Mais en fait, comment devient-on Docteur ? Il faut simplement soutenir une thèse de Doctorat. Certains lecteurs, que j’identifie sans grande difficulté, sont choqués par ce « simplement ». Qu’ils trouvent ici l’expression de mes excuses les plus sincères. Ce que je voulais dire c’était que le principe était simple et non l’acquisition du titre. Loin s’en faut.&lt;br /&gt;Nos professeurs du sit-in sont tous des docteurs. En tout cas c’est ce qui est marqué sur leur diplôme. Oui, mais la réalité peut s’évaporer devant les « convictions ». Un peu comme en diplomatie, les diplômes ont besoin de « reconnaissance ». Un pays comme le Taiwan peut inonder le monde de ces produits Hi tec, il n’en demeure pas moins vrai que plusieurs pays ne lui reconnaissent aucune existence ; un autre pourrait occuper de vastes territoires de plusieurs pays arabes, rien à faire, il n’existe pas. C’est un peu ce qui arrive à nos malheureux docteurs. Il leur manque un sésame que devrait leur donner leur employeur : l’Etat marocain. N’y voyez aucune intention malveillante de la part de ce dernier, c’est seulement une bêtise, qui à force que le temps passe devient de plus en plus difficile à corriger.&lt;br /&gt;Le Maroc qui, par manque d’imagination ou au contraire par une sorte d’ingéniosité unique en son genre, suit au pas la France dans tout ce qu’elle entreprend (souvent avec quelques années de décalage) le Maroc, disais-je, avait un système universitaire, tout comme la France, avec deux diplômes supérieurs : le DES (diplôme des études supérieures) appelé aussi Doctorat du troisième cycle, et le Doctorat, appelé pompeusement Doctorat d’Etat. La différence entre les deux est en théorie académique, mais en théorie seulement car tout le monde sait que le titre n’est pas une garantie de &lt;st1:personname st="on" productid="la qualité. Sur"&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la qualité. Sur"&gt;la qualité. Sur&lt;/st1:personname&gt;&lt;/st1:personname&gt; ce point l’accord, me semble-t-il, est total. D’ailleurs, c’est sur cette question de « valeur » que certains voudraient appuyer leur explication a posteriori d’une décision qui n’était au départ qu’un manque de responsabilité. Nous y reviendrons.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Toujours est-il que le Maroc était plus ou moins tranquille avec cette configuration d’un système qui paraissait immuable. Le reste de l’Europe et l’Amérique vivaient sous un autre régime : le régime du doctorat unique. La logique était donc la suivante : le &lt;span class="spelle"&gt;PhD&lt;/span&gt; étant le plus haut diplôme délivré par les pays anglo-saxons, son équivalent en France (et donc par ricochet au Maroc) était le plus haut diplôme que délivraient les universités de ce pays.&lt;br /&gt;Mais voilà qu’un jour, cette chère France décide d’harmoniser ses diplômes avec ceux du reste du monde. Fini le système binaire, les universités françaises ne délivrent plus qu’un seul « haut » diplôme qu’elle appellera Doctorat (logique, il n’y a plus de risque de confusion). C’est vrai qu’au début, lorsqu’il y avait encore des étudiants inscrits sous l’ancien régime, on a appelé ce Doctorat, Doctorat d’Université (comme s’il existait d’autres instances délivrant ce diplôme).&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Comme chaque fois que le système change, les suiveurs sont ébranlés, déstabilisés, embarrassés. En effet, un suiveur est par définition quelqu’un qui ne crée rien, il ne conçoit rien, il s’aligne. A la bonne heure ! Nos suiveurs vont suivre. Pensez-vous ! Ils hésitent car ils sont lestés de lourdeur administrative et de méfiance maladive. Que faire ? C’est alors qu’une « lumière » administrative jaillit d’un sombre bureau à Rabat. Quand on ne peut pas faire autrement en sort la sacro sainte question de souveraineté. Nous sommes tellement complexés par notre manque d’imagination et par notre suivisme aveugle qu’il suffise qu’on soit ainsi mis à découvert pour sortir les grands slogans. Et la question devient « nationale », « fierté », « honneur », etc. Et puis, parlons de ce Nouveau Doctorat : c’est forcément quelque chose d’intermédiaire entre le Doctorat D’Etat et le Doctorat de 3&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; cycle. Pourquoi ? Mais parce que ça ne peut pas être le Doctorat d’Etat, auquel cas la France n’aurait pas changé de nom. Oui, ce n’est donc pas non plus un doctorat de 3&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; cycle pour la même raison ? Bof ! Peut-être !&lt;br /&gt;Dans des cas pareils, notre système à développer des anticorps qui ont démontré depuis longtemps leur efficacité : « &lt;span class="spelle"&gt;wait&lt;/span&gt; &lt;span class="spelle"&gt;and&lt;/span&gt; &lt;span class="spelle"&gt;see&lt;/span&gt; ». Attendons. Politique du pourrissement. Gardons donc &lt;span class="grame"&gt;notre système binaire et traitons&lt;/span&gt; au cas par cas.&lt;br /&gt;Les titulaires de cette nouvelle thèse commencent à débarquer au Maroc et le ministère semble découvrir la réalité de ces étudiants dont il a portant financé les études pour la majorité d’entre eux. C’est ce qu’on pourrait appeler : un manque de vision. Ça donne aussi la mesure de l’efficacité de l’administration. Peut-être qu’on s’attendait à ce qu’ils ne reviennent pas, ou peut-être qu’on espérait que la France revienne sur sa décision du Doctorat unique. Comment savoir ce qui se passait alors dans l’esprit des administrateurs de l’enseignement supérieur ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;u1:p&gt;&lt;/u1:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Logiquement trois options se présentaient :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Reconnaître que ce nouveau Doctorat Français, étant le plus haut diplôme que délivrent les universités françaises, est l’équivalent du plus haut diplôme des universités marocaines. C’est en tout cas comme cela que les français et le reste du monde le conçoivent. C’est généreux de notre part de reconnaître aux universités de l’hexagone une certaine légitimité à former leurs étudiants aussi bien que nous. Quand même ! &lt;span class="grame"&gt;la&lt;/span&gt; France a une place scientifique et économique mondialement reconnue et honorable. Elle mérite cette équivalence. Par modestie, nous n’avons même pas à nous poser cette question. Nous, dont l’enseignement supérieur patauge dans les problèmes, nous, dont la recherche vivote sous perfusion des aides venues pour l’essentiel de la France, et bien nous, fiers de décider par nous même, pouvons nous décréter que le Doctorat français est scientifiquement, académiquement et administrativement moins prestigieux que notre Doctorat d’Etat, qu’il n’en a pas la valeur ? Nous en sommes capables, car dans ces cas là, des décisions de « souveraineté » ne souffrent aucune logique et ne craignent surtout pas le ridicule.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;La deuxième solution consisterait à faire quelques concessions. Ni l’un, ni l’autre mais quelque chose d’hybride, d’intermédiaire. Solution conciliante. Ça ne vaut pas notre Doctorat d’Etat, mais allez soyons généreux ça pourrait être plus que notre 3&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; cycle.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Enfin, la troisième solution, celle à laquelle on n’ose même pas penser quand on a un peu de bon sens. Quoi ? &lt;span class="grame"&gt;la&lt;/span&gt; quatrième puissance mondiale, pays dont nous dépendons de tout point de vue, ne serait capable de délivrer à ses étudiants que l’équivalent de notre diplôme de 3&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; cycle ? C’est comme si la France, avec une stupidité déconcertante, avait décidé un jour d’éliminer le Doctorat d’Etat et de garder, peut-être par modestie ou par peur du mauvais œil, le doctorat du 3&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; cycle. On pourrait en rire, mais croyez-moi, il y a des personnes ici qui en sont convaincues. C’est à se demander comment nous n’avons pas encore eu de prix noble. En tout cas, s’il y en avait un pour récompenser la bêtise, je pense que nous l’aurions gagné.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Imaginez donc que c’est bien cette dernière décision qui a été prise. Mais sans courage, sans jamais être assumée, cachée sous le provisoire qui dure. En attendant qu’un ministre ait le courage d’assumer. Oubliant peut-être qu’un ministre qui n’assume pas ses responsabilités, n’en assume pas moins la responsabilité d’une telle forfaiture.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Situation cocasse en réalité, car ceux qui ont eu le Doctorat Français se trouvaient assimilés à ceux qui n’en avaient pas. Là bas, dans ce fameux bureau à Rabat, une instance administrative (peut-être académique mais ce n’est pas sûr) décida que ce fameux Doctorat ne vaut que des cacahuètes. Heureusement que le ridicule ne tue pas. Venons en maintenant à une autre aberration &lt;span class="grame"&gt;: par&lt;/span&gt; sa décision, non assumée, cette instance du provisoire, a décidé que la France était le dernier des derniers en terme de diplômes universitaires dans le monde. Car, faut-il le rappeler, la valeur de notre Doctorat d’Etat national n’est « supérieur » à aucun autre Doctorat dans le monde à part le doctorat français. Non, quand même, on n’allait pas se ridiculiser « totalement ». Notre diplôme national a la même valeur que celui de la Belgique, de l’Allemagne de l’Italie, ou de l’Espagne, peut-être même de l’Albanie et demain du Cap vert si ça se trouve. Mais la France, la France… NON. Nous ne dénigrons pas les diplômes de ces pays, nous disons seulement qu’il y a de fortes chances pour que la France puisse être aussi bien qu’eux. Ce n’est pas le point de vue de Rabat. Notre prestigieux Doctorat est l’équivalent de tous les Doctorat du monde SAUF celui de &lt;st1:personname st="on" productid="la France. Allez"&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la France. Allez"&gt;la France. Allez&lt;/st1:personname&gt;&lt;/st1:personname&gt; savoir pourquoi ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Un étudiant qui a fait ses études en France et qui a eu l’intelligence de présenter sa thèse devant une université Belge à quelques kilomètres de l’université française où il a étudié, a l’équivalence du Doctorat d’Etat, contrairement à son camarade resté en France. Vous parlez d’une déveine ! Ils ont pourtant travaillé tous les deux avec les mêmes professeurs français, consulter les mêmes documents, fréquenter les mêmes bibliothèques… mais la France ce n’est pas la Belgique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;C’est tellement gros que nos administrateurs laissent les choses dans le flou, en attendant. En attendant quoi ? Que les titulaires de ce fameux Doctorat meurent de leur belle mort ? Qu’ils se résignent ? Après 20 ans d’attente ? Ils ne sont pas loin d’avoir vu juste, s’il n’y avait encore ces quelques « gaulois » qui résistent toujours et encore et qui ont réussit à entretenir la flamme d’un combat inégal avec la stupidité et la rigidité administrative. Après 20 ans d’attente le provisoire devient problème. Et nos docteurs sans « reconnaissance » entament un sit-in devant le ministère.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Entre temps, et dix ans après la France, le Maroc qui avait pourtant le meilleur diplôme au monde, se résigne à se contenter d’un Doctorat appelé National. Tiens donc ! Pourquoi passons-nous de « Etat » à « National ». Fierté nationale ? Pensez-vous. C’est plus une opposition à méditer entre deux dénominations : le Doctorat d’Etat rehaussé dans son prestige car désormais inaccessible (toutes les générations à venir ne pourrait plus égaler nos Docteurs d’Etat d’aujourd’hui car personne n’aura plus ce titre) et le Doctorat National moins prestigieux car seulement national. Prétendre le contraire pourrait être assimilé à un acte subversif contre l’autorité de l’Etat.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Voilà donc le problème de nos Docteurs professeurs. Ce matin là, ils étaient plusieurs centaines à scander des slogans &lt;st1:personname st="on" productid="et à"&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="et à"&gt;et à&lt;/st1:personname&gt;&lt;/st1:personname&gt; taper dans leurs mains. Quelques banderoles rappelaient leurs revendications : être reconnus dans leur titre comme leurs collègues titulaires des &lt;span class="spelle"&gt;PhD&lt;/span&gt;. Peut-être est-ce dû à la nature des grévistes, mais quelque chose d’atypique était encore perceptible dans cette manifestation pas comme les autres. Pas de policiers visibles, aucun responsable administratif n’est sorti du bâtiment du ministère ne serait-ce que par curiosité, par tactique, pour communiquer, vociférer,… non rien. Un silence étrange répondait aux slogans. Peut-être qu’on leur faisait confiance. Ils ne casseront rien. Ils ne dépasseront pas les limites. Peut-être que les responsables étaient tourmentés par leur conscience. Je me surprends à rêver. Est-ce un vocable politiquement correcte, la conscience, quand on a passé des années dans l’opposition à vendre des paroles traduites avec beaucoup d’éloquence et qui avaient la musicalité des revendications justes : justice contre injustice ; égalité, démocratie… Et puis le Pouvoir. Si dur de ne pas être réaliste : la conjoncture, les équilibres macro, micro mini micro économiques.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Le plus étrange est peut-être dans les réponses que le ministère de tutelle à apporter depuis 20 ans aux revendications de ces Docteurs ou assimilés. Il y en a eu plusieurs en fait. La première réponse était l’ignorance : ils finiraient bien par se résigner et accepter le titre et le cadre dans lequel on les a versés « provisoirement ». Puis vint le temps de &lt;st1:personname st="on" productid="la bonification. Voilà"&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la bonification. Voilà"&gt;la bonification. Voilà&lt;/st1:personname&gt;&lt;/st1:personname&gt; un terme barbare qui mériterait d’être médité et analysé. Que veut dire bonification ? C’est un peu une récompense pour « bonne conduite ». En soi une aberration symptomatique de la mentalité administrative. Je vous récompense pour que vous acceptiez mon erreur ; voilà &lt;st1:personname st="on" productid="la logique. L"&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la logique. L"&gt;la logique. L&lt;/st1:personname&gt;&lt;/st1:personname&gt;’administration reconnaît implicitement que le titre accordé à ces professeurs ne correspond pas à leur « valeur » (ou pour être juste : à la valeur de leur diplôme. Nuance !). Mais dans son arrogance d’Administration infaillible, elle demandait à ce que ces personnes acceptent l’erreur et reçoivent en conséquence quelques &lt;span class="grame"&gt;menus&lt;/span&gt; avantages. Pourquoi pas TOUS les avantages ? Parce que l’Administration ne se trompe JAMAIS complètement. &lt;span class="grame"&gt;Ou&lt;/span&gt; du moins ne devrait jamais le reconnaître. Cela risquerait d’entamer sa crédibilité. Ne vous en fait pas messieurs votre crédibilité est de notoriété publique. Alors en quoi consiste cette « bonification » ? Ces professeurs gagneraient six ans d’ancienneté. La question qui me taraude est de comprendre le sens de ce chiffre ? Pourquoi Six ans et pas dix ans ? Pourquoi pas moins ? Il y a certainement une logique ésotérique derrière ce chiffre. Mais la proposition à quelque chose d’indécent. D’ailleurs on n’a pas demandé l’avis des concernés. L’Etat faisait déjà trop de concessions pour croire que ces professeurs aient quoi que ce soit à dire ou qu’ils puissent refuser son offre généreuse. Un cadeau ne se refuse pas. Ils ont même été jalousés par les autres collègues qui n’ont rien à revendiquer. En 1997, le Maroc ayant changé de système, et la tension n’ayant que partiellement baissée (ces satanés professeurs, jamais satisfaits des demi-mesures !), le gouvernement fait la promesse de revoir sa copie, de constituer une commission qui se réunira, discutera, négociera, etc. une solution « acceptable » pour toutes les parties. Entendez par la, l’Etat fautif et les professeurs victimes. David contre Goliath en quelque sorte. En fait « acceptable » pour l’Etat signifie qu’il est hors de question qu’il reconnaisse à ces enseignants leur plein droit. Pourquoi ? Parce que c’est trop demandé. Ok, il y a eu erreur, mais il ne faut pas exagérer.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Jouons alors &lt;st1:personname st="on" productid="la division. Une"&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la division. Une"&gt;la division. Une&lt;/st1:personname&gt;&lt;/st1:personname&gt; stratégie ancienne et efficace. Efficace car elle se base sur ce que l’être humain a de plus vil, de plus bas. Jugez par vous-même : vous demander à un professeur, non concerné par cette histoire, peu importe qu’il ait un grade supérieur ou inférieur, que pensez-vous des revendications des professeurs titulaires du Doctorat français ? Que va-t-il répondre ? Je n’ai pas fait de sondage, mais comme être titulaire d’un doctorat français ne s’accompagne d’aucun signe extérieur visible, il m’a été donné d’assister, en spectateur passif, à quelques discussions de collègues. L’air grave, parfois indignés comme si on avait touché à &lt;span class="grame"&gt;quelques principes sacrés&lt;/span&gt;, ils répétaient plusieurs fois « mais ...c’est du n’importe quoi ? » « Ça va pas ? ». Et les arguments suivent, boiteux, piteux, mesquins, … mais qui s’en souci ? Dans l’euphorie de l’indignation collective on se resserre les uns contre les autres et on essaye de se convaincre que « c’est du n’importe quoi! ». Comment pouvez-vous juger ? Et là les gestes deviennent larges, assurés, d’une amplitude qui remplirait toute la salle : mais on les connaît. « Sincèrement X mérite un Doctorat ? Il n’a jamais …. » &lt;span class="grame"&gt;suit&lt;/span&gt; une liste de noms qu’on présentent sous des qualificatifs tellement peu élogieux qu’on se demandent comment ils sont encore acceptés dans nos universités en tant que professeurs. Voilà donc le premier argument. Ce n’est pas la valeur du diplôme mais des personnes qui l’ont qui &lt;span class="grame"&gt;serait&lt;/span&gt; donc en question. A la bonheur ! Définissons des critères précis, mesurables et voyons si c’est vrai ou pas. Un nombre important de ces personnes a réussi à soutenir un autre Doctorat. Bien entendu on pourrait là aussi sortir d’autres arguments : complaisance, complicité, copinage… etc. On ne s’en sortira jamais. D’ailleurs, pour être tout à fait juste, il faudrait aussi dire qu’il m’a été donné d’assister à des discussions aussi « infâmes » sur la valeur des doctorats d’Etat. C’est la politique de &lt;st1:personname st="on" productid="la division. Il"&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la division. Il"&gt;la division. Il&lt;/st1:personname&gt;&lt;/st1:personname&gt; est temps de comprendre que mes revendications, mon bonheur, ma vie ne se mesure pas à l’aune des malheurs des autres.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Mais revenons à nos administrateurs de Rabat qui sont entrain de jubiler à l’idée d’une zizanie généralisée qui les laisserait s’occuper de leurs petites affaires. Tiens ! L’autre jour sur le journal &lt;em&gt;Le Matin&lt;/em&gt;, j’ai eu le plaisir de lire la plus stupide réflexion qui soit donné à un « haut » responsable de formuler. En parlant au journaliste du Sit-in des enseignants titulaire du Doctorat français ce Monsieur pensait les ridiculiser en avançant en substance que ces professeurs sont là pour des considérations pécuniaires. Quelle trouvaille géniale! Car ce Monsieur, quand il perçoit son salaire à la fin du mois il rend la monnaie à l’Etat : « non merci je n’ai pas besoin de tout cela. Moi je travaille pour des considérations « non pécuniaires » ». Sincèrement, je pensais qu’on oubliait ce genre d’idée quand on quitte le collège et ses dissertations se terminant par une belle phrase du genre « Qu’il est beau le printemps ! ». Monsieur, je porte à votre connaissance que partout dans le monde, les revendications syndicales portent à 90% des cas sur ces questions « bassement » matérialistes. C’est &lt;st1:personname st="on" productid="la vie. Je"&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la vie. Je"&gt;la vie. Je&lt;/st1:personname&gt;&lt;/st1:personname&gt; n’ai donc aucune honte à affirmer haut et fort que ma &lt;span class="grame"&gt;revendication est&lt;/span&gt; aussi pécuniaire. Elle le serait même exclusivement que je n’en aurais pas honte. Mais si vous le voulez, on ira ensemble après construire des châteaux de sables sur &lt;st1:personname st="on" productid="la plage. L"&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la plage. L"&gt;la plage. L&lt;/st1:personname&gt;&lt;/st1:personname&gt;’autre sornette à consister à dire qu’un tribunal à juger que le Doctorat français est l’équivalent du DES. Là je suis tombé à &lt;st1:personname st="on" productid="la renverse. Non"&gt;&lt;st1:personname st="on" productid="la renverse. Non"&gt;la renverse. Non&lt;/st1:personname&gt;&lt;/st1:personname&gt; pas parce que l’information est fausse (elle l’est bien sûr) mais parce que je n’arrive pas à imaginer notre administration dans l’habit du bon samaritain. Voilà une administration forte d’une décision de justice mais qui, dans son incommensurable bienveillance, la délaisse et prend partie de ceux qui ont perdu le procès contre elle. Non, je suis désolé, il faut faire un effort pour comprendre cela. Le ministère a, selon ce monsieur, gagner son procès mais il discute encore, fait des concessions, fait des promesses, reconnaît même son erreur contre la décision de justice. Nous sommes au paradis et encore ! Désolé Monsieur, mais j’ai comme l’impression que vous ne mesurez pas le sens des mots que vous proférez. Je pourrais comprendre qu’être devant un journaliste est parfois une situation délicate. Il faut répondre n’importe quoi pour ne pas être taxé d’ignorant. Je ne sais pas ce que pense de vous le journaliste, mais je peux vous assurer que ce que pensent de vous certains enseignants ne vous flatterait nullement.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Enfin, je conviens que cette histoire est tristement banale dans un pays où d'autres injustices graves ont été commises. J’espère que celle là sera réglée de mon vivant. Je crains que les administrateurs de l’enseignement supérieur ne conçoivent ce dossier que d’un point de vue « administratif ». Je pense que c’est une erreur monumentale quand on prétend s’occuper des ressources humaines. Cette gestion administrative « fonctionnarise » nos facultés. Vous prenez un jeune diplômé. Il est enthousiaste, fier de travailler il voudrait changer le monde, créer, innover. Au lieu de le valoriser et l’encourager on lui demande de passer la première année de son travail à « régler » sa situation administrative. Il n’est pas payé (et comme il ne partage pas les mêmes convictions que notre fameux fonctionnaire de Rabat) cela lui pose problème. Il doit probablement travailler ailleurs le temps de « régulariser » sa situation. Il en bave tellement qu’il finit par croire que sa mission se termine quand il est intégré dans la fonction publique. Au suivant. Voilà pourquoi je pense que la même logique amènera les mêmes conséquences. Vouloir construire quoi que ce soit sur des solutions bricolées s’est faire preuve de courte de vue. &lt;span class="grame"&gt;Personne ne se satisfait&lt;/span&gt; de demi mesures s’il a la conviction d’avoir subit une injustice. Comment voulez-vous que des enseignants portent avec enthousiasme l’étendard de la réforme quand ils gardent au fond d’eux le sentiment d’une injustice ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;L’histoire est pourtant simple : ces professeurs demandent à ce que leur situation soit régularisée dans le cadre de la loi sous laquelle ils ont été recrutés (1975). Ils devraient donc être considérés comme Professeur d’Enseignement Supérieur après quatre &lt;span class="grame"&gt;ans&lt;/span&gt; d’ancienneté à partir de leur date de recrutement. Et que ceux qui pensent que la loi de 1997 est meilleure parce que plus récente, sachent que les lois à venir seraient certainement plus « récentes », pourquoi ne pas attendre celles-là ? Il ne s’agit pas d’un caprice de personnes gâtées. Il s’agit d’une injustice que tout le monde reconnaît comme tel. Même l’Etat le reconnaît. Y a-t-il prescription aussi dans des cas pareils ? Faudrait-il partager avec l’Etat son erreur ? Faire d’autres sacrifices par réalisme ? Ce n’étaient que des questions rhétoriques.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN-BOTTOM: 10pt; LINE-HEIGHT: 112%"&gt;Je ris intérieurement aux propos de certains de mes collègues quand ils auront lu ce texte. Sachez que je n’aurais jamais osé l’écrire s’il n’y avait ce sit-in à Rabat des docteurs grévistes, si dignes et fiers. Meurtris par l’injustice, mais convaincus de la justesse de leur cause, ils ont le courage de Sisyphe. Bravo!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/581511221948386732-1628084224476058094?l=khalil-mgharfaoui.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/feeds/1628084224476058094/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=581511221948386732&amp;postID=1628084224476058094' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/1628084224476058094'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/581511221948386732/posts/default/1628084224476058094'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://khalil-mgharfaoui.blogspot.com/2006/11/le-courage-de-sisyphe.html' title='Le courage de Sisyphe'/><author><name>Khalil Mgharfaoui</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17750269220112958787</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
